IGN Magazine n°80 oct/nov/déc 2015
IGN Magazine n°80 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : IGN

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : l'open innovation en marche à l'IGN.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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J Recherche & enseignement MÉTROLOGIE DIMENSIONNELLE PAR PHOTOGRAMMÉTRIE Figure 1  : Mikrocopter HexaXL de l’IGN avec le Sony DSC-RX1 (utilisé avant la caméra légère de l’IGN) sur une nacelle gyrostabilisée. 16 OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE 2015/N°80/IGN MAGAZINE Inventée il y a plus de 150 ans par l’artilleur français Aymé Laussédat, la photogrammétrie est la science permettant de mesurer une scène en trois dimensions à partir d’un ensemble de photos prises de plusieurs points de vue (selon un principe analogue à la vision stéréoscopique humaine). Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, elle est l’une des techniques privilégiée utilisée par les instituts cartographiques pour constituer un référentiel géométrique précis des territoires à partir de photos aériennes. L’apparition récente de méthodes 100% automatiques lui a donné une nouvelle naissance. Par rapport à des techniques plus récentes comme le Lidar, elle était considérée il y a une quinzaine d’années comme une « vieille dame respectable sur le déclin » du monde technologique. Depuis, elle a connu une véritable renaissance dans le contexte de la révolution numérique en bénéficiant de plusieurs opportunités (photographie numérique, GPS, drones, calcul parallèle, etc.) qui ont permis de changer complètement les modes de travail. Avec l’apparition de nombreux logiciels « presse-bouton » accessibles au non spécialiste, voire au grand public, la photogrammétrie est passée en quelques années d’une technique de mesure manuelle reposant IGN sur la vision d’opérateur humain, comme le montrent les trois photos d’opérateurs de la page suivante, à des outils capables de traiter de manière presque 100% automatique des centaines de photos pour arriver à des modèles 3D visuellement impeccables. Les recherches menées à l’IGN ont bien évidemment intégré cette « révolution » de la photogrammétrie ; plus précisément elles s’orientent vers le développement de méthodes et d’outils, matériels et logiciels, qui permettent de tirer parti de la très grande automatisation nouvellement possible en conservant, voire en accroissant, la précision de la ENSG
2014 - 2013. photogrammétrie traditionnelle. Ceci est illustré par trois thèses développées en collaboration entre le DIAS (Département d’imagerie aérienne et spatiale) et le Loemi (Laboratoire d’opto-électronique et de micro-informatique) ; ces trois thèses ont pour point commun de développer des outils de mesure dans des contextes très exigeants (précision du 1  : 10 000 ou plus requise) en s’appuyant sur des outils matériels (CamLight et Géocube) et logiciels (MicMac) développés à l’IGN. TROIS THÈSES POUR DÉVELOPPER DES OUTILS DE MESURE Démarrée en décembre 2012 en collaboration avec la Compagnie nationale du Rhône, la thèse de Vincent Tournadre utilise une couverture aérienne acquise par drone (Figure 1) pour surveiller l’évolution en 3D de digues et fournir ainsi une alternative économique au nivellement de précision. Les derniers résultats montrent qu’une précision d’un centimètre est atteignable avec un point d’appui tous les 100 mètres, ce qui est conforme au cahier des charges initial (Figure 2). La thèse de Mehdi Daakir (démarrée en mars 2014), en collaboration avec Vinci-Construction Terrassement, complète la précédente en embarquant avec la caméra une carte GPS GeoCube synchronisée pour obtenir un 2014 20115-2014 système de mesure tridimensionnel sans aucun point d’appui. Deux campagnes récentes ont permis d’obtenir des précisions au sol de l’ordre de 2 cm. Ces résultats doivent être confirmés et améliorés mais ils sont déjà très encourageants. Enfin, la thèse de Truong Giang Nguyen, démarrant en octobre 2015, vise à développer un système photogrammétrique léger adapté à la numérisation d’intérieurs de galeries souterraines où l’absence de points de calage sur plusieurs centaines de mètres nécessite de conserver une très grande précision tout le long du calcul. Les applications potentielles sont nombreuses  : tunnels ferroviaires, parking, mines, égouts… Des données acquises sur une tombe égyptienne avec un appareil reflex sur pied ont montré qu’une dérive de seulement quelques centimètres sur cent mètres était déjà atteignable (figure 3). Le défi sera de faire mieux avec des données acquises à la vitesse de la marche ! 1. Station photogrammétrique analogique Zeiss Planimat en fonction à l’IGN jusqu’au milieu des années 1990. 2. Station photogrammétrique analytique Wild SD2000 en fonction à l’IGN jusqu’au début des années 2000. 3. Station photogrammétrique numérique en fonction à l’IGN depuis le début des années 2000. ENSG Figure 2  : Mesure par drone et photogrammétrie du suivi de l’évolution de la digue de la Palière (thèse de V. Tournadre). 1 2 3 ENSG Recherche & enseignement Figure 3  : Reléve 3D de la tombe de Meremptah Luxor, Vallée des rois, mission de 2011. Collaboration musée du Louvre/IGN, précision de la photogrammétrie de 3 cm (sur 100 mètres). IGN MAGAZINE/OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE 2015/N°80 17 IGN IGN IGN



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