Illimité n°271 novembre 2017
Illimité n°271 novembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°271 de novembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 138 Mo

  • Dans ce numéro : Nawell Madani rafle sa mise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 – Mise à jour Par Anouk Brissac Photos DR – Le court des grandes Dans Battle of the Sexes, Emma Stone envoie bouler son image de petite fiancée d’Hollywood en une balle de match bien balancée. L’an dernier, Emma Stone décrochait, à 28 ans, l’Oscar de la meilleure actrice pour La La Land, comédie musicale virevoltante qui remettait les claquettes au goût du jour. Un sacre professionnel qui récompensait un rôle de jeune actrice, Mia, « montée » à Hollywood pour y accomplir ses rêves de jeu et de reconnaissance. sance. En lorgnant sur la carrière de son interprète, on s’apercevait alors que la statuette couronnait une trajectoire étrangement similaire à celle de son double fictionnel. Comme Mia, Emma a été cette gamine férue d’« acting » au point de convaincre, à 15 ans, sa famille de s’installer à Los Angeles en leur démontrant, PowerPoint à l’appui, qu’elle y parviendrait. Et elle y est parvenue. Pâleur exquise, visage juvénile aux traits géants et magnétiques, jeu mêlant fièvre adolescente et sang froid de pro, la gamine a gravi les échelons avec une souplesse de chat. Elle a d’abord mis son sourire immense au service de comédies gentiment décalées é (SuperGrave, Easy Girl) avant de tisser sa toile plus large- ment grâce à la série des Amazing Spider-Man. Une fois le grand public hameçonné par ses grands yeux de velours jade, ne manquait que l’adoubement critique qu’elle obtint vite aux bras de grands cinéastes (Woody Allen len avec Magic in the Moonlight et L’Homme irrationnel, Iñárritu avec Birdman, bientôt Yórgos Lánthimos avec The Favourite). Inégalable girl next door au charme preppy, la petite chérie de la cité des anges virait logiquement girl next d’or, crevant, en quelques chorés gracieuses dans les bras de Ryan beautiful Gosling, la dernière membrane vers le firmament des stars. Mais quoi après cette fulgurance ? Comment faire pour que la lourde récompense ne leste pas la suite ? Pour se renouveler, rien ne vaut le sport ou l’engagement dans une cause. Emma Stone a choisi les deux. Et revient dans Battle of the Sexes, devant la caméra d’un duo low profile Retourner pousser la chansonnette Interprète d’I Got You Babe au coté de Sonny, Cher devient star de ciné dans les années 80. Auréolée d’un Oscar en 88 pour Éclair de lune, la chanteuse semble décider qu’elle ne pourra pas aller plus haut et quitte Hollywood. Dix ans plus tard, elle pond « Believe », tube démocratisant l’autotune. Une carrière placée sous le signe du panache. (les réalisateurs de Little Miss Sunshine), planquée sous une colo brune, des carreaux format chips et un corps massifié. Éradiquée la jeune fille aux moues craquantes, place à l’histoire vraie de Billie Jean King, joueuse de tennis insoumise qui, Emma Stone est planquée sous une colo brune, des carreaux format chips et un corps massifié. dans les années 70, livra un combat pour l’égalité des sexes dont l’apogée fut un match contre Bobby Riggs (SteveCarrel), trublion autoproclamé roi des machos. Nette, tenue et précise, la BJK de Stone déboulonne en quelques frappes le mâle goguenard et la jeune actrice fraîchement étoilée pour, au final, grimper à nouveau sur le podium. L’air de rien, Stone affirme cette fois sa maturité trouvée, son désir de mettre le charme pour une fois à l’arrière-plan, sa volonté d’être un peu plus que « la petite chérie d’Hollywood ». Un geste subtil et autoritaire comme un passing-shot. COMMENT GÉRER L’APRÈS OSCAR ? PETIT GUIDE À L’USAGE DES LAURÉATES Se lancer dans la politique 20 ans après ses deux statuettes aux débuts des 70’s (Love puis Une maîtresse dans les bras, une femme sur le dos), l’actrice britannique Glenda Jackson claque la porte du cinéma pour s’installer à la Chambre des communes. Sans le cynisme glacial de Claire Underwood, elle a failli succéder à Tony Blair. Se crasher Battle of the Sexes Sortie le 22 novembre. Pour le pire et le meilleur lui vaut un Oscar qui marque aussi le début de la dégringolade pour Helen Hunt. Les seconds rôles falots s’enchaînent alors plus vite que les sorties Marvel en 2017. L’actrice retrouvera un peu de lumière en assistante sexuelle pour handicapés dans The Session. Avouons-le  : son charme yankee nous manque.



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