Illimité n°278 juin 2018
Illimité n°278 juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de juin 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 122 Mo

  • Dans ce numéro : notre cousine préférée...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 – Interview Par Anouk Féral Photo DR – Louée soit Louane ! On l’avait laissée jeune fille aux contours poupons dans La Famille Bélier, pépiant comme un rossignol. On retrouve Louane Emera dans Les Affamés, jeune femme à la poigne affûtée, la révolte en porte-voix. Rencontre. Dans Les Affamés, vous êtes Zoé, une jeune femme diplômée qui galère entre petits boulots, chômage et stages ingrats. — Vivre confortablement d’un métier que j’aime ne m’empêche pas d’être très consciente de la « vraie vie ». Je vois bien les difficultés que rencontrent mes amis de mon âge. La colocation, j’ai connu, je ne vis pas dans une bulle mais ici et maintenant, dans cette société qui coupe les ailes à beaucoup de jeunes. La colocation où s’installe Zoé fonctionne à merveille ! — Léa (Frédeval, la réalisatrice) nous a emmenés passer tous ensemble, les sept membres de la coloc, une sorte de week-end d’intégration dans une maison. Histoire qu’on se rencontre, qu’on vive en vraie communauté, que ça soit fluide et évident. Et ça a pris à fond, c’était la foire ! On s’est très bien entendus, on est restés potes après le tournage. Pour Léa, qui n’a que 26 ans, c’était sportif de nous contenir sur le plateau. Elle devait se retenir pour ne pas venir déconner avec nous ! Zoé est une battante, une forte tête, leader et optimiste, qui ose rêver grand. Elle ressemble à Paula de La Famille Bélier. Est-ce un hasard ? — Pas du tout. Les rôles auxquels je dis oui ont ça en commun, c’est capital pour moi. Moi, Louane, je suis pareille, combative, énergique, je ne lâche rien. Ce moteur nerveux, j’ai besoin qu’il anime mes personnages. Léa est pareille. Elle raconte très bien cette génération sacrifiée, ceux qu’on met dans le sac « les jeunes », dans son livre dont est tiré le film. Je me suis inspirée d’elle pour construire Zoé. Vous parlez comme une actrice chevronnée, désormais. — Et pourtant je ne me sens pas d’une légitimité dingue… Le cinéma n’a jamais été un rêve de petite fille. Moi, c’était la musique, et ça l’est toujours. Petite, j’ai fait du théâtre et c’était pas brillant ! (Rires.) La Famille Bélier est arrivé, et le César fut une immense surprise, inespérée. Le personnage de Zoé, je l’ai bossé avec une coach. C’est la moindre des Les Affamés Sortie le 27 juin. choses. Doubler ma carrière musicale avec le cinéma, c’est ça mon but dorénavant. Une nouvelle passion. Dans Les Affamés, vous franchissez une étape importante dans le jeu, celle d’oser une certaine sensualité. Une chose saute alors aux yeux  : vous êtes devenue femme. — Vous l’avez remarqué ? Je ne pensais pas que c’était si flagrant ! Dans La Famille Bélier j’avais 16 ans. J’en ai 21 aujourd’hui, c’est un vrai bond. Tourner ces scènes sensuelles, c’était pas facile du tout, mais j’ai coupé dans ma tête, je me suis dit « c’est Zoé là, pas toi Louane » et ça a été. Bon, j’ai quand même demandé un plateau réduit, je suis pudique… Puisque vous osez rêver et que ça vous réussit plutôt, avec quel réalisateur aimeriez-vous tourner ? — Cédric Klapisch, si tu lis ces quelques lignes… (Rires.)
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