Illimité n°280 septembre 2018
Illimité n°280 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°280 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 130 Mo

  • Dans ce numéro : la révolution française comme si vous y étiez.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 – 24 heures avec Par AV Photos DR Un nouveau jour sur terre Sortie le 5 septembre. – Des jours sans fins Et si la faune terrestre était aussi soumise au rythme métro-boulot-dodo ? Centré sur les effets de l’alternance entre jour et nuit sur la nature, Un nouveau jour sur terre éclaire une routine animale qui n’a rien à envier à celle de l’humanité. La preuve ci-dessous. Entrée du service de nuit L’intérêt d’Un nouveau jour sur terre est aussi sa structure, qui propose de basculer en cours de route vers le monde de la nuit. Les langurs à tête blanche (des singes asiatiques) grimpent vers les hauteurs pour s’abriter, le crépuscule enveloppe l’hémisphère Sud, et les bêtes nocturnes prennent le relais aux commandes du monde. Le documentaire laisse ainsi de la place aux chauves-souris, aux prédateurs marins et autres créatures pétrifiantes uniquement de sortie la nuit. Manière d’opposer au quotidien diurne un monde d’ombres et de cauchemar, mais dont la majesté rappelle celle d’une ville allumant ses feux dans la nuit pour céder la place aux noctambules (à ceci près que lucioles et vers luisants sont les seuls à assurer l’éclairage public). Quand l’aube revient, le cycle routinier du règne animal n’apparait pas moins métronomique que celui des hommes – et surtout pas moins lyrique. 16h00 21h00 6h00 Massage forestier gratuit Avant d’attaquer les dernières heures d’une rude journée de bureau estivale, rien de tel qu’une petite séance de relaxation pour contrer le traditionnel coup de barre de l’après-midi. Afin d’évacuer le stress et digérer leur copieux déjeuner, les ours nord-américains se dirigent vers les troncs d’arbre rugueux pour une bonne séance de grattage. Une habitude qui s’explique aussi par une garde-robe encombrante  : cette espèce ne mue pas et son manteau d’hiver lui crée de sévères démangeaisons en été. Cela donne la scène la plus comique (et la plus anthropomorphique) du film, voyant les ours danser sur leurs pattes arrière, adossés à des conifères en guise de barre de pole dance. Ce ne sont pas nos dermatos qui prescriraient un tel remède. Approvisionnement des stocks À Rungis ou sur les îles Galapagos, même combat  : dès le lever du soleil, il s’agit de recommencer à faire les réserves. Un nouveau jour sur terre documente ainsi les rituels matinaux des différentes espèces avant la chasse. Pour se mettre en jambes et ensuite mieux s’activer au turbin, les iguanes marins du Pacifique prennent le soleil pendant une demi-heure – en évitant les autres reptiles encore présents sur les lieux, tels les dangereux serpents coureurs toujours prêts à gâcher la fête. Dans la savane africaine, c’est pareil  : avant de partir faire les commissions, il faut attendre le départ des oiseaux de nuit indésirables. Les gazelles patientent ainsi jusqu’au coucher des servals, chasseurs nocturnes particulièrement sanguinaires. D’autant que, contrairement à nos places de marché, la brigade matinale ne fait pas de ronde pour sécuriser le périmètre. 12h00 Atelier restauration en famille Passons d’emblée au déjeuner (car c’est la principale différence avec les hommes  : l’essentiel d’une journée animale tourne autour des victuailles). Celui-ci est non seulement l’occasion de satisfaire sa petite personne, mais aussi d’apprendre à la jeunesse, enfin réveillée, à faire de même. Ainsi, un des plus beaux « personnages » d’Un nouveau jour sur terre se trouve être une maman panda de Chine qui, en recueillant le bambou, doit aussi penser à enseigner la mastication à sa progéniture. Tout un art, quand on sait que les pandas géants parvenus à l’âge adulte passent environ 12 heures par jour à mâchonner leur mets favori. Les contempler à l’œuvre, c’est se souvenir qu’en matière de gastronomie, on devrait tous prendre le temps d’apprécier le temps.



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