Illimité n°279 jui/aoû 2018
Illimité n°279 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 122 Mo

  • Dans ce numéro : mission impossible, fallout !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CHARLIE HUNNAM RAMI MALEK LA PLUS GRANDE ÉVASION JAMAIS PORTÉE À L’ÉCRAN PAPILLON D’APRÈS L’AUTOBIOGRAPHIE DE HENRI CHARRIÈRE AU CINÉMA LE 15 AOÛT 2018 PAPILLON MOVIE FINANCE, LLC. TOUS DROITS RÉSERVÉS www.papillon.film
Tamara Vol.2 Sortie le 4 juillet. – Quand elle arrive en ville Heloïse Martin aura commencé sa carrière ciné avec un rôle sur mesure. Si bien qu’on a presque fini par confondre Tamara et son interprète. Deux ans plus tard, fini le lycée, exit Lens, la voilà qui débarque à Paris dans Tamara Vol. 2 et devient instagrameuse. Rencontre avec une jeune actrice bien dans ses talons. Dans Tamara Vol. 2, l’héroïne quitte le cocon familial pour le grand bain parisien. Finalement, c’est un peu votre histoire. — J’ai grandi dans un petit village breton et, à l’époque, je n’avais qu’une hâte  : avoir mon bac et m’enfuir à Paris pour vivre mon rêve de comédienne. Quand je suis arrivée sur place, je me suis sentie comme Tamara  : j’avais des étoiles plein les yeux. J’ai l’impression que la frontière entre le personnage et vous-même est fine. À quel point avez-vous injecté de l’autobiographie dans ce rôle ? — Il y a forcément de moi en elle. J’ai connu les mêmes périodes que Tamara au moment où elle les vivait  : le lycée, le premier amour, la fin de l’adolescence. Après, ma mère est moins flippée que le personnage de Sylvie Testud dans le film – elle crée même un faux compte Instagram pour espionner sa fille. Quoique, en y repensant, quand j’ai débuté, elle m’appelait tous les jours. (Rires.) C’est rare qu’une femme accepte de prendre du poids pour un rôle, surtout au regard des standards actuels qui restent cloisonnés dans la maigreur. — C’est vrai que je ne connais pas beaucoup de jeunes actrices qui auraient accepté de le faire, surtout pour un premier film. Je ne dis pas qu’avoir pris du poids était un exploit mais mon investissement n’a pas été reconnu comme tel. « Quand je suis arrivée à Paris, je me suis sentie comme Tamara  : j’avais des étoiles plein les yeux. » Aujourd’hui, on est forcément exposé à des a priori, encore plus avec les réseaux sociaux. Justement, ce deuxième épisode est très ancré dans une analyse sociétale de la génération Z  : Tamara devient une star d’Internet avant de perdre pied à cause de la célébrité. — Que ça soit ma génération ou la suivante, les jeunes sont complètement happés par les réseaux sociaux. Ma petite sœur, par exemple, est tout le temps connectée avec ses copines sur Snapchat et Instagram. Ce Par François Rieux Photo Romain Cole Interview – 7 monde virtuel, et tous les fantasmes qu’il véhicule, ça les fait rêver. Tamara Vol. 2 déconstruit ce mythe-là en montrant que ce business plan est aussi un cadeau empoisonné. — Le film met en opposition la vie réelle et la reconnaissance virtuelle. C’est un univers où, si l’on n’est pas bien entouré dès le départ, on peut vite partir en vrille. Je ne pense pas que Tamara Vol. 2 changera les mentalités mais c’est bien que l’on ait montré l’envers du strass et des paillettes. Est-ce que vous sentez que vous avez un message à transmettre, notamment à un jeune public inondé d’images et de codes tous plus normés les uns que les autres ? — Je suis toujours aussi choquée de voir à quel point la société donne leur chance uniquement à des jeunes femmes qui rentrent dans des standards de beauté. Il faut croire en soi, s’accepter comme on est et arrêter de se laisser faire par les diktats imposés par la publicité.



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