Illimité n°277 mai 2018
Illimité n°277 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°277 de mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 99,6 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur les mères.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Spécial CANNES 2018 Solo  : A Star Wars Story Sortie le 24 mai. 14 – Hommage Par Romain Thoral Photo DR – So long, Solo ? Vous reprendrez bien une dernière aventure aux cotés du brigand le plus charismatique de la galaxie lointaine, très lointaine ? Et si c’était loin d’être la dernière, en fait ? Le premier film dérivé de la saga Star Wars, Rogue One, possédait au moins le charme de ne pas appeler de suite. À la fin, tout le commando de rebelles y passait, et la connexion avec l’épisode IV était établie. Rideau. La vision industrielle de l’empire Disney faisait soudainement sens  : situés en marge du canon historique de la saga, ces produits dérivés (appelés « spin-off ») et regroupés sous l’appellation « A Star Wars Story », faisaient donc office de pauses récréatives délaissant un instant le cahier de charges énoooorme lié à la franchise-mère. « Une histoire de Star Wars » donc, soit ce qu’on imaginait comme plein de petites aventures parallèles, autonomes et rafraîchissantes à déguster entre deux épisodes mastoc de la saga intergalactique. Ce principe de la modeste vignette d’aventure SF à savourer sur le pouce allait-elle également s’appliquer à Solo, évocation de la jeunesse du brigand intergalactique et deuxième spin-off de la licence Disney ? On y croyait, jusqu’à ce qu’on apprenne que son interprète principal, Alden Ehrenreich, avait en fait signé un contrat pour TROIS épisodes. C’est donc à la naissance d’une saga à l’intérieur de la saga auquel il va falloir s’attendre ici. « A star Wars saga » serait-elle en fin de compte une meilleure appellation ? Prenant place dix avant les événements de l’épisode IV, ce « jeune » Solo aura ainsi le temps de vivre un sacré paquet d’aventures et d’engendrer son lot de sequels avant de tomber nez à nez face à Luke et la princesse Leia – ce qui bouclera la boucle et sonnera alors le glas de cette « origin story ». De ces aventures qu’on peut imaginer nombreuses, pourront même naître à leur tour d’autres films dérivés (sous l’appellation « A Solo story » ?) , engendrant dans leur sillon de nouvelles franchises qui, elles-mêmes… Bref. Plutôt que de se perdre dans le vertige des conjectures industriels et de leur appétence pour les déclinaisons infinies, on peut aussi se réjouir de retrouver sous sa forme la plus juvénile, celui qu’on avait vu trépasser à l’hiver 2015, dans l’épisode VII, sous les coups d’un fiston indigne ayant succombé au coté obscur de la Force. La mélancolie et les regrets avaient fini par avoir la peau de Solo et de son cynisme rigolard. Les enjeux de son récit de jeunesse devraient être d’un genre plus léger. Il sera question de combler certains trous mythologiques qui relevaient jusque-là du fantasme (sa rencontre avec Chewbacca, Lando Calrissian, le Faucon Millenium, l’embrouille avec Jabba, etc.) et d’assister à un festival de punchlines sarcastiques récitées après avoir rengainé son pistolaser et laissé quelques cadavres d’aliens au sol. Tout ceci suffirait à redonner un peu le sourire aux festivaliers cannois de cette année qui en auront bien besoin, quand ils découvriront le film en avant-première. Suffisant pour alimenter une nouvelle licence ? Réponse dans une galaxie toute proche.
Plaire, aimer et courir vite Sortie le 10 mai. Texte & Photo Romain Cole Interview fissa – 15 – Vincent Lacoste de retour à Cannes. En passant de néo-Pierre Richard en sélection à la Quinzaine (Les Beaux Gosses, 2009) à alter ego de Christophe Honoré en Sélection officielle (Plaire, aimer et courir vite, ce mois-ci), Vincent Lacoste aurait-il atteint l’amplitude cannoise maximale ? La première fois que tu es allé à Cannes, c’était pour Les Beaux Gosses… — Oui, j’avais tourné le film à 14 ans, l’été entre ma 3 e et ma 2nde. Pendant toute l’année scolaire qui a suivi, c’est comme si rien ne s’était passé. Et puis le film a été montré à Cannes. La réception a été délirante. Le Festival l’a vachement aidé. On était des inconnus et le film a fait 1 million d’entrées ensuite. Et moi, j’ai pu lâcher les admissions post-bac et faire du cinéma. Et ça te fait quoi d’être en Sélection officielle dans un film d’Honoré ? — Plaisir ! Les Chansons d’amour ou La Belle Personne, ce sont des films que j’ai vu adolescent et que j’ai adoré. Il a une manière de travailler très particulière, il chorégraphie les scènes, avec une idée parfaite des gestes que l’on doit faire. Ses personnages s’expriment d’une manière précise et singulière. En fait, être acteur chez Honoré, c’est très confortable parce qu’on a l’impression qu’il n’y a rien à faire. Dans ses films on se sent des princes absolus. Si on résume ta carrière, tu es passé d’une histoire d’amour avec une chaussette à une histoire d’amour avec Pierre Deladonchamps. Belle trajectoire. — (Rires.) Ouais ! C’est trop cool de faire ça !



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