IESF Magazine n°3 jan/fév/mar 2019
IESF Magazine n°3 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 5,9 Mo

  • Dans ce numéro : aéronautique, un secteur vigoureux et plein d'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER Quelles sont les spécificités de la cybersécurité dans les infrastructures portuaires ? Le secteur de la logistique, notamment portuaire, est très complexe  : entre le point de départ et d’arrivée d’un conteneur, il y aura eu une moyenne de 30 intervenants divers et de natures différentes. Ces grandes entreprises, PME et TPE doivent pouvoir accéder au même service d’information pour suivre la marchandise en temps réel au fur et 36 NUMÉRIQUE ET CYBERSÉCURITÉ La cybersécurité dans le MONDE PORTUAIRE Didier Kechemair est consultant et co-fondateur du cabinet Notitia Studies. En collaboration avec Jérôme Besancenot, chef du Service du Développement des Systèmes d’Information de HAROPA - Port du Havre, il explique la démarche innovante lancée dans le domaine de la cybersécurité par le numéro 1 des ports français dédiés au commerce extérieur. à mesure des déplacements et des différentes étapes administratives. Dans ce cadre pour gagner en compétitivité, les ports doivent aujourd’hui se doter de systèmes d’information plus ouverts et fluides sans pour autant s’exposer à une "Plus que jamais, la communauté portuaire et maritime doit être sensibilisée et travailler avec l’ensemble de son écosystème sur la question de la cybersécurité." plus forte vulnérabilité. La difficulté est que si les PME et les TPE jouent un rôle considérable dans la logistique portuaire, elles n’accordent pas forcement l’importance et l’attention nécessaires aux questions de cybersécurité qu’elles considèrent comme une contrainte ou comme affaire de spécialistes. Elles ont plutôt tendance à minimiser les risques en la matière. Elles représentent donc potentiellement une porte d’entrée pour une attaque. En effet, ce n’est pas parce qu’elles sont petites qu’elles ne peuvent pas être une cible. Plus que jamais, la communauté portuaire et maritime doit être sensibilisée à ce sujet et travailler avec l’ensemble de son écosystème sur la question de la cybersécurité. Vous avez contribué à une initiative dans ce cadre pour le port du Havre. Quels étaient les principaux enjeux ? L’automatisation et la digitalisation des ports sont aujourd’hui une nécessité économique et un enjeu de performance pour le futur. Les ports
NUMÉRIQUE ET CYBERSÉCURITÉ DOSSIER Le port du Havre. HAROPA Port du Havre en bref  : font l’objet de nombreuses innovations technologiques pour réduire les coûts, fiabiliser le suivi des opérations portuaires et mieux anticiper les interventions des acteurs impliqués dans la chaine logistique. De plus en plus, on tend vers le développement de SmartPort, un port connecté s’appuyant sur les technologies de l’internet des objets (IoT), le big data et l’intelligence artificielle. Mais cette transformation implique aussi une plus grande exposition aux cybermenaces. Il ne s’agit pas d’une contrainte réglementaire ou d’un coût supplémentaire, c’est une condition nécessaire à la transformation numérique et un critère de compétitivité positif. Dans ce cadre, le port du Havre a fait le choix de privilégier la recherche de la résilience globale du « système Grand Port », la valorisation des approches dynamiques de « progrès continu » et le retour d’expérience d’actions déjà engagées par les acteurs sur leurs périmètres respectifs, ainsi que la prise en compte des concepts de « sécurité par le design » pour les projets futurs. En quoi cette initiative estelle originale et innovante ? Actuellement, HAROPA - Port du Havre étudie l’opportunité pour Le Havre de devenir une « Plateforme pour la cybersécurité portuaire et maritime » à vocation nationale, ouverte vers l’international, reconnue "L’automatisation et la digitalisation des ports sont aujourd’hui une nécessité économique et un enjeu de performance pour le futur." par l’ANSSI dans les métiers du secteur portuaire et maritime. L’offre de services de la plateforme, dont le projet est à l’étude, permettrait notamment de promouvoir et d’accompagner une approche collective fondée sur la mise en place d’outils concrets de mutualisation sur le sujet de la cybersécurité en prenant en compte les spécificités de tous les acteurs, mais aussi de 1er port à conteneurs pour le commerce extérieur de la France 1er port mondial pour les vins et spiritueux 1 ère plateforme française pour l’import/export de véhicules neufs 2 e port d’approvisionnement de pétrole brut pour le marché national 5 e port nord-européen (en EVP) 1er port européen à être certifié ISO 28000 « sûreté » contribuer à la performance du passage des marchandises. Quelles sont les prochaines étapes ? Nous venons de terminer la phase de préfiguration de la définition de la plateforme. Actuellement, nous rencontrons des experts du domaine de la cybersécurité intéressés par le projet dans une optique de partenariat. Viendra ensuite la définition du business modèle de la plateforme avec pour objectif de dépasser le financement par subvention en garantissant les conditions nécessaires à la viabilité économique du projet. Et la dernière étape sera la candidature de l’agglomération du Havre à l’appel d’offres afin d’être reconnu au niveau national comme un Territoire d’Innovation de Grande Ambition (TIGA). 37



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