IGN Magazine n°97 jan/fév/mar 2020
IGN Magazine n°97 jan/fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de jan/fév/mar 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : un IGN en trois dimensions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Istock, Django 0, O U T I L S & D O N N É E S Des élèves découvrent l’environnement par la data Les lycéens et collégiens d’Île-de-France seront les premiers à manipuler le tout nouveau GeocubX, un petit appareil qui combine un récepteur GNSS et des capteurs de mesures environnementales. E n 2006, l’équipe de Laboratoire d’optoélectronique, de métrologie et d’instrumentation (Loemi) de l’IGN concevait le Geocube, un récepteur GPS compact, autonome et capable de fonctionner en réseau. Près de quinze ans plus tard, l’équipe met en service une nouvelle version de l’appareil  : le GeocubX. « Nous avions l’idée de faire évoluer le Geo cube. Nous avons candidaté à un appel à projets de la Région Île-de-France sur le thème «La science pour tous, culture scientifique technique et industrielle». Et nous avons obtenu un soutien pour équiper des établissements scolaires », indique Jean-Philippe Souchon, ingénieur au Laboratoire des sciences et technologies 22/IGN MAGAZINE/HIVER 2020 G E O C U B X À L’É C O L E de l’information géographique (LaSTIG). Dans les prochains mois, une vingtaine de lycées et collèges d’Île-de-France, et une dizaine dans le monde 1, seront les premiers à tester le GeocubX. Ce petit boîtier de haute technologie offre une multitude de possibilités pour suivre l’état et l’évolution des données environnementales. Il se compose d’un socle de base équipé d’un récepteur GNSS et de capteurs qui mesurent la luminosité, les UV, la température et la pression atmosphérique. On peut y superposer différents étages de capteurs spécifiques pour la pollution de l’air, la pluviométrie, la direction et la vitesse du vent, l’ozone, la sismicité… « Par rapport au Geocube de première génération, nous avons revu l’ergonomie matérielle
pour faciliter l’empilement des différentes couches de capteurs. Par ailleurs, si les données étaient transmises par radio, le GeocubX, lui, y ajoute la 3G et le Wifi », explique Olivier Martin, du LaSTIG. Un support pédagogique Pour l’IGN, l’initiative GeocubX à l’école est une belle occasion de tester les fonctionnalités de l’appareil dans un programme pédagogique. « Contribuer à éveiller les jeunes aux sciences est aussi quelque chose d’intéressant pour nous », ajoute Jean-Philippe Souchon. Les élèves participeront au projet dans le cadre de classes de sciences physiques, mathématiques, technologie, sciences de la vie et de la terre. Ils suivront l’évolution des données de leur établissement, mais aussi des autres, via un site Internet conçu spécialement 2. « Les élèves pourront croiser sur des graphes les différentes informations de leur appareil pour étudier, par exemple, la corrélation entre la qualité de l’air et la météo. Ils pourront aussi comparer leurs données avec celles d’un établissement situé à l’autre bout de la région, ou du monde », poursuit l’ingénieur. Jongler avec la donnée Le projet sera porté par l’équipe pédagogique, mais le Loemi pourra bien sûr venir en appui. Plusieurs kits pédagogiques sont en cours d’élaboration pour familiariser les élèves aux concepts de GNSS ou de géodésie, au suivi de la météo, à la mesure des particules fines ou de la concentration en ozone. « L’idée est qu’ils connaissent les bases pour ensuite pouvoir s’amuser en manipulant les données, ces mystérieuses data », précise Olivier Martin. Les vingt premiers établissements franciliens volontaires pourront recevoir leur GeocubX dans les prochains mois. Au départ, ils n’utiliseront que l’étage de base, puis pourront au fur et à mesure y installer eux-mêmes les étages supplé- IGN Ponts et glaciers sous l’œil du Geocube Un Geocube installé sur le site de glissement de terrain de Super- Sauze près de Barcelonnette (04). O U T I L S & D O N N É E S « Les élèves pourront croiser sur des graphes les différentes informations de leur appareil. » mentaires. « Nous espérons avoir des établissements aux quatre coins de l’Île-de-France et dans des secteurs variés (urbain, périurbain ou rural) pour que les comparaisons soient intéressantes. L’objectif, à terme, est d’élargir le réseau à tout le pays. Nous avons, en France, une diversité de climats intéressante à observer et à comparer par nos futurs «data scientists» », se réjouit Jean-Philippe Souchon. 1. Via le réseau des écoles françaises dans le monde. 2. geobs.fr Ultra-compact, autonome et peu gourmand en énergie, le Geocube a été utilisé dans des lieux aussi différents que l’Etna, le glacier d’Argentière, le site de Super-Sauze ou le pont de Brotonne, en Normandie. Le principe  : plusieurs appareils sont installés autour ou sur un élément à surveiller. Ils collectent la position GNSS exacte, et parfois quelques données environnementales complémentaires comme la pluviométrie ou la sismicité. Les appareils communiquent entre eux puis transmettent les informations à un serveur distant, qui traite les données afin d’obtenir les différents mouvements comme un glissement de terrain ou encore la vitesse d’avance d’un glacier. Après un transfert de technologie, le dispositif est désormais commercialisé par la société Ophelia. ce HIVER 2020/IGN MAGAZINE/23



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