IGN Magazine n°94 avr/mai/jun 2019
IGN Magazine n°94 avr/mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de avr/mai/jun 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 17,0 Mo

  • Dans ce numéro : la géographie au service du progrès.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L E DOSSIER Grand territoire d’Orly Des mesures pour lutter contre les nuisances aéroportuaires L’aéroport de Paris-Orly est source d’émissions sonores et polluantes. L’Acnusa, autorité indépendante, s’appuie sur des fonds et des données IGN pour évaluer de façon robuste l’impact des nuisances sur les populations survolées. L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) est concentrée sur les impacts des activités sur l’environnement et la santé. « Nous veillons à l’exactitude des mesures du bruit et de la qualité de l’air à proximité des aéroports », explique Anne-Laure Verneil, acousticienne, responsable du pôle Bruit. L’Autorité homologue les systèmes de mesure de bruit et s’assure que leur maintenance est fiable. Elle veille à la transparence des informations. « Depuis peu, l’aéroport de Paris -Orly s’est doté d’un outil pour visualiser les trajectoires et les mesures de bruit associées à chaque passage d’avion de la station la plus proche », précise l’acousticienne. L’Acnusa émet également des avis sur les plans et programmes des aéroports et ceux des territoires concernés. En matière de bruit, il s’agit des plans d’exposition au bruit (PEB), des plans de gêne sonore (PGS) et des plans de prévention du bruit dans l’environnement. Le PGS ouvre droit à des aides à l’insonorisation. Autour de Paris-Orly, il concerne 130 387 habitants. « Ces plans, élaborés par modélisation, sont diffusés sur le Géoportail, reprend Gilles Leblanc Président de l’Acnusa 14/IGN MAGAZINE/PRINTEMPS 2019 3 Q U E S T I O N S À Quels sont les moyens d’action de l’autorité de contrôle ? L’Acnusa est composée d’un collège de 10 membres choisis pour leur expertise sur des sujets liés à l’environnement, la santé, la navigation aérienne, le droit… Dans le cadre de son pouvoir de sanction, l’Acnusa est également accompagnée de 7 membres associés, représentant les associations de protection de l’environnement, les riverains des aéroports et les professionnels du secteur aérien. Pour exercer leurs missions, les membres s’appuient sur une petite équipe de 12 agents répartis sur 2 pôles techniques (bruit et air), 1 pôle juridique et 1 pôle administration et communication. Le budget Anne-Laure Verneil. L’usager peut ainsi vérifier s’il est éligible aux aides. » Le trafic de l’aéroport d’Orly est strictement encadré par une décision ministérielle de 1968, imposant un couvre-feu. L’Acnusa sanctionne, à l’issue d’une procédure contradictoire, les infractions relevées par procès-verbaux par les agents assermentés de l’État. Il s’agit essentiellement du non-respect des volumes de protection environnementale (VPE) et de l’utilisation abusive des réacteurs auxiliaires (APU) au stationnement. Ces cinq dernières années, l’autorité a prononcé 116 décisions pour un montant de 790 000 euros et 86 dossiers sont actuellement en cours d’instruction. « La qualité des données géoréférencées et la représentation cartographique utilisée par chacune des parties prenantes sont essentielles pour bien appréhender les règles et l’impact des infractions sur l’environnement et la santé », explique enfin Anne-Laure Verneil. Pour en savoir plus www.acnusa.fr PGS de l’aéroport d’Orly sur le Géoportail  : www.geoportail.gouv.fr de l’autorité est modeste, il est de 1,9 million d’euros. Que pensez-vous du projet de Géoplateforme de l’IGN ? En tant que président d’une autorité administrative garante de l’information transmise, j’adhère bien évidemment à une meilleure utilisation des données publiques en France. C’est un enjeu fort de modernisation de l’État, et c’est seulement à travers la connaissance que nous pouvons agir efficacement. Quelles sont les recommandations portées par l’autorité sur Paris-Orly ? La première concerne le respect et la consolidation des règles environnementales. Il s’agit de réduire le nombre des infractions. La deuxième