IGN Magazine n°80 oct/nov/déc 2015
IGN Magazine n°80 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : l'open innovation en marche à l'IGN.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
A. DAVID/ONF DANIEL PISSONDES/FOTOLIA.COM Forêts Le fleuve Mana. Barge pour l’orpaillage sur le fleuve Maroni, à la frontière du Surinam. Carte des environs du barrage du Petit Saut visualisable sur le Géoportail. -1111Mir Ilustration de l’outil IGN CartoSaisie. Cet outil permet d’optimiser la tâche de photo-interprétation. 22 OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE 2015/N°80/IGN MAGAZINE Pr..r 11.7". L — — fiel. - 11  : M eqm.:6-4.JLealirrtrta,>11 -Nffl-e r- UteiMM Mei 34*31911:.l..417 ; 4 39:4e, ECYJI FE.141Alliffli.E11 « z  : a LE RECUL DE LA FORÊT SE CONFIRME « Grâce à ce travail, des tableaux de flux de surface ont été établis », souligne Murielle Trouillet, chargée de mission au bureau du changement climatique et biodiversité au ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF). « Les résultats de cette dernière étude mettent ainsi en évidence une nette diminution de la surface forestière de 93 301 ha, soit 1,3% de la surface entre 1990 et 2012 au profit des autres catégories d’occupation du sol. Ces surfaces déboisées l’ont été principalement au profit des zones humides, des cultures et des infrastructures. » Très concrètement, la surface de culture a plus que doublé, évoluant de 22 485 ha en 1990 à 52 798 ha en 2012 (+ 134%). Une situation identique pour les infrastructures dont la surface est passée de 17 829 ha en 1990 à 45 169 ha en 2012 (+ 154%) et pour les prairies (en augmentation de 6 281 ha.1:74L.122 — ; -.. en 1990 à 13 200 ha en 2012, soit + 110%). En observant les flux sortants, on constate que les défrichements de forêts vers les zones humides sont les plus importants (37 923 ha entre 1990 et 2012). Un état de fait dû en majeure partie à la mise en eau du barrage de Petit Saut en 1995 (32 553 ha). La forêt gagne cependant du terrain sur certains types d’occupation du sol. Cela se traduit par des flux entrants (boisement). Ainsi entre 1990 et 2012, 6 372 ha sont passés du poste zone humide vers le poste forêt  : il s’agit essentiellement du développement de la mangrove qui croît très rapidement. Autre tendance  : si le déboisement lié à l’orpaillage représente une surface de 20 703 ha entre 1990 et 2012, une diminution du flux de déforestation lié à cette activité a été constatée en 2012. Une baisse que l’on doit notamment à l’opération Harpie de destruction systématique des sites clandestins d’orpaillage sur le territoire, mise en œuvre en 2008. 1.1ms-wmalsde.. # rie'1. MEI 4 IGN IGN
AIRBUS DEFENCE & SPACE AIRBUS DEFENCE & SPACE IGN UNE MINE D’INFORMATION La Guyane vit d’importants changements d’occupation du sol liés à la forte augmentation de la population (+ 56% en 13 ans). Une évolution corrélée à l’extension des infrastructures et l’accroissement des surfaces agricoles. Cette hausse de l’agriculture (39 052 ha) notamment dans le nord-ouest, le long de la frontière du Surinam et aux alentours de Cayenne, se manifeste sous forme d’abattis- brûlis (selon le principe de rotation, champs défrichés par le feu, culture et mise en jachère), de prairies ju. A- d’élevage, de cultures maraîchères. « Base de données et outil d’analyse, ce rapport est le seul inventaire d’occupation du sol exhaustif de l’ensemble du territoire guyanais. Il apporte de nombreux éléments de connaissance, d’analyse et de suivi de la dynamique de déforestation en Guyane. La méthode développée par l’IGN présente l’avantage de pouvoir s’appliquer à de multiples domaines et territoires, notamment dans les zones où une collecte de terrain est exclue », conclut Jonathan Saulnier, chargé de mission forêt outre-mer et affaires européennes au MAAF. JI r Orthophotographie sur la zone du barrage du Petit Saut visualisable sur le Géoportail. Images SPOT de 2008 (en haut) et 2012 (en bas) qui permettent de voir les flux de forêt vers l’agriculture à Maripasoula. Forêts UNE NOMENCLATURE EN 6 CLASSES Des typologies standardisées de l’occupation du sol ont été retenues par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Elles permettent d’attribuer par photo-interprétation à chaque point échantillonné une classe d’occupation du sol  : 1 FORÊT Système écologique couvrant au moins 10% du sol, plus de 50 ares et plus de 20 m de large avec des arbres d’au moins 5 m de haut in situ. 2 CULTURE Toutes les cultures, y compris les rizicultures et les systèmes agroforestiers, dont les structures de végétation sont en deçà des seuils utilisés dans la classe forêt. 3 PRAIRIE Pâturages, prairies non considérées comme des cultures (territoires sauvages, secteurs de loisirs, systèmes sylvicoles et agropastoraux…), végétations ligneuses en dessous des seuils forestiers. 4 ZONE HUMIDE Secteurs d’extraction de tourbe et territoires recouverts ou saturés d’eau pendant une partie de l’année qui ne sont ni forêt, ni culture, ni prairie, ni infrastructure. Y sont aussi inclus les réservoirs, les rivières et les lacs. 5 INFRASTRUCTURE Toute terre développée, y compris les infrastructures de transport et aménagements humains. 6 AUTRE TERRITOIRE Sols nus, roche, mer et tous les secteurs n’entrant pas dans les catégories précédentes. Pour tenir compte des spécificités du territoire guyanais, quatre sous-catégories ont été définies  : La mangrove  : incluse dans la catégorie forêt puisqu’elle en a les caractéristiques (taux de couvert et dimension des arbres la constituant). Les zones d’orpaillage  : affectées à la classe infrastructure qui inclut toutes les terres affectées par des aménagements humains quelles que soient leurs dimensions. La ligne de côte  : soumise à des fluctuations temporaires très importantes de plusieurs centaines de mètres du fait des apports réguliers de sédiments et de leurs déplacements par accrétion et érosion. Ainsi, une partie du territoire peut passer, d’une année d’observation à une autre, des terres émergées à la mer. Les nuages  : indiqués quand, masquant le point, ils rendent la photo-interprétation impossible. IGN MAGAZINE/OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE 2015/N°80 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :