IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 31,5 Mo

  • Dans ce numéro : refonder la mobilité avec les technologies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
DOSSIER Numérique et mobilité Les technologies numériques apportent des solutions non seulement pour optimiser les systèmes de transports existants, mais surtout pour repenser l’organisation des activités qui génèrent les besoins de déplacements. Les travaux conduits depuis plusieurs années par les IESF et le consortium BMA 1 ont mis en évidence les potentialités d’amélioration de la mobilité résultant des mutations dans l’organisation des activités. Le numérique transforme nos modes de vie et nos activités quotidiennes, et par conséquent notre vision de la mobilité considérée comme une ressource pour l’exercice de ces activités. Tous les secteurs sont concernés  : le commerce à distance, le compteur d’énergie intelligent, la voiture partagée, la santé à domicile, la formation assistée, le travail mobile… sont des signes tangibles de transformation par le numérique des modes de vie d’un nombre croissant de nos concitoyens qui sont de plus en plus connectés, du petit bourg à la grande agglomération. Penser la mobilité par sa finalité  : l'irruption du numérique. L’irruption du numérique conduit à élargir notre vision de la mobilité  : 32 TRANSPORTS ET MOBILITÉ le transport ou le déplacement d’un individu n’est pas une fin en soi, mais seulement le moyen d’accéder à différentes activités humaines. Il faut donc considérer les déplacements des personnes par leur finalité, à savoir l’accès aux activités qui les rendent nécessaires, ce qui relève de l’organisation des activités et des services urbains. Ce sont donc les activités exercées dans les territoires - telles que la production de l’espace aménagé, le système de transport, la santé, la formation professionnelle, le commerce et la distribution, la production de biens…- qui façonnent et composent nos modes de vie et génèrent nos besoins de mobilité, c'est-à-dire à la fois  : l’agencement des villes  : formes urbaines, densités, lieux de rencontre… ; la localisation des personnes et des services  : habitat, bureaux, lieux de production, distribution, commerces, services de transport… ; les rites et les rythmes d’organisation quotidienne des personnes et des activités  : emplois du temps, flux d’échanges, manifestations collectives… Le numérique bouscule les acteurs de la mobilité Les politiques de déplacements sont remises en cause  : avec l’irruption des systèmes numériques d’information et de partage des ressources, la dichotomie historique entre voiture individuelle et transport collectif devient obsolète. Les Autorités locales n’ont plus tous les leviers de commande sur la mobilité  : start-up, plateformes
d’intermédiation, réseaux sociaux, générateurs de mobilité (entreprises, pôles d’activité et d’échanges, communautés de vie…) inventent et diffusent de nouvelles offres de service, localement ou à grande échelle… Dans ce paysage reconfiguré, le citoyen-usager occupe une place centrale. Il est devenu à la fois  : fournisseur de données par les informations qu’il apporte sur ses trajets quotidiens ou occasionnels ; coproducteur de solutions de mobilité, par sa collaboration à des services de véhicules partagés, par ses idées sur le fonctionnement des services existants, exprimées directement et via ses réseaux sociaux, ou par ses pratiques d’expérimentations de solutions nouvelles, organisées à l’échelon local ; participant au débat public concernant les choix d’urbanisme qui impactent son cadre de vie. Le numérique apporte trois leviers interdépendants pour organiser nos mobilités, c'est-à-dire faciliter l’accès aux activités de la vie quotidienne  : La redistribution de la mobilité physique par la communication, pour faciliter des modes de vie dans des espaces de proximité  : travail mobile, commerce à distance, pôles multiservices (santé, formation…) ; et modifier le nombre, la portée et les horaires de déplacements… L’accès à des plateformes et centrales d’information pour organiser des systèmes de mobilité associant des services privés et des services publics  : autobus, taxis et VTC, et véhicules individuels et partagés. Le partage de ressources pour multiplier et diversifier les moyens de mobilité  : des véhicules moins Orientations présentées par les IESF et BMA lors de la clôture des Assises de la mobilité (décembre 2017) La révolution numérique conduit à transformer les conditions de réalisation des activités de la vie quotidienne  : la façon de travailler, de se soigner, d’acheter, de se former, de se divertir… L’enjeu de la mobilité, c’est de permettre à chacun de réaliser des activités individuelles et collectives et d’accéder ou de bénéficier de services de la vie quotidienne qui leur sont associés. Innover dans la mobilité  : c’est envisager toutes les formes d’action qui facilitent les activités de chacun, en limitant les contraintes pour les réaliser  : du transport, de l’aménagement urbain (vie de proximité), de la commande à nombreux, mais plus occupés et renouvelés plus souvent. Et donc  : moins chers à l’usage, plus respectueux de l’environnement (= baisse du trafic automobile). En résumé, la révolution numérique conduit à repenser les politiques de mobilité dans  : leurs objectifs, directement exprimés par les aspirations des « citoyens-clients » à des déplacements "Les Autorités locales n’ont plus tous les leviers de commande sur la mobilité." TRANSPORTS ET MOBILITÉ DOSSIER La mobilité est beaucoup plus qu’une question de transports et de déplacements distance, de l’organisation des services publics et d’activités privées… c’est éviter les déplacements dysfonctionnels liés à l’organisation de l’entreprise ou de la collectivité et engager la transformation digitale des activités pour multiplier les mobilités sans augmenter l’empreinte environnementale du transport ; c’est au départ analyser l’écosystème économique et social dans lequel se déroulent les activités et les modes de vie, puis engager les personnes à co-construire des réponses à petite échelle, leur donner les moyens de les expérimenter pour enfin les déployer ; c’est concevoir de nouvelles réponses avec les personnes concernées. Le changement de comportement est le résultat d’un apprentissage réussi ! moins longs, plus fiables, plus écologiques et moins coûteux ; leurs leviers d’action, qui s’appuient désormais sur les capacités d’innovation des acteurs locaux, de l’organisation des activités de la vie quotidienne, et de l’ingénierie numérique ; leurs modes de gouvernance, où il s’agit moins d’organiser des services de déplacements que de faciliter et d’encadrer de façon ouverte et adaptative le potentiel d’initiatives des citoyens et des organisations locales qui s’emparent des outils numériques. 1 « La mobilité refondée avec le numérique  : Penser autrement les transformations des mobilités à partir des modes de vie » novembre 2015  : https://www.iesf.fr/offres/doc_inline_src/752/752_P_37223_565811a93d58c.pdf - « Manifeste pour réinventer la mobilité – changer la perspective » mars 2017 https://www.iesf.fr/offres/doc_inline_src/752/Manifeste_Mobilite_170317.pdf - « Mobilité et numérique  : place du facteur humain » décembre 2017 https://www.iesf.fr/offres/doc_inline_src/752/BMA-IESF-17.12.12_Cahier-Mob.numerique.pdf 33



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :