IGN Magazine n°96 oct/nov/déc 2019
IGN Magazine n°96 oct/nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°96 de oct/nov/déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : la Géodesie, les pieds sur terre...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L E DOSSIER E n France, l’IGN est l’un des principaux fers de lance de la géodésie, discipline qui croise de nombreuses approches scientifiques et de multiples outils. Sa mission en la matière est définie par un décret d’octobre 2011. « Officiellement, l’IGN est ainsi chargé de concevoir et constituer une infrastructure géodésique cohérente avec les systèmes internationaux, et d’assurer la gestion du système national de référence géographique, gravimétrique et altimétrique », rappelle Thierry Person, chef du service de Géodésie et de métrologie (SGM) qui regroupe 67 collaborateurs basés à Saint-Mandé. Des références géographiques… Le premier volet de ce système national se nomme RGF93 – pour réseau géodésique français 1993. Seul système géodésique légal sur le territoire métropolitain, le RGF93 est aussi la composante française du système européen ETRS89 et, par affiliation de ce dernier, du système de référence mondial ITRS, né de la volonté de structurer un outil international pour les usages scientifiques et les besoins sociétaux de positionnement. Des systèmes gigognes, qui mobilisent de nombreux collaborateurs de l’IGN… « Concernant le système national, le rôle du SGM est triple. Nous devons à la fois réaliser et maintenir cette référence tout en en assurant l’accès aux utilisateurs. Pour cela, nous publions des coordonnées des différents points géodésiques appartenant aux réseaux matérialisés d’une part (RRF, RBF et RDF), et au réseau GNSS permanent (RGP) d’autre part », précise Thierry Person. Le RGP fédère 536 stations permanentes implantées sur le territoire français, dont 25 appartiennent en propre à l’IGN. « L’équipe Réseaux et services en géodésie spatiale du SGM gère le rapatriement et l’analyse des données du RGP pour la maintenance du RGF93 tout en assurant leur sauvegarde et l’archivage », poursuit Thierry Person. De son côté, l’équipe Réseaux matérialisés est chargée d’entretenir les 1 032 points des réseaux RRF et RBF. Le SGM contribue également à l’infrastructure géodésique internationale, seul ou en coopération avec le CNES pour les GNSS (IGS et REGINA) ou DORIS, ou avec le SHOM et le CNRS pour le projet SONEL. C’est l’équipe géodésie IGN de l’UMR IPGP (voir page 15) qui est chargée de produire l’ITRF, le repère international de référence terrestre qui est une réalisation de l’ITRS. … altimétriques… Le SGM est également chargé du système national de référence verticale basé sur l’altitude, une notion différente de la hauteur ellipsoïdale renseignée par les données géographiques. « La connaissance de l’altitude – qui se définit par rapport au niveau de la mer – est indispensable pour de nombreuses applications, en particulier toutes celles qui s’intéressent à l’écoulement de l’eau », poursuit Bruno Garayt, chef adjoint du SGM. Le système altimétrique IGN69 en usage en France métropolitaine s’appuie sur une infrastructure matérialisée composée de 380 000 repères 10/IGN MAGAZINE/AUTOMNE 2019 Produits, information, travaux spéciaux… les autres missions du SGM L’équipe produits Géodésie est chargée du développement et de la maintenance des principaux logiciels et bases de données du SGM. Elle fournit par ailleurs des prestations de calculs, d’expertise ou de conseil en interne, mais aussi auprès de clients externes à l’IGN. Le département de l’Information géodésique assure, entre autres missions, la diffusion sur Internet des fiches signalétiques de l’ensemble des sites géodésiques et des repères de nivellement français. Son équipe garantit également l’accès des utilisateurs aux outils qui converstissent les coordonnées de tout point du territoire national dans les systèmes usités en France. Le département des Travaux spéciaux est spécialisé dans le domaine de la métrologie, une discipline qui repose sur l’usage des techniques de géodésie à une échelle beaucoup plus fine. Il intervient principalement sur des sites industriels, des chantiers de génie civil et dans le cadre de projets scientifiques.
L E DOSSIER L’I T R S Le système de référence géodésique mondial Le 5 mars 2019 a vu la parution d’un décret qui définit l’ITRS comme le système national de référence géodésique pour l’ensemble des territoires ultramarins. Cette évolution législative a un impact important pour les acteurs des territoires antillais ayant une mission de service public. En effet, ce nouveau texte les contraint à adopter d’ici à trois ans le système de coordonnées RGAF09, équivalent ultramarin du RGF93. Promue de longue date par l’IGN, cette décision met fin à une situation marquée par des incohérences d’ordre décimétrique entre les îles et par l’absence de lien traçable avec l’ITRS. « L’IGN conçoit une infrastructure géodésique cohérente avec les systèmes internationaux. » de nivellement. Ces dernières années, l’usage combiné progressif du GNSS et de modèles de conversion de la hauteur ellipsoïdale en altitude de plus en plus précis a changé la donne quant à l’observation et l’entretien du réseau de nivellement. Aujourd’hui, l’équipe Réseaux matérialisés maintient uniquement 13 000 groupes d’au moins trois repères (triplet). « Par définition et construction, les systèmes altimétriques ont historiquement une réalité limitée à un territoire. Des études vers une référence altimétrique mondiale sont cependant en cours, exploitant en particulier les données gravimétriques satellitaires et issues d’infrastructures mondiales », indique Bruno Garayt. … et gravimétriques Depuis le décret de 2011, l’IGN est aussi chargé de l’établissement et de l’entretien du réseau français de référence gravimétrique qui repose sur la mesure et l’étude des variations du champ de pesanteur pour des besoins de recherches géologiques et minières par exemple, ou pour améliorer les modèles de conversion altimétrique. « Dans ce cadre, le SGM a pour mission d’implanter et de maintenir une infrastructure gravimétrique de référence, qui se matérialise par les 1 032 points du L E X I Q U E GNSS Global Navigation Satellite System. Nom générique des systèmes de navigation satellitaire (voir p.16). RRF, RBF et RDF Le réseau de référence français, le réseau de base français et le réseau de détail français sont les trois composantes du réseau géodésique français matérialisant le système de référence RGF93. SONEL Système d’observation du niveau des eaux littorales qui fournit des données de grande qualité métrologique sur le niveau de la mer. International GNSS Service (IGS) Service scientifique de l’Association internationale de géodésie (AIG) qui met à disposition des données et des produits dans le cadre de l’utilisation des systèmes GNSS. DORIS Détermination d’orbite et radiopositionnement intégré par satellite (voir p.26). REGINA Projet CNES-IGN d’infrastructure GNSS mondiale pour l’IGS et la navigation. RBF, précise Thierry Person. À noter qu’à travers l’équipe géodésie de l’Unité mixte de recherche de l’Institut de physique du globe de Paris, l’IGN est également très actif dans le domaine de la gravimétrie spatiale qui joue aujourd’hui un rôle clé dans les sciences de la Terre. » Pour en savoir plus sur les coordonnées  : https://geodesie.ign.fr/contenu/fichiers/coordonnees.pdf AUTOMNE 2019/IGN MAGAZINE/11



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