Illimité n°281 octobre 2018
Illimité n°281 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 113 Mo

  • Dans ce numéro : un grand pas pour le cinéma.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 – Décryptage Interview Par Romain Par Alex Thoral Vandevorst Photo Photo RC DR – Il est libre, Pierre ! Sur un canevas dramatique, Pierre Salvadori brode un prototype de grande comédie à la française. Supersonique, tordante et mélancolique, En liberté ! fait (très) rire avec des choses tristes et émeut avec du burlesque. Un exploit qui méritait bien quelques éclaircissements. Pierre Salvadori, on a l’impression qu’en France, il y a les comédies pour les jeunes, les vieux, les prolos, les CSP+, etc. En Liberté ! donne l’impression de vouloir faire marrer tous les publics. C’était ça, l’ambition originale  : fédérer par le rire ? — Non, on ne pense pas un film comme ça, c’est trop théorique ou trop cynique… Néanmoins En Liberté ! est le film où je me suis le plus laissé aller. Je voulais plus de tranquillité et de liberté, justement. Le scénario s’est un peu auto-nourri. L’idée que des gens d’âges, de générations ou d’univers différents se retrouvent tous dans le film vient peut-être du fait que les personnages « Au cinéma, quand on voit un beau garçon et une belle fille, on a très envie qu’ils s’embrassent. Je voulais dynamiter cette habitude. » En liberté ! Sortie le 31 octobre. sont mus par des émotions universelles  : la colère, le désir de vengeance, la peur, l’amour… Ensuite, il ne fallait pas avoir peur de mélanger une certaine sophistication dans les dialogues avec des choses plus triviales. Il faut aborder la comédie de manière frontale, ne pas avoir peur. On sent vraiment ce côté « organique », comme si le film ne prenait aucun des rails qui s’offraient à lui et menait une vie qui lui est propre. Par exemple, il y a cette relation entre Adèle Haenel et Pio Marmaï  : on croit que ça va être une histoire d’amour, parce que ce sont les deux héros, qu’ils sont très beaux et très charmants, mais en fait non. Ça devient plus une histoire d’amitié entre eux, et l’amour naît ailleurs dans le film, presque par hasard. — Pour moi, c’était très nécessaire d’aller au bout de cette idée. Parce qu’au cinéma, quand on voit un beau garçon et une belle fille, on a très envie qu’ils s’embrassent. Mais là, je voulais dynamiter cette habitude. Cette idée du malentendu entre ces deux personnages, je trouvais ça vraiment beau. Ça joue avec les sentiments ambigus et ça sort le spectateur de sa zone de confort. En Liberté ! est une comédie impossible à pitcher, avec une distribution qui n’est pas vraiment mainstream. Ce n’est pas non plus un feel good movie. Il a forcément été compliqué à financer donc ? — J’ai de la chance, cela fait 25 ans que je fais des films et il y a une forme de confiance avec les argentiers du cinéma français. Il y a eu Les Apprentis, Hors de prix et même Dans la cour, l’histoire d’un toxico qui rencontre une dépressive, et ça a fonctionné au niveau des entrées. Je ne suis pas sûr qu’il y ait toujours une perception très juste de ce qui va arriver au final, mais il y a cette confiance. Après, il y a eu des malentendus tout du long sur En Liberté ! Même le producteur avec qui je travaille depuis longtemps n’était pas sûr de le faire. Il trouvait le film trop compliqué, que l’histoire dépassait les personnages, qu’il n’y avait pas d’intrigue… Il coûte combien, le film ? — 5 ou 6 millions, je crois. Mais ça a été dur… J’ai fini à l’hosto. Ah bon ? Vous avez craqué à la fin du tournage ? — J’ai pris un mal de ventre terrible et je n’avais pas le temps d’aller chez le médecin. Ça a duré trois mois, quand même. Sur un plateau, tu peux être en train de crever, même si tu es le réalisateur, c’est pareil, on continue de tourner, tout va trop vite. T’es par terre, agonisant, et le chef op vient te voir  : « Pardon Pierrot, tu peux te décaler un tout petit peu, je dois poser la caméra, là » (rires). Un film, c’est comme un cadavre et le réalisateur c’est le mec du SAMU. Et le jour où tu es fatigué, tout s’étiole.
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