IGN Magazine n°97 jan/fév/mar 2020
IGN Magazine n°97 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : un IGN en trois dimensions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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E N S E I G N E M E N T & I N N O V A T I O N Image post-traitée issue du satellite Modis montrant la concentration de phytoplancton dans l’océan Indien. A dministrateur de base de données, consultant en environnement, développeur de logiciels SIG, chercheur en sciences du territoire, ingénieur en webmapping… l’ENSG-Géomatique forme à de nombreux métiers. Pour obtenir leur diplôme, accrédité par la Commission des titres d’ingénieur, les étudiants doivent effectuer une mobilité de douze semaines minimum à l’étranger. L’école développe ainsi des partenariats dans le monde entier avec d’autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche en géomatique. « C’est une réelle opportunité d’aller voir ce qui se fait ailleurs. Ces stages sont l’occasion de développer leur réseau professionnel et 24/IGN MAGAZINE/HIVER 2020 D E S É T U D I A N T S S U R L E T E R R A I N Une école ouverte sur le monde Les futurs ingénieurs de l’École nationale des sciences géographiques (ENSG-Géomatique) ont la possibilité d’effectuer leurs stages à l’étranger. Trois étudiantes reviennent sur cette expérience enrichissante qui a orienté leurs choix professionnels. Y peuvent aussi déboucher sur une embauche », explique Claire Driessens, chargée des relations internationales à l’ENSG. Entrer dans le concret au Québec « Pour moi, les stages ont été essentiels », confirme Chloé Daudon, ancienne étudiante. En deuxième année, elle s’est rendue à l’Université de Sherbrooke, au Québec. Son champ d’étude  : l’évolution de la densité de phytoplancton dans l’océan Indien à partir d’images satellitaires. « J’ai appliqué, en conditions réelles, des méthodes apprises à l’école comme le traitement d’images et la télédétection. » Le but était d’identifier et DR
de scinder l’océan Indien en régions se différenciant par l’évolution annuelle de la concentration du phytoplancton afin d’aider à la planification des zones d’études pour les futures croisières de l’International Indian Ocean Expedition. « Six à huit régions ont été identifiées et les résultats ont fait l’objet d’une publication scientifique dans la revue Deep-Sea Research Part II. » De l’archéologie sous-marine à Chypre… Lorsqu’elle apprend qu’à Chypre une université est spécialisée dans la recherche en photogrammétrie sous-marine et archéologique, Rose Mathelier décide aussitôt d’y postuler. Sous la supervision d’un chercheur local, Dimitrios Skarlatos, elle étudie des photographies sous-marines d’épaves captées par des plongeurs-étudiants. Sous la mer, la qualité des prises de vue est altérée par les propriétés physiques de l’élément aquatique (diffusion des rayons lumineux, absorption des longueurs d’onde rouge), les méthodes de mesure traditionnellement employées en archéologie sont plus difficilement applicables. Les archéologues utilisent la photogrammétrie pour localiser des vestiges de façon rapide et précise. « Le processus photogrammétrique doit être adapté aux particularités de l’élément aquatique. C’était l’objet de mon stage, explique l’ancienne étudiante. J’ai rapidement pris en main le logiciel PhotoScan pour post-traiter des données sous-marines provenant de l’excavation du Mazotos, une épave située au large de Larnaka, à Chypre. J’ai aussi participé à l’excavation d’une autre épave, le Nissia, près de Famagouste. » Ce travail comparé sur différents logiciels (PhotoScan, MicMac…) et cette expérience sur le terrain ont mis en avant deux protocoles distincts  : un premier, adapté aux conditions de terrain, où l’essentiel est d’aller vite pour disposer d’un résultat afin de préparer l’expédition du lendemain, et où l’on peut se contenter d’une précision moindre ; et un second, après la fin de l’excavation, où l’on cherche à atteindre la meilleure qualité possible, quitte à prendre plus de temps, afin de réaliser des modèles 3D précis de l’ensemble des artefacts excavés. « Mes tests n’ont pas fait ressortir un logiciel de photogrammétrie meilleur que les autres, chacun a sa manière d’arbitrer les exigences de précision, de robustesse et de vitesse d’exécution, ce qui le rend plus adapté au premier ou au second protocole », ajoute-t-elle. … à la fonte des glaciers en Norvège De l’autre côté de l’Europe, à Oslo, Olivia Gautrais a quant à elle suivi l’évolution de glaciers au Svalbard. « Je voulais absolument aller en Norvège, confie-t-elle. Je souhaitais appliquer les techniques de la photogrammétrie sur la glace, un élément peu connu. » À partir de prises de vue aériennes acquises en 2013 et 2014 par des caméras GoPro installées sous des, hélicoptères, elle a modélisé en 3D les mouvements des E N S E I G N E M E N T & I N N O V A T I O N Géomatique PAR O L E D’E X P E R T - - - Claire Driessens, chargée des relations internationales à l’ENSG « Nous développons des partenariats avec les universités en Europe et dans le monde  : en République tchèque, en Italie, en Allemagne ou au Québec, entre autres. L’idée pour nous est que nos étudiants reviennent avec une expérience multiculturelle très riche. Non seulement ils sont confrontés à une langue étrangère mais en plus c’est l’occasion pour eux d’avoir accès à des matières qui ne sont pas enseignées chez nous, comme la glaciologie en Norvège. Enfin, cela leur donne une expérience du monde du travail en dehors de la France, ce qui est très apprécié par leurs futurs employeurs. » Discipline qui regroupe l’ensemble des outils et méthodes d’acquisition, de représentation, d’analyse et d’intégration des données géographiques. Elle consiste en au moins trois activités distinctes  : collecte, traitement et diffusion des données géographiques. Photogrammétrie Technique de représentation d’un objet en 3D qui repose sur l’analyse de plusieurs images prises selon des points de vue différents. HIVER 2020/IGN MAGAZINE/25 0



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