Illimité n°278 juin 2018
Illimité n°278 juin 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de juin 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 122 Mo

  • Dans ce numéro : notre cousine préférée...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 – Décryptage Par Romain Thoral Photos DR – Comment Jurassic Park est devenu Jurassic World Quatre ans après leur come-back tonitruant, les dinos les plus bankables de l’histoire du cinéma sont toujours bien parqués sur leur île d’Amérique centrale. Vont-ils enfin parvenir à conquérir le monde comme l’annonce le titre ? C’est en tout cas la promesse de Jurassic World  : Fallen Kingdom. Jurassic World  : Fallen Kingdom Sortie le 6 juin. En prenant son temps Vous l’avez tous compris désormais, les nouvelles franchises sont pensées comme des actes ou des épisodes plutôt que comme des films parfaitement autonomes. Cette nouvelle logique sérielle du blockbuster conduit parfois à d’amusantes aberrations. Le premier volet du récent reboot de La Planète des singes, par exemple, ne mettait absolument pas en scène une planète gouvernée par lesdits singes mais enregistrait plutôt ses prémices. Vous étiez venu voir des primates dégommer de l’humain ? Patience, vous l’aurez dans les films suivants. Dans le même ordre d’idée, on s’est beaucoup gratté la tête pour comprendre pourquoi le film de Colin Trevorrow s’appelait Jurassic World et non Jurassic Park 4 (il faisait suite aux événements de la première trilogie et les dinos n’avaient, semble-t-il, aucune envie d’y envahir le monde). Où était le « world » là dedans ? Au-delà du coup de polish marketing consistant à changer de titre pour suggérer du neuf, Trevorrow, par ailleurs producteur de la franchise, et son studio, avaient un plan en tête, c’est-à-dire, surprise, une trilogie. Dont le véritable horizon va donc se dévoiler dès le 6 Juin. En faisant décoller le deuxième étage de la fusée On ne sait pas grand-chose de Fallen Kingdom, si ce n’est que le film sera littéralement coupé en deux. Première partie  : Isla Nubar, le bout de terre au milieu du Pacifique peuplé par les dinos, est menacé par un volcan qui rentre en éruption. Une Arche de Noé hi-tech cornaquée par les héros du précédent volet, Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, est en charge d’évacuer les bestioles. Ça, c’est ce que vous avez tous vu dans les bandes-annonces de ce deuxième volet. Après ça  : le volcan fait couler l’île pour de bon et… surprise. Le magazine US Entertainment Weekly, après avoir interrogé la plupart des créatifs à la barre de ce gros navire, croit savoir qu’on aura ensuite à faire à une sorte de « Jurassic Park meets Panic Room ». Pardon ? L’idée, pour l’instant nébuleuse, consisterait à passer de l’air libre et pur du Pacifique à des intérieurs claustro en pleine métropole yankee. Les dinos poseraient enfin leur griffe au milieu de notre bonne vieille civilisation occidentale. Le Jurassic « World » prend tout son sens.
En métissant les genres Une franchise Jurassic World, c’est aussi la promesse d’un univers plus ouvert, plus varié, plus composite, plus « world » quoi. Si le premier était un quasi remake du volet inaugural de Spielberg, ce second opus jure qu’il partira braconner sur d’autres terres. Si l’on en croit la parole de son metteur en scène, le surdoué J.A. Bayona, Fallen Kingdom opérera une rencontre entre les films Amblin (la société de production de Spielberg) et ceux de La Hammer (boîte anglaise spécialisée dans l’horreur gothique). Le Nosferatu de Murnau serait également cité, ainsi que le Dracula du gentil tâcheron John Badham. L’aventure tout public sera donc mâtinée d’une bonne dose de frisson stylisée. Spielby en personne est venu prêter renfort pour affirmer cette promesse  : « Le troisième acte de Fallen Kingdom est délicieusement flippant. » Colin Trevorrow, lui, semble s’imaginer à la tête d’une saga façon Alien, dont chaque volet posséderait une tonalité singulière  : « Le premier était un film d’action, le deuxième un pur film de suspense et le troisième sera un thriller scientifique. » Le monde retient son souffle ? En raccrochant les wagons avec l’ancien monde C’est bien beau les rêves de tabula rasa, mais la saga Jurassic ne peut s’envisager sans payer un lourd tribut à l’homme qui en aura définit tous les contours. Désormais producteur discret, Steven Spielberg reste néanmoins le grand architecte de cette nouvelle franchise ainsi que la référence à l’aune de laquelle on comparera tous les volets. Pour faire plaisir aux fans, le très désabusé Dr Malcolm (Jeff Goldblum, désormais barbu) de Jurassic park et du Monde perdu fera donc une petite apparition qu’on imagine tout aussi désabusée dans Fallen Kingdom. Plus enthousiasmant, le choix de J.A. Bayona, héritier évident de la fibre spielbergienne, pour emballer cette suite est une promesse de reconnexion immédiate avec l’esprit des origines. De quoi rendre notre monde plus Jurassic que jamais ? En multipliant les créatures La révolution est en marche  : Fallen Kingdom sera le premier épisode de la saga Jurassic a être shooté dans un format très large, en l’occurrence un bon vieux Cinémascope des familles. Un basculement esthétique loin d’être anodin qui fera basculer l’ADN très « série B » de la franchise vers quelque chose de plus noble, de plus stylisé, de plus outrageusement hollywoodien. Cette montée en gamme en terme de format était par ailleurs une nécessité, une des ambitions de Bayona étant de placer le maximum de dinosaures à l’image. Ils sont venus, ils sont tous là  : les Raptors, les Sinoceratops, le T-rex, les Stégosaures, le gentil Baby Blue ainsi que le nouveau gros méchant de cet épisode, l’Indoraptor. « Tons of dinos ! », promet Bayona. Vraisemblablement, ils ont dépensé sans compter. 15



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