Illimité n°272 décembre 2017
Illimité n°272 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 140 Mo

  • Dans ce numéro : des étoiles plein les yeux...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
32 – Le grand papier Par Romain Thoral Photos RC & DR La soupe au schuss Huit ans plus tard, Lucien Jean-Baptiste rechausse les après-ski, pour passer La Deuxième étoile. Si toute la troupe est encore là, Firmine Richard en tête, si l’humeur feel good reste immuable, cette suite tardive a aussi la politesse de ne pas chercher à photocopier l’original mais de rénover complètement son décor, son sujet et ses gags. Devenu à 45 ans, et sur la foi d’une petite comédie sociale aussi sentie que troussée (La Première Étoile), un réalisateur-acteur qui compte aux yeux de l’industrie, Lucien Jean-Baptiste s’est mis ensuite à goûter tous les plats qui lui passaient sous le nez. Un peu boulimique, visiblement hyperactif et souffrant probablement du syndrome de l’artiste reconnu sur le tard, on a pu le voir aussi bien poser son charisme décontract chez Fabien Onteniente (Turf) ou chez Éric Valette (La Proie) que dans une grosse série TF1 calibrée pour le prime time (Munch). Surtout, Lucien Jean- Baptiste en a profité pour enchaîner les longsmétrages en tant qu’auteur (cinq films en huit ans) tout en prenant tranquillement son temps pour accoucher de la suite de son hit inaugural. Huit ans après, La Deuxième Étoile est enfin là, pas une sequel à la va-vite pour battre le fer tant qu’il est chaud, donc. Ce n’est pas non plus un retour aux sources afin de remettre une carrière sur des rails (le précédent film de LJB, Il a déjà tes yeux, a tutoyé les 1,5 million d’entrées). C’est simplement l’idée qu’une suite, donc « une licence », n’est pas un capital à faire fructifier mais un terrain sur lequel s’amuser. La joie que peut procurer La Deuxième Étoile vient de là, de son caractère éminemment joyeux, enfantin, délirant. Un plaisir naïf qui siphonne le cynisme des habituelles opérations marketing à grands coups de vignettes sorties tout droit d’un cartoon Hanna-Barbera. Si LJB est un type qui va vite – même son phrasé file à toute allure –, il lui aura bel et bien fallu près d’une décennie pour retoucher du doigt la douce innocence de son tout premier film, pour retrouver à la force du poignet le plaisir de l’évidence. Rencontre avec un speedé sensible.
▶ ▶



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :