Illimité n°275 mars 2018
Illimité n°275 mars 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°275 de mars 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 123 Mo

  • Dans ce numéro : la Grande Guerre selon Jean Becker.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 – Entretien fissa Par François Rieux Photo DR – Alicia aux manettes Grande habituée des films d’époque en costume, Alicia Vikander a enfilé le débardeur de Lara Croft pour le reboot ciné TombRaider. Et elle a l’air d’avoir aimé ça. La question que tout le monde se pose, c’est comment on fait pour envoyer au placard Angelina Jolie ? — Naturellement j’ai vu ses films, elle a fait de Lara Croft un personnage iconique au cinéma… Je sais bien que nous ne pouvions pas faire la même chose. C’est parce qu’il y a eu un reboot du jeu original (TombRaider, sorti en 2013) que j’ai senti que l’on pouvait aller ailleurs avec ce personnage. Notre point fort, c’est de revenir aux origines de l’histoire, comme l’a fait le jeu avant nous. Aucune trouille du coup ? — J’étais surtout très excitée. Déjà parce que j’aime les films d’aventure depuis toute petite. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai regardé les Indiana Jones ou La Momie. Les gens ont toujours l’air surpris que je fasse moi-même les cascades parce qu’ils pensent que je n’en suis pas capable ou que ce n’est pas mon genre. Mon passé de danseuse m’a aidée dans ce rôle physique et m’a permis de m’impliquer dans ce qui est mon premier vrai film d’action. Je me suis entraînée six jours par semaine en faisant du MMA et de la musculation mais, au bout du compte, ce n’est pas si différent des scènes d’émotion où l’on doit rentrer dans le personnage et donner au metteur en scène ce qu’il veut. Justement, Roar Uthaug fait partie de ces réalisateurs quasi inconnus qu’on bombarde à la tête d’une grosse franchise. Vous aviez déja entendu parler de lui ? — J’ai été impressionnée par The Wave, son précédent long-métrage. J’avais aimé qu’il parte d’une histoire vraie pour déboucher sur un pur film de genre. Il parvenait à mélanger des procédés très efficaces sans sacrifier ses personnages au cours de leur périple. C’est ce qu’il a réussi à faire avec TombRaider  : un blockbuster qui reste très minimaliste dans ses scènes les plus intimistes. « Notre point fort, c’est de revenir aux origines de l’histoire, comme l’a fait le jeu avant nous. » Moderniser le mythe, ça passe forcément par une origin-story plus sombre et plus réaliste façon Batman Begins désormais. Comment éviter cette mode ? — On n’a jamais voulu éviter ça. Je savais que Tom Raider Sortie le 14 mars. je voulais aller dans cette direction parce que ça amène beaucoup plus de crédibilité. Au départ, Lara ne vit plus dans le manoir familial, elle a trouvé un appartement dans East London et un job alimentaire pour remplir son frigo. Ce que j’ai aimé dans cette réinvention, c’est qu’elle est encore indécise quant à ce qu’elle veut devenir. Elle a du mal à cerner qui elle est, à comprendre son histoire familiale. Ce n’est pas une aventurière chevronnée dès le début. Vous semblez assez investie dans votre évocation de la mythologie Lara Croft, c’est parce que vous êtes une gameuse ou parce que le studio vous a média-trainé ? — Ahaha. Je n’avais pas de console quand j’étais enfant mais j’ai joué à mes premiers jeux sur celle de mon père ou quand j’allais chez des amies et qu’on squattait celles de leurs frères. Je me souviens de cette séquence mémorable avec l’ours, qui me tétanisait. C’est très effrayant quand on a 10 ans. Et cette scène a traumatisé plusieurs générations de joueurs (rires). Le jeu vidéo original a un vrai culte auprès des fans. Peut-être plus que les premiers films. L’idée avec ce reboot, c’est de ne pas décevoir leurs attentes et qu’ils retrouvent ce qui fait la force de cette franchise.
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