Hockey Express n°50 jan/fév 2011
Hockey Express n°50 jan/fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de jan/fév 2011

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Fédération Française de Hockey

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : cahier spécial à la mémoire d'Yves Bicheray.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Par Olivier Moreau A d i e u Bibiche Comme nous le savons tous, Yves a partagé sa vie entre sa famille, le groupement d’hôteliers pour lequel il travaillait, le rotary et... le hockey. Depuis plus de 50 ans, j’ai apprécié l’homme et sa volonté de faire en sorte que tous ceux qui sont autour de lui soient heureux et éprouvent la joie d’être ensemble. C’est donc, avec beaucoup d’émotion, qu’au nom de la Fédération Française de Hockey et en mon nom personnel, j’adresse un dernier adieu à notre ami. Malgré quelques difficultés ces dernières semaines, sa vie a été interrompue avec brutalité. La nouvelle a saisi de stupeur et de tristesse toute la France du Hockey. Pour caractériser en quelques mots l’action et le comportement d’Yves, je dirais que sa vie fut guidée et tendue à la fois par l’idée de solidarité, d’abnégation de soi et de générosité. Animés de la même passion pour le Hockey, nous savions tous que nous pouvions compter sur Yves, qu’il était toujours prêt à travailler pour l’intérêt commun. Toujours gai et disponible, en bien des circonstances il nous a donné un exemple parfait du dévouement et du bénévolat.• Né le 15 juillet 1936, Yves est rentré très vite sur un terrain de Hockey. Pendant toute sa vie il s’est efforcé d’agir au-delà de ce périmètre pour partager et faire partager sa passion... du jeu d’abord, et... de la vie associative ensuite, en apportant sa contribution aussi souvent que nécessaire.• Demi-gauche au début et... goal un peu plus tard... certainement déjà pour rendre service dans l’urgence, c’était un partenaire sûr, un coéquipier fidèle.• Sous le patronage de Jacques Paloumé, une autre grande figure du Hockey Normand et du Hockey Français, Yves a exercé ses talents d’animateur comme Président du club de Hockey de Rouen : o D’abord Président de la section Hockey du FCR en 1963. Tout juste 6 mois après avoir épousé Micheline à qui j’adresse dans ces tristes circonstances mes sentiments les plus affectueux. o Président du HCR ensuite. Pour le rayonnement du club et avec beaucoup de volonté et d’initiatives, Yves a organisé les jumelages du Hockey Club de Rouen avec le club anglais d’East Grinstead et avec le club allemand de la Gross Flottbeker : Une belle réussite. Il devait être heureux la semaine dernière de constater que ces deux clubs, partenaires fidèles depuis Cahier Spécial Yves Bicheray express fieiaysig sang le139dg iaiye3• plus de 40 ans, participaient au tournoi de Rouen.• Toujours animé de cette volonté de rassembler et de partager, Yves présidait la Ligue de Haute Normandie depuis 1986.• Et depuis plus de 20 ans, Yves était membre du Comité Directeur de la Fédération Française de Hockey et participait avec beaucoup d’assiduité à toutes nos réunions. Il s’est bien entendu impliqué dans toutes les commissions de la fédération mais il a plus particulièrement marqué de sa personnalité deux d’entre elle : celle de la communication... un puits sans fond pour Yves, mais aussi, à son grand étonnement, même si cela lui convenait parfaitement... celle de l’arbitrage ! • Plus récemment, avec beaucoup de force et de conviction Yves a travaillé sur la création d’un groupement d’employeurs dont il était président depuis deux ans. Un outil indispensable, pour la ligue de Haute Normandie, à la bonne gestion des actions menées par les différents clubs et surtout une opportunité pour créer et pérenniser des emplois. Yves éprouvait une grande fierté de cette action à caractère social. C’est un homme intègre, c’est un homme très attachant qui nous quitte. Aujourd’hui nous sommes nombreux, réunis autour de lui et de sa famille pour lui témoigner toute notre amitié et le remercier encore une fois du travail accompli pour le hockey français. La Fédération Française de Hockey a perdu un homme de