Illimité n°274 février 2018
Illimité n°274 février 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°274 de février 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 56,5 Mo

  • Dans ce numéro : le mois des tous les émois...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
30 – Décryptage Par Perrine Quennesson Photos DR – En fin de conte En arrivant avec un an de retard, à la suite de soucis de production, Le Labyrinthe  : Le Remède mortel, troisième volet de la saga, sonne le glas du cinéma post-apocalyptique young adult. Youpi ? Une séquence d’attaque de train ouvre le troisième opus du Labyrinthe. Spectaculaire, sous tension et dopée à l’adrénaline, elle offre un départ en fanfare à ce Remède mortel, conclusion d’une trilogie young adult commencée en 2014, à l’époque où le genre florissait. Et pourtant, c’est à cause de cette séquence-là que le film semble avoir un train de retard sur l’époque  : Dylan O’Brien, qui joue le héros Thomas, s’est grièvement blessé durant sa réalisation, ce qui a retardé d’un an la sortie du film. Une année, c’est une éternité à l’échelle du genre young adult. Ce décalage temporel offre au film une sensation de nostalgie assez émouvante, comme si Le Labyrinthe 3 était le post-scriptum tardif d’un genre envolé aussi vite qu’il est apparu. C’est en l’an de grâce 2008 que Bella avait commencé à hésiter entre le vampire emo Edward et le très canin Jacob, et cela fait déjà plus de deux ans que Katniss Everdeen a fait tomber le système des Hunger Games. Tris a, elle, été privée de sortie cinéma pour la quatrième occurrence de Divergente. Beaucoup de ces jeunes héros n’ont même pas su passer la seconde (Les Âmes vagabondes, The Giver, La Stratégie Ender ou encore La Cinquième Vague, torpillés dès le premier volet). La dystopie MTV semble avoir fait son temps et aucun projet d’ampleur n’a été signé depuis des lustres. En attendant une hypothétique nouvelle locomotive young adult, Thomas et sa bande de Blocards sauvent une dernière fois l’humanité dans le Labyrinthe 3. Ironie  : c’est probablement l’un des films les plus divertissants et les plus imaginatifs que le genre ait pu offrir, le prototype sur lequel un paquet de suivants aurait pu chaudement se caler. Un « au revoir » bien balancé, qui nous ferait presque regretter la disparition du genre. Le Labyrinthe  : Le Remède mortel Sortie le 7 février FIN DE PARTIE LES SAGAS YOUNG ADULT SE CONCLUENT-ELLES FORCÉMENT EN EAU DE BOUDIN ? NOS RÉPONSES. « Twilight » Après le phénomène Harry Potter (pour les 7 à 77 ans), Twilight est la première véritable adaptation à succès de littérature pour ados. La guerre #TeamEdward vs #TeamJacob a déchiré des amitiés mais le choix de Bella semble avoir décidé de la carrière des comédiens. Si tout va bien pour Kristen Stewart et Robert Pattinson, quelqu’un a-t-il des nouvelles de Taylor Lautner ? « Hunger Games » La série de quatre films a propulsé la carrière de Jennifer Lawrence et généré près de 3 milliards de dollars de recette dans le monde. Katniss a lancé la mode de la tresse sur le côté et organisé un vrai retour de hype du tir à l’arc. Mais déjà sur la fin, la folie Hunger Games commençait à fondre et le quatrième opus est celui qui a fait le moins d’entrées. Tout le monde semblait en avoir marre. « Divergente » Après un démarrage plutôt encourageant, servi par l’un des meilleurs castings de cette tendance jeunes adultes, Divergente a sérieusement dévissé. Le troisième opus, Au-delà du mur, s’est tellement planté que sa suite (et fin) a été annulée fissa. Du moins sur grand écran  : la franchise devrait se finir en série télé sans les acteurs initiaux. Camouflet.
Par Alex Vandevorst Photo DR Obsession – 31 La Ch’tite Famille Sortie le 28 février. – De quoi Dany Boon est-il le nom ? Depuis qu’il a été adoubé comédien le plus populaire de France, il y a une décennie, Dany Boon s’est emballé dans une cadence comique infernale, multipliant les films destinés à forcer nos labiales et le box-office. À l'heure de La Ch’tite Famille, on fait le point. D’un état de grâce ? Il y a dix ans sortait Bienvenue chez les Ch’tis, avec ses 245 millions de dollars (!) récoltés dans le monde. En plus du pactole, Boon, scénariste, réalisateur et producteur, encaisse surtout une sacrée dose de confiance en lui. Désormais, il vivra une histoire d’amour avec le public dont le seuil de passion se situera entre quatre et huit millions d’entrées pour ses réalisations (8 pour Rien à déclarer, 6 pour Supercondriaque, 4 pour Raid Dingue). Des chiffres certes en érosion, mais toujours largement au-dessus des autres. Nul doute que le boxoffice de La Ch’tite Famille sera décortiqué et fournira un indicateur précieux des noces d’étain entre Dany et le public. D’un syndrome Woody Allen ? Finalement, le meilleur auteur pour Dany, c’est Dany. Quand il joue chez les autres, ça marche moins bien – c’est en tout cas le constat froid que nous livrent les chiffres (même Radin !, son plus gros succès en tant que comédien, ne peut pas rivaliser avec ses réalisations perso). Seul garant de son succès, ses films en tant que scénariste/metteur en scène/acteur/producteur s’affirment continuellement comme un espace personnel où il extrapole à partir de situations vécues, s’amuse des manières de parler, fait part de ses névroses et partage quelques observations sociétales. Un journal intime emballé dans du divertissement, avec livraison biannuelle, comme une manière d’affirmer qu’il est aussi un auteur. D’une crise de la cinquantaine ? Les abdos saillants dans Raid dingue, l’autoparodie en people arrogant dans La Ch’tite Famille, le titre anoblissant de son spectacle comique (Dany de Boon des Hauts de France)… Tout raconte chez Boon un questionnement du plus trivial au plus profond sur sa nature, son importance et ses représentations. Logique, pour un homme qui vient de franchir les 50 piges et qui n’a eu de cesse de trianguler ses réflexions sur lui-même avec son public. D’ailleurs, il paraît (le film est invisible à l’heure où nous écrivons ces lignes,ndlr) que La Ch’tite Famille lorgne vers les grandes émotions, comme une introspection supplémentaire destinée à le montrer entier. Mais aussi comme un glissement de registre vers un cinéma plus profond. Cette course artistique lui permettra-t-elle de toucher son intimité de cinéaste ou marque-t-elle l’ultime spirale d’un enfermement égocentrique ? Si une chose est sûre, c’est qu’il a envie qu’on y réfléchisse…



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :