Horizons n°122 sep/oct/nov 2019
Horizons n°122 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°122 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Fonds national suisse de la recherche scientifique

  • Format : (220 x 266) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : des écoles en mutation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En direct du FNS et des Académies Abolir les emplois à vie Par Antonio Loprieno On le sait  : dans la recherche académique, les seuls postes permanents se trouvent à l’échelon du professorat, considéré comme une valeur suprême dans la carrière. L’augmentation du nombre de professeures constitue un principe de notre politique des hautes écoles ; parallèlement, le Andri Pol Conseil suisse de la science recommande de transformer les emplois dans le corps intermédiaire en postes à durée indéterminée. Il y aurait un moyen efficace de se rapprocher de ces deux objectifs  : permettre, d’un côté, la titularisation à tous les niveaux de la carrière académique, tout en autorisant, de l’autre, la résiliation des rapports de travail. L’emploi à vie pour des postes de professeur s’est imposé après les réformes universitaires du XIXe siècle conduites essentiellement à l’initiative de von Humboldt en Allemagne et de Newman en Angleterre. Ce privilège unique est censé protéger l’université contre les manipulations politiques. Il est également lié au fait que nous préférons en général éviter le risque d’une perte plutôt que d’espérer obtenir un gain plus élevé. « Une telle libéralisation pourrait refréner la concurrence de nature néolibérale. » Ce concept a fait ses preuves et l’université qui, aujourd’hui, y renoncerait se placerait dans une position défavorable  : un poste en tenure-track, offrant la perspective d’un poste fixe et garanti, est préféré à toute offre de durée limitée, même financièrement plus attractive. Mais limiter ce privilège aux professeurs sature le marché de manière artificielle  : l’offre en personnel qualifié dépasse la demande. Cela crée une situation peu vue dans d’autres professions, caractérisée par des conditions à la fois de concurrence et de cartel. Mais parler de « Champions League » de la recherche et encourager les partenariats avec l’économie privée rend de plus en plus difficile la nomination à vie d’un professeur, alors qu’au même moment une assistante ayant fondé une start-up quittera l’université après cinq ans. La flexibilisation actuelle du monde du travail exigera d’être prêt à prendre davantage de risques à tous les échelons de la carrière académique et à supprimer le principe de la titularisation permanente. Une telle libéralisation pourrait refréner la concurrence de nature néolibérale – un souhait exprimé par de nombreux chercheurs face à la pression régnante pour devenir professeur. Pourquoi un excellent sociologue devrait-il être contraint de quitter la recherche, alors que sa supérieure, professeure titulaire, a tout le loisir de chercher son prochain collaborateur temporaire ? Antonio Loprieno est président des Académies suisses des sciences. 50 Horizons n o 122, septembre 2019 Recherches commercialisables Bilan intermédiaire réjouissant pour le programme Bridge du FNS et d’Innosuisse  : depuis sa création, il a financé en deux ans et demi 95 projets situés à l’interface entre la recherche fondamentale et l’innovation basée sur la science. D’une part, il soutient les jeunes chercheuses et chercheurs qui veulent rendre leurs recherches commercialisables, permettant déjà la création de 27 start-up. D’autre part, des scientifiques expérimentés obtiennent des fonds pour évaluer le potentiel novateur de leurs travaux. Bridge dispose d’une enveloppe de 70 millions de francs pour la période 2017–2020. L’idée avant tout Le nouvel instrument du FNS nommé Spark soutient les idées particulièrement prometteuses ou audacieuses. Ce que les requérants ont accompli dans leur carrière ne joue aucun rôle dans l’évaluation. « Le fait qu’ils prennent des risques est un souhait explicite, souligne Matthias Egger, président du Conseil de la recherche du FNS. L’échec représente dès le début une option. » Car même les résultats équivoques ou négatifs livrent de nouvelles connaissances. Dix millions de francs sont engagés pour la première mise au concours de Spark en 2019. Doctorats plus rapides Les subsides Doc.CH du FNS financent une thèse en sciences humaines ou sociales. Une étude de l’Université de Berne montre que cet instrument introduit en 2013 est efficace et répond à un besoin. « Les bénéficiaires de Doc.CH ont achevé leur doctorat plus rapidement », note Fritz Schlunegger du Conseil de la recherche du FNS. Le FNS développera son instrument sur la base de cette étude. Quatre priorités pour 2021–2024 La recherche suisse est certes à la pointe, mais se trouve aussi confrontée à des défis. « Elle a besoin d’une plus grande diversité, d’une collaboration interdisciplinaire accrue, de meilleures infrastructures de données et d’un resserrement des liens avec l’économie et la société », explique Matthias Egger. Le FNS a inscrit ces quatre priorités dans son programme pour la période 2021–2024. Il veut aussi assurer un encouragement plus efficace, plus juste et avec un impact accru.
