Illimité n°281 octobre 2018
Illimité n°281 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 113 Mo

  • Dans ce numéro : un grand pas pour le cinéma.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 – Généalogie Par Alex Vandevorst Photos DR – Show must go on Le biopic de Freddie Mercury, Bohemian Rhapsody, emprunte son titre à ce tube aussi puissant que surprenant. À l’image du chanteur ? Son interprète Rami Malek explique comment ce morceau de magma pop l’a aidé à saisir un personnage en ébullition. Opératique... Conçue comme le clou d’un opéra, la chanson de Queen confirmait la théâtralité et le charisme de son leader. « Je ne peux pas parler au nom des auteurs, prévient Malek, mais je pense que ce choix de titre dit ce que le film cherche à être  : un hommage au génie de Mercury. Ce serait trompeur de prétendre révéler qui était vraiment l’homme dans l’intimité. Mais traduire l’inspiration procurée par ses shows, ça, c’est possible. »... mais pudique Pas question, selon Malek, de fixer un sens aux paroles absconses de « Bohemian Rhapsody »  : « Tout le paradoxe de Freddie est là  : il a l’air d’envoyer un grand message aux masses et, en même temps, on ne comprend rien à ce qu’il dit. Des histoires de Galilée, de personnages de la commedia dell’arte… Il avouait simplement que ça parlait de relations, peut-être liées à sa sexualité cachée. Ce mélange d’expressivité et de pudeur a été la clé de mon interprétation. » Bohemian Rhapsody Sortie le 31 octobre. Funèbre... Si les paroles restent obscures, le thème de la mort (dans l’adresse de Freddie à sa « mama », il est question « d’appuyer sur la gâchette » et de partir pour toujours) s’accorde bien à l’image que l’icône a laissée derrière elle. « À cause du sida, il est difficile de penser à Freddie autrement que comme à un personnage tragique. On a donc travaillé le personnage comme une apparition spectrale en soi. »... mais bien vivant La mort est toutefois accueillie avec exaltation  : « Bohemian Rhapsody », le tube, passe des chœurs d’opéra à une explosion heavy metal. De la même façon, Malek nous assure que le film n’est pas une élégie. « Les légendes comme Mercury ont quelque chose de fantomatique, mais lui n’était pas triste. S’il a si bien caché la maladie, c’est sans doute parce qu’il savait vivre par ailleurs. Le film aussi veille à rester énergique et fier. Il aurait aussi pu s’intituler "We Are the Champions". » Éparpillé... Versatile, le morceau étire toute la palette de Queen, errant du glam rock à la pop disco-compatible. « La variété de sa musique m’en a convaincu  : c’est un type si complexe et multiple qu’on ne peut pas le cerner. Pas de bullshit façon Actors studio devant un tel mythe  : on ne devient pas Freddie Mercury. J’ai mis un point d’honneur à ne pas tout comprendre de lui ! »... mais rassembleur Le caractère baroque de la chanson n’en fait pas moins un hymne de stade digéré par la pop culture, de Doctor Who à la scène de headbanging de Wayne’s World. Signe que la personnalité de Mercury suffit à agréger les foules ? « Je suis fasciné par la manière dont cette chanson aussi éclatée est devenue un tube  : aux concerts, le public arrive à la chanter intégralement à l’unisson. Le film a le même but  : non pas être un biopic exhaustif, mais distribuer de petits fragments de Freddie. »



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