IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
IESF Magazine n°2 jui à déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 31,5 Mo

  • Dans ce numéro : refonder la mobilité avec les technologies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Le projet de LOM sera débattu au plus tard au printemps 2019 à l'Assemblée nationale. par une meilleure utilisation des ressources du transport (partage des véhicules et de l’espace public) et surtout des transformations de l’organisation des activités quotidiennes (comme le travail ou la santé) qui peuvent en grande partie se réaliser « à distance ». Adapter les systèmes de transports collectifs massifiés dans les grandes agglomérations, TER et RER, métros, tramways, bus en site propre… afin d’assurer un volume croissant de déplacements quotidiens dans des conditions acceptables de confort et de fiabilité, compte tenu des limitations de l’espace disponible pour la circulation et le stationnement automobile. 28 TRANSPORTS ET MOBILITÉ La préparation du projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM) Suite aux Assises nationales de la mobilité qui se sont déroulées à l’automne 2017, le Gouvernement a préparé un projet de loi d’orientation sur les mobilités dont les dispositions les plus marquantes seraient les suivantes  : Couverture du territoire national à 100% par des Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) ; Ouverture des données transports et confirmation de leur propriété, pour les services qui en relèvent, aux Autorités organisatrices de la mobilité ; Intégration d’une programmation financière des investissements en infrastructures permettant de financer la remise à flot des infrastructures du quotidien, leur adaptation aux défis du XXI ème siècle, ainsi que la préservation du maillage ferroviaire, conformément aux attentes de nombreuses parties prenantes dont les partenaires des États Généraux de la Mobilité Durable ; Développement de l’usage du vélo dont la part modale n’est que de 3% dans notre pays à comparer avec une moyenne européenne de 13% ; Sanctuarisation du Versement Transport qui deviendra le versement mobilité ; Facilitation des expérimentations en matière de nouvelles mobilités, ce qui permettra, notamment, de développer la filière française du véhicule autonome. Des technologies de rupture, dont le déploiement et l’usage ne sont pas évidents Dans une perspective de croissance des demandes de mobilité, mais de pénurie de ressources publiques pour développer les infrastructures et les services de transport public, les nouvelles technologies de motorisation et/ou de communication sont-elles en mesure d’apporter des réponses économiquement et socialement efficaces ? La mobilité électrique (les batteries rechargeables) est-elle la solution – déjà disponible - qui résout toutes les questions de pollution du transport ? Les véhicules connectés, pilotés par des plateformes numériques, peuvent-ils offrir des services d’auto-partage ou de covoiturage susceptibles de remplacer l’usage de la voiture personnelle ? Les transports collectifs massifiés dans les grandes agglomérations disposeront-ils des aménagements techniques (rabattements, correspondances) et des systèmes technologiques (information et billettique intégrées) nécessaires à leur fiabilité et leur facilité d’usage ? Les véhicules autonomes (attendus prochainement grâce aux progrès de l’intelligence artificielle) permettront-ils d’augmenter la sécurité, de diminuer la congestion, et d’offrir des services de déplacement partagés à faible coût ? La réponse à ces questions relève au départ de travaux d’ingénieurs, aptes à analyser le système technique et socio-économique par lequel une invention scientifique (par exemple la batterie rechargeable, inventée il y a près de 2 siècles) peut ou non devenir une innovation sociale (l’appropriation de véhicules à batterie électrique par des dizaines de millions d’usagers). Pour conserver une longueur d’avance sur le marketing et les décideurs financiers, les ingénieurs doivent analyser, comprendre et faire comprendre a priori les possibilités et conditions d’usage des nouvelles technologies. C’est ce à quoi s’emploient les travaux des comités sectoriels d’IESF 2 d’où sont extraits les exemples d’innovations "Les nouvelles technologies de motorisation et/ou de communication sont-elles en mesure d’apporter des réponses économiquement et socialement efficaces ? "
présentés dans ce dossier. Les quatre exemples présentés apportent des repères pour l’action, mais pas nécessairement des conclusions définitives tant restent élevées les incertitudes techniques, mais aussi et surtout socio-culturelles. 1 Edgar MORIN  : Introduction d’une table ronde organisée le 29 septembre 2017 à Rennes par Le rôle des ingénieurs se situe aujourd’hui dans un univers extrêmement différent en matière de « création de valeur » (comme disent les managers). Ce rôle, c’est d’avoir un coup d’avance sur les managers et les gens du marketing. Sinon on appauvrit le système, en répondant à des solutions de marché, avec les clients qui ne savent pas du tout ce qu’il faut acheter ! Pour les ingénieurs, s’emparer du véhicule électrique alors que le marché n’a pas encore véritablement décollé, c’est créer le coup d’avance, " Les enjeux sont multiples et les réponses parfois contradictoires." les IESF et le consortium BMA (Bretagne Mobilité Augmentée) sur le thème « Mobilité et numérique  : place du facteur humain ». 2 Les comités sectoriels d’IESF travaillent sur de nombreuses questions transversales concernant les transports et la mobilité, tels que l’aéronautique, l’aménagement urbain car l’offre crée aussi la demande. Actuellement, l’acquéreur d’un véhicule extrêmement serviciel ne sait même pas au départ ce qu’il peut en faire. Parce que c’est forcément quelque chose qui vient de la technologie. Et si la technologie baisse les bras devant le marketing, on n’arrive pas à créer les nouveaux besoins qui viennent forcément de fonctions technologiques qui n’existaient pas dans les anciens modèles. Dans cette dialectique « management – marketing – ingénierie », l’ingénieur TRANSPORTS ET MOBILITÉ DOSSIER L’automobile représente près de 80% des déplacements motorisés en France. et le bâtiment, l’énergie, l’environnement, la maîtrise des risques, le numérique… Les références des publications d’IESF dont sont extraites les présentations de ce dossier sont indiquées au cas par cas, avec leurs auteurs et contributeurs. le rôle des ingénieurs et scientifiques en matière de captation de la valeur doit conserver ce coup d’avance pour proposer des innovations créatrices de valeur qui puissent faire la différence dans les oppositions fortes des équipes de management. Parce que la réponse n’est pas non plus évidente. Intervention de Gérard Chevalier, Président de CYBEL, lors d’un débat organisé en septembre 2017 par les IESF et le consortium BMA sur le thème « Mobilité et numérique  : place du facteur humain ». 29



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