Illimité n°272 décembre 2017
Illimité n°272 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 140 Mo

  • Dans ce numéro : des étoiles plein les yeux...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 – Décryptage Par Léontine Bob Photos DR ADORÉE comme Sissi dans « Sissi impératrice » La cantatrice américaine est acclamée devant les opéras et sur le tarmac des aéroports. L’impératrice autrichienne est adulée dans des décors bucoliques et fastueux. L’une se donne tout entière à son public, l’autre se montre proche du peuple malgré son rang impérial. La magie et le romantisme qu’elles dégagent et leurs vies hors du commun fascinent. Mais elles sont aussi pleines de sacrifices. Encensées, les deux femmes sont constamment scrutées et cloisonnées dans des rôles pour le plus grand plaisir du public mais pas toujours du leur. Et, face au conte de fées un peu kitsch, le destin de la Callas se révèle plus agité et plus sombre. – La Callas aurait-elle fait une bonne héroïne de cinéma ? Maria by Callas Sortie le 13 décembre. MAGNÉTIQUE comme Madeleine Elster dans « Vertigo » Élégantes et charismatiques, portant avec grâce chignon, bijoux et robes de soirée, les deux femmes envoûtent surtout par leurs regards hypnotiques. Les yeux verts de Kim Novak et ceux, noirs, de la Callas ne clignent pas. Ils vous fixent avec ardeur et vous troublent. Une aura maléfique semble planer sur ces visages envoûtants. Quand Maria ne veut pas répondre aux questions des journalistes sur sa vie privée, elle se tait. Pourtant son regard pénétrant et ses larges sourires immobiles et silencieux en disent long. L’identité, le double en soi, la part imprégnée d’ombre et la mélancolie funeste, elles partagent tout ça. BLESSÉE comme la Médée de Pasolini Médée, personnage mythologique excessif et terriblement blessé par la trahison de Jason, sombre dans la folie et tue ses enfants. Et c’est Maria Callas elle-même que Pasolini a choisi pour interpréter ce mythe. Était-ce pour la dureté qui se dégageait de son visage ? Pour ses histoires d’amour tourmentées ? Pour ses origines grecques ? Pour la dimension sacrée de sa voix ? Ou par admiration pour ce personnage déjà grandiose ? La cantatrice a tout d’une tragédienne sur scène alors pourquoi ne pas porter la tragédie sur la toile… Maria Callas a déjà chanté nombre d’héroïnes au destin funeste, mais dans le film elle ne chante pas  : elle bouleverse, en femme trahie qu’elle a aussi été. La personnalité complexe et le destin de la cantatrice dessinent un parfait personnage de cinéma, comme le suggère le documentaire de Tom Volf Maria by Callas. Voilà à quelles héroïnes elle nous fait penser. PERFECTIONNISTE comme Miranda Priestly dans « Le Diable s’habille en Prada » Maria est une artiste exigeante et déterminée. Elle a menti sur son âge dès son adolescence pour pouvoir entrer au conservatoire et a consacré sa vie au chant. Manipulatrice pour les uns, carrément insupportable pour les autres. Miranda est carriériste et se donne corps et âme à la mode. Pour ceux qui l’entourent, elle est égocentrique avec des penchants sadiques. Ces femmes en quête d’excellence peinent à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Elles sacrifient leur vie familiale pour leur carrière et leurs mariages sont de douloureux échecs. D’après la Callas, qui n’a pas eu d’enfant, on ne peut tout simplement pas avoir une carrière magnifique et être une bonne mère.



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