Illimité n°272 décembre 2017
Illimité n°272 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°272 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 140 Mo

  • Dans ce numéro : des étoiles plein les yeux...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 – Portrait Par Anouk Brissac Photos DR – Môme et merveille Dans Wonder, le petit Jacob Tremblay joue un garçon passionné par les astres. Sans se douter que la nouvelle étoile, c’est lui. Ce qui est pratique lorsqu’on écrit un papier sur un enfantacteur, c’est qu’on a peu de films à voir (ou à revoir) pour prendre la mesure de sa carrière. Dans le cas du petit Canadien Jacob Tremblay, 11 ans, il aura suffi d’un seul, Room, de Lenny Abrahamson, visionné en frémissant d’angoisse devant ses petits yeux tombants, pour comprendre à quoi on avait affaire. Haut comme trois pommes, chevelu comme Mowgli, Jacob Tremblay investissait alors son personnage d’une candeur brisée si palpable qu’on restait collé à son visage, suspendu à chaque infime frémissement. C’était en 2015, le garçonnet avait 9 ans, raflait trois prix et braquait tous les regards d’Hollywood sur lui. Ce qu’on appelle une révélation. Au-delà de sa mignonnerie, mise en orbite par ses parents dès l’âge de 5 ans dans des publicités, Tremblay imprime car quelque chose entrave sa simple bouille d’enfant sage. Ce regard justement, empreint d’une mélancolie grave, résignée, parfois accentuée par deux cernes bleus qui augmentent encore la profondeur de ce lagon triste. Alors quand il sourit, plein de gentillesse, la coupe est pleine, nos cœurs se brisent, les larmes perlent. Après Room, Jacob Tremblay s’en est allé dévaster le cœur de jolies blondes, Naomi Watts et Kate Bosworth, leur infligeant en deux thrillers (Oppression et Ne t’endors pas) quelques peurs bleues en fronçant Quelque chose entrave sa simple bouille d’enfant sage. Wonder Sortie le 20 décembre. légèrement ses sourcils. Comme un acteur aguerri maîtrisant si bien son outil qu’il le dégainerait à peine. Or, qui dit savoir-faire dit performance, passage obligé de tout talent émergeant souhaitant transformer l’essai. C’est chose faite avec Wonder de Stephen Chbosky (Le Monde de Charlie) où le jeune acteur se frotte à l’exercice du rôle physiquement complexe à grosse prépa. C’est dans la peau altérée d’Auggie Pullman, atteint d’un handicap esthétique congénital, qu’il s’est glissé. Passionné d’astronomie et de Star Wars, protégé par une famille aimante (Julia Roberts et Owen Wilson jouent les parents), le garçon fait sa première rentrée scolaire. Étape cruciale qui soumet au regard des autres sa singularité physique, éveillant la curiosité mais aussi les sarcasmes. Méconnaissable sous sa prothèse (Auggie a subi 27 interventions chirurgicales), Jacob Tremblay n’a que ses deux yeux merveilleux pour faire exister ce gamin vif, combatif, modèle d’autodérision et de résilience. En anglais, « wonder » signifie « merveille » mais aussi « prodige ». Xavier Dolan ne s’y est pas trompé. Pour The Death and Life of John F. Donovan, il a choisi Jacob Tremblay pour incarner, aux côtés de Jessica Chastain, Natalie Portman, Kathy Bates et Susan Sarandon, un garçon très « wonder » qui entretient une relation épistolaire avec une star hollywoodienne. L’un s’est vraisemblablement reconnu dans l’autre.



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