Illimité n°274 février 2018
Illimité n°274 février 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de février 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 56,5 Mo

  • Dans ce numéro : le mois des tous les émois...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 – Entretien fissa Par François Rieux Photo RC Mélanie Laurent a une place cruciale dans le film même si c’est Jean Dujardin le « héros » du titre. Qui est selon vous le personnage principal du film ? — Mélanie est clairement l’héroïne du Retour du héros. D’autant que c’est le personnage auquel je m’identifie le plus. Neville (incarné par Dujardin,ndlr) est celui qui prend le plus de place car, si on parle en termes psychanalytiques, c’est le « ça », donc il s’autorise tout, il est plus flamboyant. De l’autre côté, on a Élisabeth (Mélanie Laurent,ndlr) qui est le « surmoi ». Elle refrène ses pulsions même si, au fond d’elle, elle brûle de devenir une grande romancière. Elle est forte et indépendante, contre le mariage et les conventions sociales de l’époque. C’est assez inhabituel dans la comédie française actuelle de proposer à un rôle féminin une place aussi déterminante. Les comédies romantiques d’aujourd’hui sont trop fleur bleue et traitent les personnages féminins de façon caricaturale. C’est vraiment dommage. Ce sont les romans de Jane Austen qui m’ont inspiré. Raisons et sentiments, Orgueil et préjugés… J’aime beaucoup ces œuvres où les femmes ont un fort tempérament mais ne peuvent pas s’émanciper à cause de la société. Elles n’ont pas le droit de s’exprimer, ni par la parole, ni par les sentiments. Du coup, elles trouvent des ruses et des stratagèmes pour y arriver. Vous avez conçu le film comme une charge féministe ? — C’est certain. J’en reviens encore à Austen mais quand on voit ces femmes et la société dans laquelle elles évoluaient, les règles auxquelles elles devaient se plier, leur sens inouï de l’obserunvation… Élisabeth est comme elles  : féministe assumée très en décalage avec son époque et ses mœurs patriarcales. ales. Elle remet en question le personnage de Jean qui est un mâle alpha, un peu grotesque et macho. La scène où le personnage de Mélanie Laurent demande un 50-50 à Dujardin semble Le Retour du héros Sortie le 14 février. – Docteur T. et les femmes Le Retour du héros marque les retrouvailles entre le réalisateur Laurent Tirard et Jean Dujardin, après Un homme à la hauteur. Nouvel élément de l’équation, l’électron libre Mélanie Laurent, qui vient électriser cette comédie d’époque. On a rencontré le cinéaste pour parler de son actrice, de féminisme et de Jane Austen. assez nette sur la portée contemporaine du film… Oui, l’inégalité salariale est un sujet qui est sur la table depuis longtemps. C’est pile dans l’air du temps, en particulier lorsque, avec Grégoire (Vigneron, son coscénariste), nous écrivions le film. C’est un problème de société – qui a forcément lieu aussi dans le cinéma. Depuis plusieurs mois, on voit s’agiter les réseaux sociaux avec toutes ces révélations sur le harcèlement sexuel. Le Retour du héros tombe à pic, non ? — Le film était fini bien avant le mouvement #BalanceTonPorc, évidemment… En regardant ma filmographie depuis mes débuts, j’ai toujours eu plus de sympathie pour les femmes que pour les hommes. Ces derniers ont beaucoup de défauts, ils sont lâches et cupides, alors que les femmes ont plus de qualités, notamment le courage. Mon prochain long-métrage parle encore de ça, d’ailleurs...



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