Illimité n°283 décembre 2018
Illimité n°283 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 126 Mo

  • Dans ce numéro : en vert et contre tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 – Décryptage Par Romain Thoral Photos DR Bumblebee Sortie le 26 décembre. – Sacrés jouets Comment opérer le grand rafraîchissement nécessaire à la franchise Transformers ? En se recentrant sur les moins de 15 ans décrète Bumblebee, prequel en forme de cure de jouvence. On peut penser ce qu’on veut de Michael Bay, mais force est de constater qu’il n’a pas d’équivalent pour faire dérailler les franchises hollywoodiennes les plus calibrées et les ramener dans le giron de sa folie. Le premier Bad Boys était un tout petit buddy movie de série, nerveux et sans prétention ? Le second devenait une symphonie heavy metal transgressive et abrasive s’étalant sur plus de deux heures trente. Une hallucination totale, même quinze ans plus tard. Le premier Transformers, lui, était un projet clé en main offert par le grand parrain rain Steven Spielberg  : dans l’esprit, il s’agissait ssait de « ressusciter l’esprit des films Amblin des années 80 », des objets efficaces et teintés de merveilleux à destination des préados. Bay s’était acquitté de la commande avec un vrai savoir-faire et un respect absolu du cahier des charges. À tel point que Spielberg lui avait ensuite laissé les coudées franches pour la suite de la série. C’est précisément là que la licence s’était mise à dérailler sévère, noyée dans un trop-plein (de gags, d’action, de personnages). Un principe de surchauffe qui avait fini, après un cinquième épisode particulièrement éreintant, par assommer tout le monde et avait éloigné pour de bon les premiers spectateurs de Transformers  : les enfants. C’est là qu’entre en scène Travis Knight, patron du studio d’animation Laïka et réalisateur du sensationnel Kubo et l’armure magique, dont la mission pour relancer la marque sera la suivante  : « ressusciter l’esprit des films Amblin des années 80 ». Encore ? Eh oui. Une ambition d’autant plus clairement exprimée cette fois que le film sera un prequel se déroulant justement dans les années 80. Il y aura donc beaucoup de références, comme de coutume, aux films de John Hughes et aux chansons des Smiths dans Bumblebee, mais il y aura surtout un personnage d’ado mal dans sa peau (l’exceptionnelle Hailee Steinfeld, la gamine de True Grit) censé faire le lien entre ce qui se passe à l’écran et le public visé. Il y aura aussi plus de gags bon enfant (puisque c’est le Transformer burlesque Bumblebee qui prend le leadership), d’action dans les clous (Knight sait découper sagement, rien à voir avec le magma furieux de Bay) et de robots programmés pour finir sous le sapin, puisque c’est la saison. Ajoutez à cela le catcheur sympa John Cena et vous êtes à peu près sûrs de faire un tabac dans toutes les cours de récré. C’est donc le retour au bercail logique d’une licence adaptée, on le rappelle, d’une série de jouets – et qui était devenue par la suite un dessin animé. En rendant les voitures-robots à leur premier public, Travis Knight reconnecte avec l’ADN originel des Autobots. Transformers est redevenu une affaire de gosses et aurait toujours dû le rester.
– Et Dieu créa Freya Par Alex Vandevorst Photo RC Portrait – 23 Dans L’Empereur de Paris, c’est Annette, son personnage, qui prend en charge tout le discours féministe de cet univers de blockbuster hyper masculin. « C’est une fille de la rue, elle représente l’esprit de l’époque. C’est une grande gueule, avec un avis politique et l’envie de le crier. C’est ça qu’on veut  : des personnages féminins complexes, avec des choses à dire. » Freya Mavor, dont la carrière franco-britannique se développe depuis huit ans, a déjà dit des trucs intéressants dans des projets aussi différents que la série culte Skins, ou Casting(s) de Pierre Niney. Avec L’Empereur ce mois-ci et Il était une seconde fois, une mini-série Arte de Guillaume Nicloux en janvier, nul doute que Freya va frayer. L’Empereur de Paris Sortie le 19 décembre.



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