concerne la protection des territoires et de leurs habitants dans les périmètres du PEB et du PGS. Les 200 logements exposés à plus de 70 dB Lden 1 appellent une réponse d’urgence sanitaire ; les 18 000 logements situés dans les zones II (Lden 65) et III (Lden 55) doivent être insonorisés. L’autorité recommande d’y faire converger les financements à l’insonorisation et ceux destinés à la rénovation énergétique. La troisième recommandation concerne l’optimisation des trajectoires des aéronefs et la modernisation de toutes les procédures opérationnelles au sol. 1. Lden  : indice utilisé pour l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement
DR « Mon rôle  : mettre à jour en continu les informations des 47 communes du Val-de-Marne » Jean-Philippe Mirbeau, collecteur Majec (mise à jour en continu). Entre le bureau et le terrain, il enregistre les modifications de l’information géographique sur tout le Val-de-Marne. Quelles sont vos missions ? Jean-Philippe Mirbeau  : Mon métier consiste à rechercher toutes les informations qui pourraient intéresser l’IGN pour mettre à jour ses bases de données  : je suis à l’affût de tout changement sur les réseaux routiers et ferrés, les bâtiments, les équipements administratifs, culturels, touristiques, y compris les itinéraires de randonnée, mais également, de manière plus large, sur la topographie – les reliefs, les cours d’eau – et la toponymie – les noms de lieu, de rue. Toutes ces évolutions sont fournies par les collectivités locales, le Département, les organismes partenaires, ou par les signalements venant des contributeurs de l’espace collaboratif de l’IGN. J’enregistre ensuite ces modifications dans les bases de données de l’IGN. La particularité de cette mission, c’est la mise à jour en continu sur une zone de travail. Dans le Val-de-Marne, cela représente 47 communes. Au total, sur tout le territoire national, y compris les départements d’outre-mer, nous sommes 104 collecteurs. Comment travaillez-vous ? J.-P. M.  : Il y a trois phases de travail. Chaque zone est répartie en « blocs » de communes. Dans le Val-de-Marne, cela représente 4 secteurs d’une douzaine de communes, pour lesquels les informations sont recueillies selon un cycle annuel. Pour chaque bloc, la première partie du travail consiste à réaliser une préparation au bureau  : L’E X P E R T je mets à jour les données avec tout ce que je peux trouver comme informations en ligne  : les délibérations de conseil municipal, les arrêtés de voirie ou d’urbanisme consultables sur les sites Internet des mairies. Ensuite, c’est la partie terrain, qui occupe quelques jours par mois, où ces modifications sont vérifiées. On peut aussi bien sûr trouver sur place des changements qui n’étaient pas prévus en amont  : c’est ce que l’on appelle la cueillette. La liquidation est la dernière partie du travail. Elle consiste à intégrer toutes les modifications géométriques, sémantiques et les nouveaux levés GPS validés sur le terrain. L’intégration de ces données va enrichir le serveur France entière, alimenter les différentes plateformes Internet et servira à l’élaboration des cartes raster et papier. Quelle est la particularité du département du Val-de-Marne ? J.-P. M.  : En ce moment, comme toutes les zones concernées par le Grand Paris Express, le Val-de-Marne est impacté par les travaux  : la ligne 15 sud, qui traversera le territoire d’est en ouest, la ligne 14 sud et le Tram T9. Des chantiers qui impliquent des constructions de bouches de métro et de nouvelles gares. Cela représente un peu plus de travail pour nous, mais grâce à la plateforme Géo.valdemarne.fr, nous pouvons suivre l’évolution des travaux. D A T E S C L É S 1984 Entrée à l’IGN. À l’époque, bien sûr, la saisie des données se fait à la main. Années 1990 Arrivée du numérique. Jean-Philippe Mirbeau donne de nombreuses formations internes dans le domaine des systèmes d’information géographique. Début 2018 Entrée en fonction sur le département du Val-de-Marne, après avoir occupé le poste de collecteur Majec en Seine-et-Marne et dans l’Essonne. PRINTEMPS 2019/IGN MAGAZINE/15



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