bien, un conteur intarissable, un esprit riche, une expérience solide et une mémoire qui se livrait sans mesure à chacune de nos réunions… et je dirais même, avec un peu d’humour... souvent à l’occasion de nos entretiens téléphoniques ! Yves avait cette phrase redoutable : « Tiens, cela me rappelle... » Mon cher Yves, Après cette boutade amicale, je voudrais t’assurer que nous conserverons de toi, de ta loyauté, de ta gentillesse, de ton dévouement aux intérêts de tous, un souvenir qui ne périra qu’avec nous. Nous souhaitons que l’expression de notre peine soit un adoucissement au chagrin de ton épouse Micheline, de tes deux filles Bénédicte et Axelle et de tes quatre petits-enfants Mathieu, Clément, Philippine et Guillaume. Il fallait que tu sois dans un état d’épuisement bien réel pour quitter le terrain avant la fin du match et rentrer aussi vite aux vestiaires… Nous ne t’oublierons pas. Par Antoine Francin Cher Parrain, Nous aurions dû nous rencontrer pour la première fois sur les fonds baptismaux de Saint Georges de Boscherville mais tu étais en retard ! Heureusement nous avons eu l’occasion de nous rattraper par la suite. Grâce à toi, j’ai découvert le hockey sur gazon, mais pas n’importe comment, en tant que gardien de but comme toi bien sûr... Mais ce n’était pas suffisant, il a fallu que tu me transmettes également le virus du bénévolat. Mais tu m’as surtout fait découvrir, au fil des ans, un humanisme et une vision de notre société sur lesquels j’ai construit une partie de ma personnalité. Humaniste et épicurien, homme de cœur et de convictions, tu as été pendant tant d’années le ciment du Hockey Rouennais et Normand mais aussi une personnalité incontournable du Hockey français. Quel plaisir d’avoir passé un week-end avec toi aux Interclubs benjamins à Lyon l’an dernier car c’est bien dans le développement de notre sport et dans la transmission de ta passion auprès des jeunes que tu voyais ton rôle principal. Et quel point d’honneur tu as mis à pouvoir emmener les jeunes normands à Villeneuve-Loubet, mobilisant famille, commerçants, parents pour boucler le budget. Je mesure aujourd’hui pleinement le privilège que j’ai eu à avoir un parrain comme toi et à passer tant d’années à tes cotés et je mesure également tout le poids de ce que tu m’as, de ce que tu nous as, transmis. Désormais, même si un stade, un trophée ou un tournoi portera sûrement ton nom, c’est à nous tous de pérenniser ce que tu as entrepris et transmettre aux plus jeunes cette philosophie que tu personnifiais : Il faut toujours donner plus qu’on ne reçoit. A bientôt. 1965
Photos : En haut lors d’un déplacement à Norwich dans les années 60 En bas, Knocke (1971) et FCR (1965) La première fois que ma route a croisé celle d’Yves Bicheray, c’était dans un autre cadre que celui du hockey sur gazon. Lui, le père de famille, entourait de son affection sa fille, en équipe de France de ski, qui venait consulter le médecin du sport que j’étais. Quelques années plus tard, en 1995, jeune adjointe au sport, je trouve immédiatement auprès d’Yves et de son épouse Micheline, des interlocuteurs engagés, bénévoles passionnés, défenseurs inlassables de la place du hockey sur gazon à Rouen et en Haute-Normandie. Yves nous a quittés bien trop brutalement, au lendemain du tournoi international de hockey en salle qu’il organisait à Rouen depuis 2004. Je veux saluer la mémoire de ce grand acteur du monde du sport, de ce grand serviteur du hockey. Un homme ouvert, généreux, attaché aux valeurs du sport et à notre ville de Rouen. Un homme qui était devenu mon ami. L’amitié entre Yves et moi allait au-delà de ma fibre sportive et de mon soutien au monde sportif et au hockey sur gazon. La Ville de Rouen lui doit beaucoup. Bibiche, un bénévole comme on en fait plus ! Chaussures bateau du 1er janvier au 31 décembre, polo Lacoste, blazer, la brioche légèrement proéminente, la bouille ronde toujours barrée d’un large sourire, un cœur gros comme ça, une anecdote sur le hockey toujours prête, légèrement, très légèrement bavard, vous avez bien sûr reconnu Yves, Yves Bicheray. Bibiche pour les intimes. Yves nous a quittés en décembre