IESF Magazine n°1 avr/mai/jun 2018
IESF Magazine n°1 avr/mai/jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de avr/mai/jun 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Ingénieurs et Scientifiques de France

  • Format : (211 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 41,7 Mo

  • Dans ce numéro : IESF, son histoire, ses missions et ses actions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER La R&D, un moteur de la Transition Énergétique 34 ÉNERGIE La R&D est au cœur du développement des solutions requises pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la Transition Énergétique. Si les dernières décennies ont été marquées par des innovations majeures, des enjeux importants demeurent. Entretien avec Edouard Freund, Président du Comité Énergie d’IESF. Quel est le rôle de l’innovation et de la recherche dans le cadre de la transition énergétique ? Un objectif central de la transition énergétique est de parvenir à la baisse, et à terme, à l’élimination des émissions de CO 2. Parce que l’énergie la moins polluante est celle qui n’est pas consommée, l’efficacité énergétique est un important levier de performance. En parallèle, la transition énergétique implique le passage d’un système reposant sur les énergies fossiles - la France constituant un cas particulier compte tenu de la place importante du nucléaire, énergie fossile, mais décarbonée - à un système qui va se développer autour des énergies renouvelables, dont une large partie est intermittente. Pour combiner ces deux volets, d’importants efforts en termes de recherche et développement sont nécessaires. Il s’agit à la fois d’adapter les dispositifs et procédés existants au nouvel environnement énergétique, et de s’attaquer à de véritables verrous scientifiques et technologiques tels que l’intégration des énergies renouvelables intermittentes. Actuellement, quels sont les principaux axes de recherche rattachés à la transition énergétique ? Véritable challenge technologique et scientifique, le stockage de l’électricité est un axe de recherche majeur à la fois pour la gestion des réseaux et la mobilité électrique. L’apparition des batteries au lithium constitue Crédit photo 123RF
un progrès décisif par rapport aux batteries au plomb, mais le nombre ultra restreint de nouvelles batteries développées illustre la complexité du domaine du stockage électrochimique. Un second axe concerne la chaîne hydrogène. Seul combustible ne conduisant pas à des émissions de CO 2, sa production par électrolyse de l’eau à partir d’électricité verte conduirait à la fois à un mode de stockage des énergies intermittentes, et à une mobilité électrique « longue distance » via l’utilisation de piles à combustible. Des progrès importants sont requis tant au niveau des électrolyseurs que des piles à combustible pour rendre cette voie éventuellement compétitive. La biomasse n’est pas utilisable directement pour la mobilité ou la production d’électricité. Les travaux actuels portent sur le développement de procédés modernes et performants - bien que basés sur de « l’archéo-chimie » - destinés à rendre possible la transformation des différents types de biomasse en combustibles ou carburants équivalents aux produits pétroliers  : essence gazole, méthane… Il est également possible de transformer le CO 2 en méthane par hydrogénation (réaction de méthanation). En partant de CO 2 renouvelable - par exemple celui issu de fermentation, ou celui formé par méthanisation de déchets - et en utilisant de l’hydrogène vert, on aboutit à du biogaz substituable au gaz naturel. Des opérations de démonstration sont en cours pour rendre le procédé industriel. Un dernier axe de recherche consiste à rendre possible l’utilisation des combustibles fossiles dans les installations fixes sans émission de CO 2 en capturant le CO 2 et en le stockant ensuite dans le sous-sol. Il s’agit du procédé CCS (Carbon Capture and Storage), qui peine à se développer à la fois pour des raisons de coût et de disponibilité et de gestion de réservoirs appropriés. ÉNERGIE DOSSIER "Parce que l’énergie la moins polluante est celle qui n’est pas consommée, l’efficacité énergétique est un important levier de performance" Plus particulièrement, qu’en est-il de la mobilité électrique ? La mobilité électrique connaît une certaine dynamique en France, sur le marché des voitures particulières et des petits utilitaires. De fortes attentes concernent la baisse du coût des batteries et l’augmentation de leur capacité, ce qui correspond à un accroissement de l’autonomie des véhicules, pour l’instant limités aux faibles/moyennes distances. Une pénétration importante implique la mise en place d’un réseau dense de bornes de recharge, dont une partie « charge rapide ». Surtout, il faudra pouvoir assurer la fourniture d’une électricité décarbonée, faute de quoi la solution électrique n’apporterait rien quant à la réduction des émissions de CO 2. Et pour conclure ? La complexité qui entoure les défis du stockage de l’électricité, et donc de la gestion des énergies renouvelables intermittentes, pose de nombreuses questions autour de la place réservée à l’énergie nucléaire et à l’évolution du prix de l’énergie. Les objectifs de la Transition Énergétique en France Réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, et les diviser par quatre sur la période 1990-2050 Réduire la consommation énergétique finale de 20% en 2030, et de 50% en 2050 Réduire de 30% la consommation d’énergies fossiles en 2030 par rapport à 2012 (en modulant cet objectif par énergie fossile selon leur facteur d’émission de gaz à effet de serre) Porter la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation finale d’énergie finale brute en 2020, puis à 32% en 2030 35



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