Illimité n°283 décembre 2018
Illimité n°283 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 126 Mo

  • Dans ce numéro : en vert et contre tous.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 – Décryptage Par François Rieux Photos DR Rémi sans famille Sortie le 12 décembre. – Rémi en son royaume Qui a pu oublier Rémi sans famille, dessin animé stupéfiant qui a traumatisé la génération Club Dorothée ? L’histoire de cet enfant des rues fait peau neuve dans une nouvelle adaptation ciné qui revient aux sources du roman original. Et fait toujours pleurer. France, début des années 80. Les bambins élevés dans la religion cathodique découvrent une flopée de dessins animés en provenance du Japon. Parmi eux, Rémi sans famille, une adaptation du roman de l’écrivain français Hector Malot déroulant l’itinéraire désespéré et brutal d’un garçonnet abandonné par ses parents adoptifs et devenant artiste de rue sous la houlette d’un mentor au passé trouble, Vitalis. On est loin de Candy et de sa folie rose bonbon. Ici, la Faucheuse plane constamment au-dessus du jeune Rémi, qui arpente un chemin de croix. « Comme beaucoup de spectateurs à l’époque, j’ai des souvenirs glaçants du dessin animé avec son climat cruel et anxiogène », explique Antoine Blossier, réalisateur de l’adaptation live, et française, cuvée 2018. « Chez les Japonais, l’animation n’est pas forcément destinée au jeune public et leur adaptation est un tunnel de morts laissant entrevoir peu d’espoir… D’où mes réticences au départ pour l’adapter. » Difficile de ranger Rémi sans famille et son fatalisme morbide dans une case, encore plus avec le trauma laissé par le dessin animé sur plusieurs générations d’enfants. Quelle place un projet aussi singulier peut bien trouver dans le paysage cinéma français actuel ? D’habitude frileux devant les projets trop sombres pour fédérer le public, et en particulier la famille, les argentiers locaux se sont pourtant rangés du côté du cinéaste. « J’ai proposé aux producteurs un film de UNE MAISON DE FOUS La série d’animation était l’un des premiers cartons de la société Madhouse, qui deviendra au début des années 90 l’un des grands pourvoyeurs de chefs-d’œuvre officiels de l’anime japonaise comme Ninja Scroll, Perfect Blue ou La Traversée du temps. patrimoine à la sauce Disney des années 30 et destiné au public du Seigneur des anneaux… Ils ont tout de suite été emballés car, au final, Vitalis et Rémi ce sont un peu Gandalf et Frodon ! » Une fois le projet vendu dans un packaging aussi ambitieux, il fallait qu’Antoine Blossier garde le cap de sa direction artistique. Pas question pour lui de tourner au rabais en Roumanie  : il privilégiera plutôt les décors naturels, et plus onéreux, du Sud-Ouest dont certains rappellent ceux de l’univers de Tolkien. Il fallait ensuite balayer les souvenirs du dessin animé japonais en revenant aux sources de l’œuvre d’Hector Malot. « Connaissant ma passion pour les contes populaires, mon épouse m’a incité à lire le roman original car elle savait qu’il me guiderait mieux dans ma création. Je vois l’histoire de Malot comme un mélange entre Spielberg et Burton, un monde merveilleux et terrifiant dans lequel un jeune héros se construit face à l’adversité. » Fini les brimades, la violence gratuite et les scèneschocs. Cette adaptation de Rémi sans famille enterre le traumatisme laissé par son aîné animé au profit d’un divertissement familial alternant aventure épique et émotion pure. Dans son périple, le petit gamin trouve dans ses nouveaux compagnons une famille de substitution et la figure du père aimant en la présence de Vitalis. L’ancien maestro le pousse à combattre ses peurs pour atteindre son rêve  : devenir chanteur. Sur les sentiers de la gloire, Rémi est d’ores et déjà prêt à conquérir un nouveau public.
LIGHT CHASER ANIMATION ET KMBO PRÉSENTENT Un film de Gary Wang/oscaretlemondedeschats # oscaretlemondedeschats



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