IGN Magazine n°96 oct/nov/déc 2019
IGN Magazine n°96 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°96 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : la Géodesie, les pieds sur terre...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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E N S E I G N E M E N T & I N N O V A T I O N Satellite laser ranging. C omment suivre avec précision la montée du niveau des mers et la fonte de la calotte glaciaire ? Comment évaluer les déformations de la Terre sous l’effet de l’activité sismique et volcanique ? La compréhension de l’évolution de notre planète nécessite des 24/IGN MAGAZINE/AUTOMNE 2019 C H A N G E M E N T C L I M A T I Q U E Mieux cerner les évolutions de la Terre Pour répondre aux défis posés par la Terre, en constante évolution, un des enjeux consiste à améliorer les mesures du repère international de référence terrestre (ITRF). Ce sera un objectif fort du futur observatoire géodésique fondamental de Tahiti, auquel contribuent les chercheurs du projet « Géodésie ». mesures très précises localisées finement grâce au repère international de référence terrestre (ITRF – International Terrestrial Reference Frame), calculé depuis 1985 par l’IGN et publié en moyenne tous les quatre ans. Géophysiciens, astronomes et climatologues ont besoin de cet indicateur. « Ces dernières années, l’importance de ce repère s’est réaffirmée au niveau inter- NASA’s Goddard Space Flight Center/Bill Hrybyk
« Nous proposons de traiter l’ensemble des données disponibles depuis l’avènement de la géodésie spatiale avec un logiciel spécifique. » national  : dans le contexte de changement climatique, les données fournies par l’ITRF s’avèrent en effet de plus en plus précieuses », explique David Coulot, enseignant-chercheur à l’École nationale des sciences géographiques (ENSG-Géomatique) et rattaché à l’équipe de Géodésie de l’Institut de physique du globe de Paris. Problème, « l’exactitude actuelle de ces références ne répond pas complètement aux défis posés par le système Terre en constante évolution », reprend David Coulot. C’est pourquoi, dans le cadre du Système d’observation géodésique global (GGOS), des exigences strictes ont été fixées pour la prochaine décennie  : une exactitude de 1 mm et une stabilité de 0,1 mm/an. Le projet de recherche « Géodésie », financé par l’Agence nationale de recherche, regroupe 24 chercheurs et a pour objet de mieux qualifier les références fournies par la géodésie spatiale. Améliorer les instruments et les méthodes Pour mesurer l’ITRF, quatre techniques sont employées  : le système de géodésie spatiale de détermination d’orbite et de radiopositionnement intégré par satellite (Doris), les systèmes de positionnement par satellite (GNSS) ou encore les techniques laser lunar ranging (LLR), satellite laser ranging (SLR) et very long baseline interferometry (VLBI). « L’amélioration des mesures passe inévitablement par l’amélioration des instruments et des méthodologies impliquées, explique David Coulot. Avec le projet E N S E I G N E M E N T & I N N O V A T I O N 3 Q U E S T I O N S À Michel Diament Physicien, membre de l’équipe gravimétrie et géodésie spatiale à l’IPGP Pourquoi avoir choisi d’implanter le futur observatoire à Tahiti ? La première raison est purement géographique. Les scientifiques ont besoin de s’appuyer sur des réseaux mondiaux de mesures géodésiques. Or, il existe beaucoup plus de stations de mesures dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud. L’observatoire de Tahiti viendra combler un manque à ce niveau. Le fait que Tahiti soit une île a-t-il été déterminant dans le choix de cette implantation ? En effet, la surface du globe étant en grande partie couverte par les océans afin d’obtenir la répartition des stations de mesure la plus homogène possible, il est incontournable de les positionner sur des îles. La position de Tahiti, en plein cœur de l’océan Pacifique, est donc idéale pour l’installation de ce type de projet. Un observatoire est déjà en place actuellement à Tahiti. Le projet prévoit-il de l’utiliser ? En effet, Tahiti possède déjà des infrastructures. Mais le site de l’actuel Observatoire géodésique de Tahiti (OGT) ne convient plus, notamment pour des questions de place. Un nouveau site qui rassemblerait toutes les techniques de géodésie spatiale est envisagé au nord de l’île de Tahiti. AUTOMNE 2019/IGN MAGAZINE/25



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