IESF Magazine n°4 avr à sep 2019
IESF Magazine n°4 avr à sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de avr à sep 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : face aux enjeux incontournable de l'innovation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER 28 BTP ET GÉNIE CIVIL Du bâtiment à énergie positive au bâtiment responsable Face à l’importance grandissante de la dimension environnementale et à la pression sociale autour des sujets écologiques, le bâtiment a évolué pour répondre aux différentes attentes et contraintes. Le point avec Alain Maugard, Président de Qualibat. Comment le concept de bâtiment à énergie positive a-t-il vu le jour ? Le concept de bâtiment à énergie positive ou Bepos a vu le jour en 2005, une époque où il y avait beaucoup de questions autour du mix énergétique et de l’arrivée des énergies renouvelables. De manière prospective, on commençait à envisager que le bâtiment au lieu d’être un simple consommateur d’énergie pourrait devenir producteur. À cela s’ajoute l’idée que le bâtiment doit consommer peu. De cette logique a découlé la réglementation thermique de 2012, qui marque une étape importante vers la sobriété de consommation avec un focus sur le volet thermique. À partir de là a émergé le concept de bâtiment responsable… C’est un bâtiment à énergie positive, mais à l’échelle de son territoire, c’est-à-dire que dans un quartier, une ville, il peut devenir producteur d’énergie. De là se sont aussi développées les notions d’autoconsommation. Le concept de bâtiment responsable est plus riche et plus large que celui de bâtiment à énergie positive. "Le concept de bâtiment à énergie positive ou Bepos a vu le jour en 2005" Pour qu’une réglementation ait du sens, elle doit répondre aux attentes de l’opinion publique. Plus qu’un bâtiment responsable, l’idée est d’avoir des bâtiments qui permettent un mode de vie responsable. Nous sommes aussi partis du constat qu’auparavant, le carbone se dégageait du bâtiment tout au long de son exploitation. Depuis, nous
Les objets connectés permettent l’accès à un nouveau confort  : qualité de l’air, santé à domicile, télétravail, maîtrise des consommations énergétiques et auto production énergétique. avons diminué par deux voire trois ces émissions à effet de serre. Aujourd’hui, ces émissions sont surtout produites pendant la construction du bâtiment. Il est donc devenu évident qu’il est essentiel de décarboner au maximum les matériaux et les procédés de construction de façon générale. Ces constats ont mené à la mise en place de la réglementation environnementale 2020. Et comme pour le bâtiment à énergie positive, la logique du bâtiment responsable s’applique aussi à l’échelle du quartier et de la ville. Concrètement, cette évolution a permis de passer d’une question purement thermique à une question écologique et environnementale plus vaste. Quels sont les sujets annexes qui découlent de cette évolution ? Parmi les sujets importants, il y a une nécessité d’accroître la durée de vie des bâtiments existants, de changer et d’intensifier leurs usages. Les bâtiments à usage intermittent sont aujourd’hui repensés. Le bâtiment devient une plate-forme de services grâce aux objets connectés. Cela nous pousse à repenser les bâtiments à usage intermittent, comme les écoles qui ne sont pas utilisées pendant deux à trois mois chaque année, mais aussi à réfléchir à l’évolution des quartiers et des villes. À cela s’ajoute tout un volet lié au confort et à la santé  : le bâtiment "Au-delà de la maîtrise des consommations, le bâtiment a vocation à devenir une plateforme de services grâce aux objets connectés" BTP ET GÉNIE CIVIL DOSSIER À propos d’Alain Maugard Alain Maugard est Président de Qualibat, une organisation de qualification des entreprises du bâtiment. Auparavant, il a dirigé pendant une quinzaine d’années le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) ainsi que l’Établissement Public d’Aménagement de la Défense. Il co-préside également le groupe RBR 2020/2050 (Réflexion Bâtiments Responsables). doit apporter un confort nouveau, garantir une qualité de l’air correcte et être source de bien-être. En parallèle, le bâtiment responsable doit pouvoir s’appuyer sur les potentialités du concept de bâtiment connecté et augmenté grâce au recours aux objets connectés, aux technologies de l’intelligence artificielle notamment sans perdre de vue la notion de confort et de bien-être. En effet, au-delà de la maîtrise des consommations, le bâtiment a vocation à devenir une plate-forme de services grâce aux objets connectés  : confort et qualité de l’air, santé à domicile, télétravail, maîtrise des consommations énergétiques et auto production énergétique. Cette approche nouvelle du bâtiment comme plateforme de services est, d’ailleurs, explicitée dans le livre électronique « Le Bâtiment Responsable, Le Bâtiment Augmenté ». 29



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