Illimité n°283 décembre 2018
Illimité n°283 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 126 Mo

  • Dans ce numéro : en vert et contre tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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16 – Décryptage Par Michaël Patin Photos DR – Miraï, ma petite sœur est-il le film de Noël ? Pas un hasard si le film d’animation Miraï, ma petite sœur sort chez nous un 26 décembre. Même si l’histoire ne se déroule pas à Noël, il coche toutes les cases pour faire un carton à cette période de l’année. La preuve par 5. Un film d’auteur familial « Au Japon, Miraï a été marketé comme un divertissement familial, distribué en salle pour les vacances d’été », nous a confié le réalisateur Mamoru Hosoda. Cet ADN populaire, obligatoire dans l’industrie du manga animé, cache aussi un film d’auteur, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, où Hosoda puise dans sa propre expérience (la naissance de sa fille, la jalousie de son fils) pour traiter de sujets universels (filiation et transmission). Cette sortie décalée au 26 décembre rappelle qu’il s’adresse aussi bien aux petits qu’aux grands. Le critère n°1 d’un bon « film de Noël ». Un film à hauteur d’enfant Phénomène unique à Noël  : au pied du sapin comme au guichet des cinémas, ce sont les enfants qui décident. Miraï vise juste en nous projetant dans la tête de Kun, un garçon de quatre ans qui voit sa vie chamboulée à la naissance de sa sœur. L’astuce  : le décor principal (l’étonnante maison familiale) a été conçu d’après les dimensions du héros. « C’est une maison à plusieurs niveaux, délimités par des escaliers, et chacun correspond à la taille de Kun, environ 100 cm. Un tout petit monde qui contient en réduction la vie dans son ensemble. » Retomber en enfance n’est donc qu’une affaire de perspective. Miraï, ma petite sœur Sortie le 26 décembre. Un parfum de nostalgie Un petit Jésus nommé Miraï Traditionnellement, Noël est le jour de la Nativité. Dans Miraï, l’arrivée de la petite sœur fait l’objet d’une séquence immaculée, où l’animation est mise à profit pour reproduire les émotions uniques que procure un être naissant. « Les bébés ont une présence particulière en raison de leur grande fragilité. Je voulais faire ressentir cela par l’image plutôt que par le dialogue, avec une ligne très claire et une attention aux postures inconscientes des nourrissons. » Le miracle de la naissance en quelques divins coups de crayon. Noël est un moment propice à la nostalgie  : on ressort les mêmes décorations, on mange la même dinde aux marrons et on revoit les mêmes films-doudous. Hosoda aussi a pris soin de réviser ses classiques. « J’ai beaucoup pensé à Mon voisin Totoro, dont l’héroïne aussi a quatre ans. J’avais le storyboard de Miyazaki sur mon bureau et je le regardais de temps en temps pour étudier sa mise en scène. » Ses codes graphiques peuvent aussi rappeler Takahata (Pompoko) et même des séries générationnelles comme Sailor Moon ou Digimon, dont Hosoda a réalisé des épisodes à ses débuts. Il y aura de la madeleine à Noël. Une croyance en la magie « La magie de Noël »  : on a tellement entendu cette expression qu’on a fini par y croire… Dans Miraï, le merveilleux surgit au cœur du quotidien. Dans le jardin familial, Kun s’échappe dans un monde parallèle où son chien est un prince, où les trains prennent vie et où l’on peut voler au-dessus de la ville. Il y rencontrera son grand-père jeune, sa mère adolescente et sa petite sœur devenue femme, pour apprendre enfin quelle est sa place dans la famille… et accepter cette gamine envahissante. Pas de film de Noël sans happy end.



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