au lendemain de l’Open de France, tournoi international de hockey en salle qu’il organisait depuis quelques années à Rouen avec Micheline, son épouse. Yves était un grand serviteur du hockey, un homme généreux, drôle, cultivé et tourné vers les autres. En ce 5 février, nous avons participons au premier comité directeur auquel Yves ne participera pas. Merci Yves de me permettre de dire quelques mots sur notre collègue, sur notre ami de comité directeur. Elu ou membre de droit, Yves était le plus ancien de nous tous, et n’avait jamais manqué un seul comité depuis son élection. Je ne redirais pas les nombreux mérites d’Yves, Olivier (Moreau) les a très bien résumés lors des obsèques d’Yves. Moi, je ne l’ai connu que lorsque je suis arrivé au Comité Directeur de la Fédération, sous la présidence de Georges Causse. Jeune élu, n’ayant jamais joué, donc n’appartenant pas à la grande famille du hockey, donc suspect aux yeux de beaucoup, j’ai été accueilli avec chaleur par Yves et Jean. Deux normands. Deux normands et deux compteurs inépuisables du hockey français. Non seulement ces deux là se sont soustraits à notre affection, mais ils nous privent d’une partie de notre Histoire, celle qui s’écrit au travers des petites. J’ai donc connu Yves comme dirigeant et non comme joueur. Je l’ai connu comme grand père. Infatigable, il faisait avec Micheline, pour ses petits-enfants ce qu’il a toujours fait pour les jeunes qu’ils encadraient dans ses différentes équipes dont il s’est occupé : le chauffeur. Tous les mercredis, et souvent le samedi, Micheline et Yves faisaient la navette entre Rouen et Paris pour accompagner leurs petits-enfants au hockey. D’abord au P.J.B. et depuis le début de la saison au Stade. Autre anecdote qui résume bien Yves : il y a deux ans, alors que des jeunes normands devaient participer à un stage à Villeneuve-Loubet mais qu’il manquait un peu d’argent pour boucler le budget transport, Bibiche, n’écoutant que sa passion pour le hockey et les jeunes, sauta dans sa voiture et traversa la France pour rendre possible l’impossible. Par Valérie Fourneyron Députée Maire de Rouen Par Jean Fançois BOYER lors du CD du 05/02 L’amitié et l’estime que nous nous portions mutuellement ne se sont jamais démenties. Dîner de section ou Jeux de crosses, Yves était toujours là. Micheline aussi bien sûr. Un peu comme Laurel et Hardy. Toujours ensemble. Par affection, Yves m’appelait John Fitzgerald. Peut-être pensait-il que mon activisme dans le hockey me vaudrait quelques inimitiés et que je finirais sous les balles d’un hockeyeur fou… Mais parler d’Yves, c’est rappeler l’importance qu’ont eue nos aînés dans la vie associative en général et dans notre sport en particulier. Mais c’est prendre conscience aussi que les temps ont changé et que nous ne savons pas forcément évoluer. Des bénévoles comme Yves, il n’en existe plus. Et depuis son départ, je réfléchis beaucoup à ceux ou celles qui vont nous remplacer. Les temps changent, savons-nous évoluer ? Etre Président de Ligue, c’est tout à la fois être créateur d’entreprise, responsable du développement, cireur de pompes, chasseur de subventions, DRH, animateurs, formateurs, supporter, gestionnaire, … Il faut être démocratique et autoritaire, collectif et prendre des décisions seul, il faut écouter, tirer des leçons du passé et être visionnaire ! Les temps changent, avons-nous évolué ? Nous avons donc, moi le premier, à nous remettre en question. Nous, « les gens en place », avons une grande responsabilité dans cette difficulté voir dans cette incapacité de créer des vocations, d’attirer de nouveaux talents et de renouveler nos instances. En cette période de vœux, formulons celui de voir une nouvelle génération de bénévoles se lever et venir nous rejoindre, nous bousculer, nous « foutre » dehors. Nous avons besoin de sang neuf dans nos clubs, nos comités, nos ligues. De là où il est, juste à côté de Jean, assis sur un nuage, entre deux anecdotes au Bon Dieu, avec son sourire habituel, Bibiche va nous y aider. Cahier Spécial Yves Bicheray Cahier Spécial Sues Bicherayi express



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