SNF/MinuteEarth SCNAT Offensive de charme La recherche libre constitue un investissement dans l’avenir de la société, rappelle une campagne lancée par le FNS sur les médias sociaux. Des vidéos expliquent pourquoi les scientifiques pratiquent la recherche fondamentale. Des messages évoquent de manière imagée quelles découvertes se trouvent derrière des applications ou des réalisations connues. Environ 80% des moyens d’encouragement du FNS vont à la recherche fondamentale. Discuter plutôt que manifester Depuis 2017, la Marche pour les sciences a lieu au niveau international. En Suisse cependant, un autre format s’impose  : les 6 et 7 septembre 2019, les scientifiques chercheront le dialogue avec la population sur la Waisenhausplatz au cœur de Berne. Une quarantaine de chercheurs en sciences naturelles, sociales et humaines discuteront avec le public de questions liées au quotidien telles que le logement, la mobilité, la santé, la numérisation et la famille. Ce rendez-vous avec la science est organisé par a+, l’association Reatch et la Fondation Science et Cité. Label MINT Vingt-trois gymnases ont fait acte de candidature pour obtenir le label MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique) attribué par l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT). Un jury a évalué leur engagement et a décerné le label à 18 écoles. Elles l’ont reçu le 18 juin 2019 à l’Institut Paul Scherrer lors d’une manifestation qui a aussi vu la création d’un réseau pour l’encouragement de la coopération intercantonale. De nouvelles candidatures sont attendues en 2020. Horizons Le magazine suisse de la recherche paraît quatre fois par an en français et en allemand. Les articles sont disponibles en ligne aussi en anglais. 31e année, n o 122, septembre 2019. www.revue-horizons.ch en français www.horizonte-magazin.ch auf Deutsch www.horizons-mag.ch in English www.facebook.com/horizonsmagazine www.twitter.com/horizons_fr redaction@revue-horizons.ch Editeurs Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) Wildhainweg 3 Case postale CH-3001 Berne Tél. 031 308 22 22 com@snf.ch Académies suisses des sciences Maison des Académies Laupenstrasse 7 Case postale CH-3001 Berne Tél. 031 306 92 20 info@academies-suisses.ch Rédaction Daniel Saraga (dsa), direction Florian Fisch (ff), Judith Hochstrasser (jho), Franca Siegfried (fs), Yvonne Vahlensieck (yv) Graphisme, rédaction photos 2. stock süd netthoevel & gaberthüel, Valérie Chételat Traduction Olivier Huether, Catherine Riva Correction Jean-Pierre Grenon, Samira Payot Impression, lithographie et gestion des abonnements Stämpfli SA, Berne et Zurich Climatiquement neutre, myclimate.org Papier  : Refutura FSC, Recycling, matt Typographie  : FF Meta, Greta Text Std Tirage 58 000 exemplaires en allemand et 17 000 en français Tous droits réservés. Reproduction possible des textes, publiés sous une licence Creative Commons BY-NC-ND. ISSN 1663 2710 L’abonnement est gratuit. www.revue-horizons.ch/abo Le FNS Sur mandat de la Confédération, le Fonds ​national suisse (FNS) encourage la recherche dans toutes les disciplines scientifiques. Il investit chaque année environ un milliard de francs dans des projets de recherche. En 2018, 6500 projets étaient en cours, avec la participation de 16 300 chercheuses et chercheurs. Le FNS constitue ainsi la principale institution de promotion de la recherche du pays. Les Académies Sur mandat de la Confédération, les Académies suisses des sciences s’engagent en faveur d’un dialogue équitable entre la science et la société. Elles représentent la science, chacune dans leur domaine respectif, mais aussi de façon interdisciplinaire. Leur ancrage dans la communauté scientifique leur permet d’avoir accès à l’expertise de quelque 100 000 chercheurs. Les articles publiés ne reflètent pas forcément les points de vue officiels des éditeurs. Horizons n o 122, septembre 2019 51



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