Illimité n°270 octobre 2017
Illimité n°270 octobre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°270 de octobre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 134 Mo

  • Dans ce numéro : Dupontel, tout en haut...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Au revoir là-haut Sortie le 25 octobre. Le grand papier Par Romain Thoral Photos DR & Stéphane Prébois – 33 Chauffe Albert ! Avec Au revoir là-haut, épopée se déroulant lors de la Première Guerre mondiale adaptée du Goncourt 2013, Albert Dupontel enclenche la vitesse supérieure et propulse son cinéma miniature dans une dimension popu et romanesque. Une métamorphose. Il aurait pu passer sa vie à usiner ses petits « cartoon sociaux », comme il les appelle. Des films d’une envergure, d’un budget et d’une ambition toujours très similaires qu’il nous livre tous les trois, quatre ans depuis Bernie en 1996. Des bides, des hits, des cultes, des pas terribles, mais des films conçus comme une collection de miniatures qui posséderaient toutes le mérite de ne ressembler à rien de connu, si ce n’est à Albert Dupontel. Et puis un beau jour, les planètes se sont alignées pour mieux le faire dévier de son orbite. Comme tout le monde, Dupontel tombe sur le best-seller de Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut, Goncourt 2013 et grande fresque 14-18 portée par un artiste gueule cassée qui a des comptes à régler avec son papa surfriqué. Tiens, un mec hors système, des conflits familiaux, un regard politique sur l’époque  : Dupontel s’y retrouve. La fresque ? Connaît pas. Les scènes sur le champ de bataille ? Non plus. Le film en costume à 16 patates ? Encore moins. Il va quand même s’y coller et sortir de sa petite tanière bien chaude pour se confronter à une certaine idée de cinéma populaire. Si l’œuvre de Dupontel ne semblait pas tendre forcément vers ce film-là, Au revoir là-haut ressemble pourtant à une forme d’accomplissement total. La preuve éclatante que son univers ne tenait pas qu’à une question d’échelle et qu’un cinéaste tout-terrain est apparu à force de labourer obstinément le même sillon. L’avenir, et le score en salle, nous diront si ce grand film fédérateur, d’un confort haut de gamme, tenait plus de la douce anomalie que du nouveau départ. Le présent, lui, nous a poussés à aller inspecter de près cette soudaine métamorphose. Albert Dupontel, Au revoir là-haut est conçu comme un grand film classique, une invitation au voyage. Néanmoins, il est assez particulier dans son énonciation puisqu’il est raconté intégralement à travers les yeux de ton personnage, Albert Blibli, qui n’est pas le héros du film… — Oui, et il fallait que le spectateur ne ressente aucune confusion à ce sujet. Le héros c’est le personnage d’Édouard Péricourt, qui tient par exemple plus de place dans le film que dans le livre. Lui, c’est l’artiste idéal, c’est la grande conscience, il est pas malin, son père l’est, lui est intelligent, c’est encore au-dessus, donc c’est un héros de cinéma. Il conteste le monde avec violence, il est radical, donc forcément il me parlait. Il me fascinait à un tel point que c’est sa personnalité qui a infusé l’esthétique du film, notamment via les masques, bien sûr. Après je devais gérer le mouvement de balancier entre Édouard et Albert. Gérer l’équilibre des forces entre les deux, faire en sorte qu’Albert puisse avoir ▶ ▶



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