Illimité n°281 octobre 2018
Illimité n°281 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de octobre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 113 Mo

  • Dans ce numéro : un grand pas pour le cinéma.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 – Interview Texte & Photo RC – So fresh Avec le polar Frères ennemis, Fianso s'est soustrait à la musique pour viser les têtes cinéphiles. Au moment où il a accepté de jouer Fouad, le fiable compagnon de trafic de Manuel (Matthias Schoenaerts), Fianso n’était pas encore Fianso. C’était début 2017, il était encore un petit rappeur du Blanc-Mesnil à la carrière brûlée par trop de faux départs. Depuis, l’homme s’est sorti de l’impasse à la force du verbe. En vrac  : une retentissante série de freestyle baptisée #jesuispasséchezso, deux albums certifiés platine, la production et la présentation d’une émission sur YouTube de « sourcing de rappeurs », la pacification d’une manifestation contre les violences policières à Bobigny, le développement de jeunes artistes (Sool King occupe tous ses tweets), la sortie de l’album « 93 Empire » avec la fine fleur du département (il a convaincu NTM de refaire un morceau après 20 ans de silence) et le rôle principal dans Gatsby le magnifique pour Frères ennemis Sortie le 3 octobre. Radio France au Festival d’Avignon… Une hyperactivité transversale et fédératrice qu’il regarde avec lucidité  : « Il y a une fine limite entre faire tout ce qu'on a envie et faire n’importe quoi. J’essaye d’être vigilant là-dessus. » On peut alors se demander ce que représente le cinéma d’auteur belge pour un rappeur en pleine ascension qui cumule 465 millions de vues sur YouTube. « Quand je m’approche d’un domaine qui n’est pas le mien, comme le cinéma, je me mets à la place d’un jeune comédien qui se tape tous les jours depuis dix piges pour décrocher ce genre de rôle, qui voit un rappeur être choisi parce qu’il a des réseaux sociaux et qu’il peut apporter un buzz au film que lui n’apporterait pas, alors qu’il est un puriste de son art depuis des années, et j’essaye d’avoir le plus d’humilité possible. » Heureusement, l’essai est concluant. Longue vie et nikomok, comme il le chante.
RAMZY BÉDIA, (très) mauvais génie Génie acheté par le terrible Shah Zaman afin de concurrencer celui d’Aladin, Ramzy se distingue ici de son double Éric. « Il fallait éviter d’imiter H en reformant le duo Éric et Ramzy. Donc j’ai exploité justement tout ce qui sépare le second du premier  : pour moi, Ramzy a un côté plus lunaire, moins cassant qu’Éric. Il flotte dans une sorte de poésie. C’est pour ça que j’en ai fait un mauvais génie plus relax, plus enfant, presque gentil – au point de rendre fou le camp des méchants pour qui il roule ! » ÉRIC JUDOR, bon gros génie Tour à tour manant à la dentition difforme, puis génie chauve (et un peu rouillé) au service du héros, Éric Judor la joue transformiste dans Alad’2. Une corde ajoutée à son arc par son passage chez Quentin Dupieux (jardinier loufoque dans Wrong ou flic borgne dans Wrong Cops), que Daive aiguise en retrouvant la langue originelle du comédien. « Ce qui est marrant avec Éric, c’est que tu n’as pas besoin de lui écrire trop de vannes fondées sur les anachronismes  : son phrasé fait qu’il ramène toutes les situations de l’Orient antique vers le présent. Ses tics de langue et son ton de vanneur écolier amènent un décalage presque méta. Il fonctionne autant comme mendiant qui dit « hey, frère » que comme génie déglingué, parce que ses personnages de débiles surréalistes lui ont appris à rendre absurde n’importe quel dialogue. » Alad’2 Sortie le 3 octobre. – Plume de génies Avec Alad’2 et sa team de comiques intergénérationnelle, le scénariste Daive Cohen s’est frotté à un défi  : comment écrire une comédie quand chaque acteur a sa propre grammaire du rire ? KEV ADAMS, prince de LU(tte) À nouveau dans les bottes d’Aladin, désormais prince de Bagdad détrôné, Adams est donc entouré par ses aînés de l’époque H. Tandis qu’ils assurent la partition comique, ce voltigeur bégé se charge du romantisme (auprès de la princesse) mais aussi de distribuer les mandales dans les bastons chorégraphiées. Daive lui aurait-il réservé un rôle plus épique que comique ? « Contrairement au cas de Fiston, pour Par Alex Vandevorst Photos DR Trombi – 19 DAIVE COHEN JAMEL DEBBOUZE, the dictator Dans le rôle de Shah Zaman, tyran caractérisé par une passion pour la variété française et un sérieux problème d’orthophonie, Jamel est le diapason comique auquel Daive Cohen s’est fié pour écrire l’ensemble des gags  : « Le point de départ, c’est que Jamel a voulu jouer un dictateur maléfique et débile dès qu’on lui a proposé d’être dans la suite des Nouvelles Aventures d’Aladin. Il a fallu insérer cette idée dans notre univers, et franchement ça s’est fait très naturellement  : je suis fan de ses persos à la diction bizarre depuis ses débuts sur Canal. Je savais à l’avance que le film allait fonctionner sur la dimension stand-up qu’il apporte, trop rarement exploitée au cinéma. » lequel j’avais écrit à Kev le rôle du jeune gouailleur face à Frank Dubosc, ici je l’ai placé face à une bande d’humoristes qui sont eux-mêmes… d’énormes gamins ! Donc le contraste ado/adulte ne marche plus et j’ai ramené le personnage sur une pente plus mature  : il reste comique tout en étant héroïque, ce qui est raccord avec son personnage scénique. Vous connaissez beaucoup de stars crédibles dans le rôle d’un prince acrobate, beau et marrant ? À Hollywood OK, ils doivent en avoir environ 500. En France, je n’en vois qu’un... »



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