Illimité n°271 novembre 2017
Illimité n°271 novembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°271 de novembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 138 Mo

  • Dans ce numéro : Nawell Madani rafle sa mise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 – Décryptage Par François Rieux Photos DR THIERRY KLIFA – Les lois de l’attraction Dans Tout nous sépare, Thierry Klifa fait croiser le fer à Catherine Deneuve et Nekfeu dans un polar méditerranéen sur fond de trafic de stups. Une rencontre de panzers médiatiques qui fait complètement dévier la trajectoire du film Dans un petit café du V e arrondissement, Thierry Klifa est détendu, tout sourire, presque confiant. C’est le début du marathon promo de son nouveau film, Tout nous sépare, un polar minimaliste où Catherine Deneuve incarne une riche industrielle victime du chantage d’une petite frappe de cité jouée par le rappeur Nekfeu. Le face-à-face, chic et inattendu, affole depuis son annonce toute la sphère médiatique. Pensez donc  : la reine mère du cinéma français face à l’idole des jeunes en sneakers, c’est la promesse d’occuper le terrain comme jamais  : chez Télérama comme chez Technikart, sur les ondes d’Europe 1 comme sur celles de Skyrock et probablement sur le canapé de Michel Drucker autant que sur le fauteuil design de YannBarthes. L’industrie ciné se demande comment faire exister ses projets face au flux délirant de sorties hebdos ? Tout nous sépare n’a pas eu à se poser la question. Klifa confirme  : « On a fait environ deux millions de vues en une semaine pour le teaser, les avant-premières publiques sont pleines à craquer, une couv des Inrocks est prévue et les télés sont très intéressées aussi. Au moins, les gens seront au courant que le film existe, ce qui est presque un exploit en France de nos jours… » La machine promotionnelle semble donc huilée comme rarement mais, évidemment, Thierry Klifa se refuse à parler de « calcul » et ne met en exergue que son envie d’observer deux mastodontes aux antipodes  : « Il ne faut pas se méprendre. Ce n’est pas parce que les gens sont réceptifs à la promo qu’ils iront forcément voir le film. D’autant que la jeune génération ne regarde plus trop la télévision, ne lit plus trop la presse. Sincèrement, j’ai pensé à ce duo comme à un choix esthétique, jamais comme à un argument marketing. Tout nous sépare a été compliqué à financer. Vraiment. Et ce n’est pas la présence de Nekfeu qui a facilité les choses  : autant mes neveux en sont fans, autant les personnes qui gèrent ces détails dans le milieu ne le connaissaient pas. » Se joue là un intéressant écart de perception entre l’industrie et les médias, qui est aussi, par ricochet, celui du film. Conçu comme un rapport de force entre une icône historique et « une idole des jeunes », Tout nous sépare se propose d’inviter le public de Nekfeu à pénétrer dans l’univers cinéma de Catherine Deneuve, dont c’est le troisième film aux côtés de Klifa, tout en rêvant que la mystique du rappeur rénove d’un coup l’imagerie dans une sorte de balancier virtuose en mode gagnant. La presse, le cinéma français, eux, nous  : tout le monde trouvera son compte dans ce drôle de « coup marketing » -là. Tout nous sépare Sortie le 8 novembre. « Les gens sauront que le film existe, ce qui est presque un exploit en France de nos jours… » LES ROOKIES DE CATHERINE Chiara Mastroianni Ma saison préférée (1993) Beauté marmoréenne à l’élégance papier glacée, Chiara Mastroianni est la digne fille de sa mère. Elle se révèle au grand public dans la family movie ambiguë d’André Téchiné. Un petit rôle de jeune femme trouble et sensuelle qui permet à l’actrice de suivre illico la voie maternelle. Björk, Dancer in the Dark (2000) Chanteuse expérimentale aux looks mutagènes et à la voix de crécelle, Björk se retrouve face à Deneuve dans ce drame musical hystérisant signé Lars Von Trier. Grâce à ce duo iconique, la pop star décroche le prix d’interprétation féminine à Cannes la même année. On dit merci qui ? Rod Paradot, La Tête haute (2015) Toujours dans la catégorie coup de pouce, Deneuve incarne une juge pour enfants qui se prend d’affection pour un jeune délinquant dans ce drame social. Face à elle, Rod Paradot, apprenti en CAP menuiserie et qui n’y connaît rien en acting. Et hop  : un César du meilleur espoir masculin en 2016. Magique Cathy ?



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