Hara-Kiri n°57 novembre 1965
Hara-Kiri n°57 novembre 1965
  • Prix facial : 2,50 F

  • Parution : n°57 de novembre 1965

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions du Square

  • Format : (235 x 306) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 55,7 Mo

  • Dans ce numéro : Institut des hautes Études d'Espionne, la rentrée a failli ne pas se faire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Moi, personnellement, je ne crois pas que les bonnes choses viennent des mauvaises choses. La vérité, c'est la vérité, et je vous dis, la curiosité, c'est très bien. Moi, je défends la curiosité, et la preuve que j'ai raison, comme j'ai dit, c'est que quelquefois ça amène les bonnes choses. Ça m'a gangrené, tout ce que les gens radotent contre la curiosité. D'accord, quelquefois, elles sont drôles, toutes ces histoires et fables et blagues et machins-trucs contre les gens qui ont un petit peu de curiosité — et si Colombet tout le reste des mecs comme lui n'avaient pas été comme ça ?... La curiosité, ça fait partie de... de comme ils disent...comme ils disent, la recherche pour la vérité,par exemple. Une fois, dans mon régiment, il y avait Moi, un personnellement, Noir. Eh bien, j'étais je curieux, bien curieux. Seulement, il n'était pas dans la même ne crois équipe pas que moi, les bonnes et vous choses voyez nous viennent prenions notre douche par équipes. Tout était des fait mauvaises par équipes, choses. là : La manger, vérité, marcher... c'est la vérité, Le capitaine, et je vous il dis, était la cinglé sur l'idée d'esprit d'équipe. curiosité, Moi, comme c'est très je bien. disais, Moi, j'étais je défends curieux, la curiosité, et quand et je la suis preuve curieux que de j'ai quelque chose, vous me raison, connaissez, comme moi, j'ai je dit, fonce. c'est que Finalement, quelquefois pour ça deux amène paquets les bonnes de cigarettes, choses. Ça je suis m'a arrivé de changer de gangrené, place avec tout un ce type que de les l'équipe gens radotent du Noir. contre C'est pas la curiosité. vrai, tout D'accord, pa. D'accord, quelquefois, un peu elles plus foncé — ils ne sont sont pas drôles, différents toutes de ces nous. histoires Ça, je et l'ai fables vu tout et de blagues suite dans et machins-trucs nouvelle contre équipe les quand gens nous qui nous sommes ont mis un à petit poil peu et mis de en curiosité rangs pour — et aller si Colombà la douche. et tout Quand le reste même, des mecs vous comme savez, ça, lui n'avaient je n'ai jamais pas regretté, été c'est-à-dire comme ces ça ?... deux La paquets curiosité, de ça cigarettes fait partie — de... et à de cette comme époque-là, ils disent... ça valait comme de l'or. ils Non, disent, je ne la l'ai jamais recherche regretté, pour même la vérité,par s'il n'avait exemple. rien d'extraordinaire, Une fois, dans mon vous régiment, savez ce il que y avait je veux un Noir. dire. Eh Non, bien, pas j'étais du tout curieux, extraordinaire. bien curieux. Et Seulement, vous savez il la n'était raison pas pour dans laquelle même je équipe ne l'ai pas que regretté ? moi, et vous La curiosité voyez nous pure... prenions Moi, notre je douche nomme par ça la équipes. curiosité Tout pure, était et fait je n'ai par pas équipes, honte là de : manger, curiosité marcher... pure. J'ai Le même capitaine, un jour il était dit cinglé sur au l'idée type ce d'esprit que j'avais d'équipe. fait. Il Moi, ne m'a comme pas répondu, je disais, mais j'étais ça ne curieux, s'est pas et arrêté quand là, je parce suis que curieux j'ai commencé vous à me demander connaissez, comment moi, je étaient fonce. Finalement, les cheveux de pour Nègre. deux Et paquets ça, c'est de une cigarettes, des choses, je suis je de quelque chose, arrivé de changer vous de place jure, que avec je vais un type savoir de avant l'équipe de crever. du Noir. Moi, C'est si je pas vole vrai, au tout Paradis ça. D'accord, demain, je un crois peu que plus je foncé — ils ne sont pas ne regretterai différents de rien nous. de plus Ça, que je l'ai je regretterai vu tout de ça. suite Et dans pourquoi ma nouvelle est-ce que équipe je regretterai quand nous tant nous sommes mis à poil et ça mis ? La en curiosité rangs pour pure, aller je à suppose. la douche. Qu'est-ce Quand même, que j'en vous ai à savez, foutre, ça, des je cheveux n'ai jamais de regretté, c'est-à-dire ces deux paquets Nègre ? de Comme cigarettes je disais, — et quand à cette je époque-là, suis curieux ça valait d'un truc, de l'or. c'est Non, pour je de ne l'ai jamais regretté, même s'il n'avait rien bon, d'extraordinaire, jusqu'au jour vous où je savez pige. ce C'était que je vraiment veux dire. pas Non, ma pas faute. du tout extraordinaire. Et vous savez la raison pour laquelle Comment je ne l'ai est-ce pas regretté ? que je pouvais La curiosité savoir pure... qu'ils