IESF Magazine n°1 avr/mai/jun 2018
IESF Magazine n°1 avr/mai/jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de avr/mai/jun 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (211 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 41,7 Mo

  • Dans ce numéro : IESF, son histoire, ses missions et ses actions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Sobriété et efficacité énergétiques Qu’entendez-vous par ces concepts de sobriété et d’efficacité énergétiques ? La sobriété est liée à l’usage et à l’efficacité à la technologie  : éviter les gaspillages, réduire la température de son logement ou sa vitesse sur l’autoroute sont des actes de sobriété. Isoler des bâtiments, améliorer les rendements des moteurs, produire des éclairages 42 ÉNERGIE Aujourd’hui dans le monde, les énergies fossiles  : pétrole, charbon, gaz, représentent 85% de la consommation énergétique. L’objectif consistant à diviser par deux d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre dont les énergies fossiles sont les plus responsables, est proche, volontariste et peut-être insuffisant. La France, peu émettrice (1%) se veut exemplaire. Les IESF considèrent que la sobriété et l’efficacité énergétiques, sont les moyens les plus efficaces pour réduire ces émissions en France. Le point avec Bruno Wiltz, ancien président du Comité Énergie d’IESF. plus performants, comme les LED, relèvent de l’efficacité. Dans le cadre de la transition énergétique, quelles sont les principales initiatives ou incitations mises en place dans cette optique ? Bâtiments et transports sont les cibles les plus importantes devant l’industrie et l’agriculture. De nombreuses mesures d’incitation et de réglementation ont déjà été prises  : aides diverses pour
l’isolation des bâtiments ou pour aider à l’achat de voitures moins polluantes, voilà pour les exemples d’incitations ; normes plus sévères pour l’isolation des bâtiments, ou pour les émissions de gaz nocifs pour les véhicules, voilà pour les exemples de réglementation. Mais les IESF jugent certaines mesures insuffisantes ou parfois contraires aux objectifs jugés prioritaires  : pour les bâtiments, limiter à 500.000/an - 1,4% des logements existants - les rénovations, sera très insuffisant pour atteindre les objectifs ; distribuer des chèques énergie aux personnes aux moyens limités est une mesure de solidarité, sans exigence, mais pas de sobriété ; pour les transports, prendre des mesures défavorisant le diesel se fait aujourd’hui au profit de l’essence, conduisant à une hausse importante des émissions de CO 2, avec de plus des arguments faux "La réglementation est l’outil le plus performant, avec l’innovation et la concurrence pour l’efficacité. Elle conduit à une sobriété « imposée » " pour les émissions de particules ou exagérés pour les émissions d’oxydes d’azote. Quelles sont les contraintes qui freinent la sobriété et l’efficacité ? La réglementation est l’outil le plus performant, avec l’innovation et la concurrence pour l’efficacité. Elle conduit à une sobriété « imposée ». Mais la réglementation est devenue trop changeante, parce que mal étudiée en profondeur, oublieuse du potentiel d’évolution de la technologie sur la durée et sur l’économie. Bien entendu, le financement est un frein majeur, avec un dilemme  : quelle répartition des charges engendrées entre le consommateur et le contribuable ? Les IESF souhaitent que les enquêtes menées dans le cadre du programme ÉNERGIE DOSSIER Le PPE en BREF pluriannuel de l’énergie (PPE) pour les cinq ans à venir, infléchissent les orientations, mais il semble que la LTECV-Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Vertesoit irrévocable, avec seulement le report de l’arrêt de certains réacteurs nucléaires. Elle conduit par exemple à augmenter les émissions de gaz à effet de serre dans la production électrique. La récente consultation autour des bâtiments illustre ce blocage  : la principale conclusion officielle est la nécessité de changer la communication, ne plus prôner la réduction des émissions de CO 2 pour stimuler la rénovation des bâtiments, mais prôner la valorisation du patrimoine… ! Allouer les bons moyens aux bons endroits, on en est loin ! Le programme pluriannuel de l’énergie (PPE) est un outil de pilotage de la politique énergétique qui a vu le jour dans le cadre la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Le PPE comprend différents volets  : la sécurité d’approvisionnement ; l’amélioration de l’efficacité énergétique et la baisse de la consommation d’énergie primaire ; le développement de l’exploitation des énergies renouvelables et de récupération ; le développement équilibré des réseaux, du stockage, de la transformation des énergies et du pilotage de la demande d’énergie ; la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et de la compétitivité des prix de l’énergie. 43



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