IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 31,5 Mo

  • Dans ce numéro : refonder la mobilité avec les technologies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER L’influence à la lumière du digital L’intelligence économique suppose une capacité à influencer. Dites-nous en plus ? Dans la terminologie et la définition de l'intelligence économique selon l’approche française, l’intelligence économique couvre 3 phases  : la phase prédictive (veille), la phase préventive (sécurité, protection de l'information) et la phase d’influence. De manière globale, il y a un important focus sur la phase de protection qui inclut une dimension préventive de sécurité. En parallèle, nous notons encore aujourd’hui que l’influence est encore trop souvent perçue comme quelque chose si ce n’est d’illégal au minium de non éthique. Cet état d’esprit freine de nombreuses initiatives alors que les entreprises devraient s’inscrire dans " De manière globale, il y a un important focus sur la phase de protection qui inclut une dimension préventive de sécurité." 42 INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE Composantes essentielles de l’intelligence économique, les techniques d’influence et de contre-influence évoluent sous l’impact du digital. Le point avec Claude Molly-Mitton qui nous éclaire sur l’importance de l’influence, l’impact du digital et les enjeux pour les entreprises. une démarche plus pro-active d’influence et non plus agir uniquement en protection ou en réaction. En quoi ces deux aspects sont-ils importants pour les entreprises ? Comment peuvent-elles se les approprier ? La globalisation de l’économie, la compétitivité accrue à une échelle internationale mais surtout la société numérique impactent et changent le paradigme de l’influence. La question de l’e-réputation est notamment de plus en plus prégnante. Elle concerne aussi bien les organisations que les
individus. Je citerai ici le milliardaire américain Warren Buffett « Il faut 20 ans pour construire une réputation et 5 minutes pour la détruire. Si vous gardez ça à l’esprit, vous vous comportez différemment ». Cette citation n’a jamais été aussi juste à l’heure des réseaux sociaux. Cette évolution impose d’évaluer les risques, de définir sa stratégie digitale, de surveiller son empreinte numérique (et celle de ses concurrents), de se mettre aussi en capacité de réagir très vite. En parallèle, il y a des lignes rouges à ne pas franchir comme dénigrer sur les réseaux un concurrent. Qu’est-ce que cela implique sur le plan des outils ? La digitalisation a mis fin au marketing de propagande du 20 ème siècle et a permis à un marketing de conviction de se développer. Le rapport au temps est très différent, " Dans le cadre de la numérisation des stratégies d’influence et de contre-influence, l’enjeu se situe autour de la donnée numérique, et notamment de la e-réputation." tout comme les outils et les technologies. Néanmoins, le digital n’a pas totalement remplacé les méthodes plus traditionnelles de l’influence, notamment le lobbying « traditionnel » qui reste un métier très structuré notamment aux Etats-Unis et à Bruxelles. Quels sont les enjeux qui persistent dans cette démarche ? Dans le cadre de la « numérisation » des stratégies d’influence, l’enjeu se situe autour de la donnée numérique, et notamment de la e-réputation. Avec des algorithmes poussés, à l’aide d’une intelligence artificielle qui va par exemple analyser vos likes ou la façon dont vous rédigez vos posts sur Facebook, on peut désormais vous profiler et connaître vos goûts, vos opinions, vos pensées parfois les plus secrètes, votre niveau de vie, etc… Et ces données valent de l’or et deviennent un enjeu essentiel dans les stratégies d’e-influence. Il y a aussi un autre facteur majeur dans la e-reputation, les systèmes de notation et d’avis qui fleurissent sur le web, notamment en B2C, et pas seulement pour les secteurs du tourisme ou de la restauration. INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE DOSSIER Bio Express Ingénieur en informatique de formation, Claude Molly-Mitton a été pendant une dizaine d’années membre du Collège de l’Académie de l’Intelligence Economique. Il a aussi été chargé de cours en intelligence économique dans plusieurs écoles. Il a également été consultant dans ce domaine pendant 2 ans. Aujourd’hui, il est responsable en communication et en veille. D’après le dernier Baromètre PagesJaunes des avis en ligne réalisé avec OpinionWay et publié en février 2018 ; les avis en ligne influencent ainsi la moitié des Français dans leur décision d’achat, en particulier les 18-24 ans, sensibles à 68%. Pour deux tiers des Français, les avis en ligne jouent ainsi un rôle prépondérant dans la réputation d’une marque ou d’une entreprise. Et dans le même temps, deux tiers des PME et des TPE françaises ne surveillent pas leur image Internet, leur e-réputation ! La marge de progrès est donc encore immense en matière d’influence. 43



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