Moi, je nomme ça la curiosité pure, et je n'ai pas honte de ma curiosité pure. étaient J'ai si même chatouilleux un jour dit à au type ce que j'avais fait. Il ne m'a pas répondu, mais ça ne s'est pas arrêté là, parce que j'ai commencé à me demander comment étaient les cheveux de Nègre. Et ça, c'est une des choses, je vous jure, que je vais savoir avant de crever. Moi, si je vole au Paradis demain, je crois que je ne regretterai rien de plus que je regretterai ça. Et pourquoi est-ce que je regretterai tant ça ? La curiosité pure, je suppose. Qu'est-ce que j'en ai à foutre, des cheveux de Nègre ? Comme je disais, quand je suis curieux d'un truc, c'est pour de bon, jusqu'au jour où je pige. C'était vraiment pas ma faute. Comment est-ce que je pouvais savoir qu'ils étaient si chatouilleux à
propos de leurs tifs ? J'ai demandé à mon camarade noir si je pouvais frotter sa tête, pour voir. J'étais sûr qu'il allait dire oui. Mais il a dit non. Ça m'a coupé les jambes. Il s'est même mis à gueuler. J'ai tiré une leçon de ça. Si vous avez envie de faire quelque chose, faites-le d'abord, et demandez la permission après. J'ai dit au type que ce n'était pas la peine qu'il se fâche, que je n'essayais de prendre aucun avantage de lui, je lui ai dit que j'étais prêt à faire un échange, je lui ai dit, s'il me laissait toucher ses cheveux, je lui laisseraistoucherles miens. Pourquoi non, je lui ai demandé, vous n'êtes pas curieux, je lui ai demandé, vous ne pouvez pas me dire que les cheveux d'un Blanc et ceux de quelqu'un de votre race sont pareils, non, je sais, ils ne sont pas pareils, il m'a répondu, je n'ai pas besoin de votre tête pour connaître la différence, ma femme est blanche. Vous savez, moi, je ne suis pas une nature jalouse, mais là, j'étais jaloux. A ce moment-là, j'étais fou d'en- propos de leurs tifs ? J'ai demandé à mon camarade noir si je pouvais frotter sa tête, pour voir. J'étais sûr qu'il allait dire oui. Mais il a dit non. Ça m'a coupé les jambes. Il s'est même mis à gueuler. J'ai tiré vie de connaître la différence entre ses tifs et les nôtres et je l'imaginais au lit avec sa femme, avec tout le temps au monde pour faire des comparaisons de cheveux. En tout cas, j'ai compris le truc. Il fallait que je trouve une femme noire. Avant, au début de la rue d'Amsterdam, sur le côté droit, vous avez cinq mètres de trottoir réservés aux pépées d'un mec que j'ai connu autrefois, et justement la chance est devenue mon alliée sur ce petit problème de trouvaille. Une fille noire est entrée dans sa bande et, parce que j'étais un vieux copain, plus à cette époque-là, encore sous les drapeaux, il m'a fait un prix spécial pour toute la nuit. Mais au point de vue cheveux de Nègre, c'était le bide total. Je ne suis pas un expert en cheveux de Nègre, je une leçon de ça. Si vous avez envie de faire quelque chose, faites-le d'abord, et demandez la permission après. J'ai dit au type que ce n'était pas la peine qu'il se fâche, que je n'essayais de prendre aucun avantage de lui, je lui ai dit que j'étais prêt à faire un échange, je lui ai dit, s'il me laissait toucher ses cheveux, je lui laisseraistoucherles miens. Pourquoi non, je lui ai demandé, vous n'êtes pas curieux, je lui ai demandé, vous ne pouvez pas me dire que les cheveux d'un Blanc et ceux de quelqu'un de votre race sont pareils, non, je sais, ils ne sont pas pareils, il m'a répondu, je n'ai pas besoin de votre tête pour connaître la différence, ma femme est blanche. trouvais drôle que ses cheveux étaient comme les miens, un peu plus raides, si tu veux, mais aussi droits que les miens. Quand je l'ai questionnée là-dessus, elle m'a dit que c'était cher, mais que maintenant qu'elle était putain, elle se payait le luxe du coiffeur pour se faire défriser. Défriser ! Du point de vue de tifs,comme je disais, c'était le bide... Mais du point de vue de femme, c'était parfait. Elles ont des cuisses, les filles noires ! Chez nous, quand une fille a des cuisses grandes et fortes comme celles-là, elles sont baraquées comme un double coffre, mais pas chez elles. Je n'ai rien contre les coffres, remarque, mais je les aime plutôt un peu plus légères. En même temps, j'aime les cuisses et les hanches fortes. Eh bien, c'était exactement le cas de cettefille-là. Bref, formidable. Formidable... Commejevous disais déjà, la curiosité, ça peut attirer de très Vous savez, moi, je ne suis pas une nature jalouse, mais là, j'étais jaloux. A ce moment-là, j'étais fou d'envie de connaître la différence entre ses tifs et les nôtres et je l'imaginais au lit avec sa femme, avec tout le temps au monde pour faire des comparaisons de cheveux. En tout cas, j'ai compris le truc. Il fallait que je trouve une femme noire. Avant, au début de la rue d'Amsterdam, sur le côté droit, vous avez cinq mètres de bonnes choses. