Illimité n°282 novembre 2018
Illimité n°282 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 154 Mo

  • Dans ce numéro : langue vivante.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 – Décryptage Interview Par Anouk Par Alex Féral Vandevorst Photos DR Photo & RC DR – Herbe Fraîche Trois ans après avoir raconté la trajectoire de ses parents dans le joli Nous trois ou rien, Kheiron s’envisage cette fois en éducateur au grand cœur, façon Pause-Café des temps modernes, dans le très feel good Mauvaises herbes. Nous trois ou rien, ton premier film, était un récit autobiographique autour de ton histoire familiale. Cette fois, tu es dans le registre de la pure fiction. C’était forcément plus compliqué ? — En fait, je suis quand même parti d’une expérience personnelle  : mon expérience d’éducateur un peu dépassé. Tout le reste est inventé – contrairement au précédent où TOUT était vrai. Je tenais à rester dans la fiction pure, je voulais montrer que je pouvais raconter autre chose que ma vie dans mes films. Oui, mais rien ne t’obligeait non plus à réaliser un second film. Ton métier principal, c’est la scène après tout. C’est le succès du précédent qui t’a poussé à persévérer dans le métier ? — Non, c’est l’expérience de Nous trois ou rien  : je me suis rendu compte que j’adorais ça, en fait, fabriquer des films. Ce n’était donc pas une vocation de devenir cinéaste ? — Non. Quand tu es humoriste et que tes spectacles marchent, tu as pas mal la cote avec les producteurs de cinéma. La comédie, c’est le genre roi ici, c’est pas un scoop. Donc on vient te voir en te proposant des rôles ou carrément en te proposant d’écrire un film. Les mecs se disent que rien qu’avec ton public Mauvaises herbes Sortie le 21 novembre. de base tu peux ramener 300 000 spectateurs en salle. Si le casting est pas mal, on passe à 500. Si la promo est bonne, 700, etc. Bref, c’est pas très risqué d’embaucher des humoristes pour faire des films. Quand on m’a proposé d’écrire et de réaliser, j’ai tout de suite pensé à l’histoire de mes parents. Mais à ce momentlà, j’avais vu au maximum trente films dans ma vie. Je n’exagère pas. J’avais vu E.T., Le Seigneur des anneaux, un Star Wars sur deux… C’est pas une vanne. Trente films, maximum. J’ai appris sur le tas, donc. Est-ce que dans les trente films que tu avais vus, il y en avait un avec Catherine Deneuve, la superstar « C’est un film sur la deuxième chance. » iconique de Mauvaises herbes ? — Non ! Mais depuis la sortie de Nous trois ou rien, je bouffe des films en salle comme un dingue. Donc j’ai découvert Catherine dans La Tête haute et j’ai tout de suite pensé à elle pour interpréter ma Monique  : il me fallait une icône que je voulais voir évoluer dans un contre-emploi. Je trouvais ça marrant de voir la grande Catherine éplucher des patates dans une petite cuisine de HLM. (Rires.) Le film est construit en deux temps  : d’un côté toi et des mômes en difficulté qui essaient de s’apprivoiser, de l’autre le duo Dussollier/Deneuve qui redécouvre le grand amour. Pourquoi cette rythmique ? — C’est un film sur la deuxième chance, je trouvais ça beau que cette deuxième chance ne concerne pas que des gamins en échec, mais aussi un couple de seniors. Ils sont passés à côté l’un de l’autre à une époque et ils finissent par se retrouver plus tard. C’était le moment pour eux aussi de saisir cette deuxième chance-là. Ce n’est pas la clé du film, leur relation, mais la draguouille à 70 piges, ça a son charme aussi.
Par Romain Cole Photo RC Portrait – 25 Sauver ou périr Sortie le 28 novembre. – Retour de flamme On retrouve Pierre Niney en pompier défiguré dans le rare et puissant Sauver ou périr. Pierre Niney aime la perf. C’est toujours dans ses intentions les rôles torturés, les corps transformés. Un côté amateur de trophées pour lequel il entre à la Comédie- Française en 2010, collectionne les têtes prestigieuses au cinéma (Saint-Laurent, Gary) et figure en tête d’affiche de Sauver ou périr, rôle à perf s’il en est. En jeune pompier fauché par le feu en pleine ascension, Niney réussit un truc pas si fréquent  : la trajectoire de ce grand brûlé déporte celle de son acteur en le sortant de l’ennui cinématographique surproduit dans lequel on le voyait doucement glisser. Dix kilos de muscles en plus et le visage bandé, il bascule dans le cinéma qui trouble, dérange, et au final régénère l’idée même de cinéma français. « La monstruosité et l’héroïsme sont deux sujets tellement passionnants, de Batman jusqu’à La Mouche en passant par Elephant Man… Sauver ou périr n’est évidemment pas dans ces registres-là, mais il y a de ça dans le questionnement de l’identité, de la monstruosité humaine… Au fond, qu’est-ce qui nous définit vraiment ? » Si ce sont nos choix, alors Pierre vient de faire le bon.



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