Horizons n°110 sep/oct/nov 2016
Horizons n°110 sep/oct/nov 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°110 de sep/oct/nov 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Fonds national suisse de la recherche scientifique

  • Format : (220 x 285) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 9,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'université généraliste est-elle encore nécessaire ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Point fort Open science «Avec des brevets offerts au mouvement open source, les nouveaux standards s’imposent beaucoup plus vite.» Oliver Gassmann faut clarifier ce qui est véritablement lucratif dans un projet. Or, souvent, ce n’est ni le plan de construction ni le logiciel, mais plutôt l’offre d’expertise et de services. Des modèles tels Linux, où le code source est accessible à tous sans aucune protection, ont fait leurs preuves sur le marché. Les entreprises ont identifié semblables avantages et font même cadeau de certains brevets au mouvement open source, indique Oliver Gassmann de l’institut de gestion de la technologie de l’Université de Saint-Gall: «Les nouveaux standards s’imposent ainsi beaucoup plus vite qu’avec des solutions protégées.» La tâche d’une société est alors de chercher la création de valeur ailleurs. Oliver Gassmann juge positive la collaboration entre instituts de recherche et entreprises privées: ces dernières accèdent à des connaissances fondamentales et les premiers à un financement supplémentaire. La science ouverte peut susciter des conflits lorsque les chercheurs publient tellement vite qu’ils entrent en collision avec l’état de la technologie au moment des demandes de brevets. Mais ce problème de fond, souligne-t-il, existe aussi dans les projets classiques de coopération entre hautes écoles et partenaires privés. Avec la science ouverte, il est seulement accentué. Transparence et vie privée L’exigence de transparence atteint ses limites lorsque les informations divulguées sont utilisées pour ternir des réputations. Certains climatologues – notamment dans les pays anglo-saxons – en savent quelque chose. Ils ont dû honorer d’agaçantes demandes de divulgation de données qui 20 Fonds national suisse – Académies suisses: Horizons n o 110 s’appuyaient sur le Freedom of Information Act, une loi de 1967. Souvent, les informations obtenues ont ensuite été exploitées pour présenter comme douteux le consensus sur le climat. Michael Mann de la Pennsylvania State University est l’une des victimes les plus célèbres de ce genre d’activisme. La question de savoir jusqu’où les chercheurs doivent aller dans la divulgation de leur travail n’est pas facile à trancher. Une trop grande pression à la transparence peut avoir un effet indésirable si l’autocensure conduit à un comportement conformiste qui grèverait les perspectives de succès de la science ouverte. La transparence peut être utilisée pour ternir des réputations. La vie privée devient un problème particulièrement sérieux lorsqu’il est question de droits de tiers, comme autoriser d’autres médecins à accéder aux données de patients ayant participé à des études cliniques ou génétiques. Mais les conséquences d’un blocage sont sérieuses: jusqu’à présent, les médecins confrontés à des patients atteints de maladies rares peinent à trouver des cas comparables pour orienter leur traitement. La protection des données leur fait obstacle. Mais il existe des solutions même dans des cas aussi sérieux. Fondée en 2013 et réunissant plus de 380 institutions, la Global Alliance for Genetic Health élabore des procédures pour partager sur une base volontaire des données de patients de manière sûre et efficace. L’association a développé un modèle progressif d’autorisation de partage des données géré par les patients pour, notamment, faciliter les recherches sur les maladies rares et infectieuses ainsi que sur le cancer. Sven Titz est journaliste scientifique à Berlin.
Valérie Chételat «Je suis frustré» Partager ses données est nécessaire et débouchera sur des travaux de meilleure qualité, souligne le président du Conseil de la recherche du FNS. Martin Vetterli connaît bien l’open science: en tant que chercheur, il la pratique depuis des années. Par Atlant Bieri Fonds national suisse – Académies suisses: Horizons n o 110 21



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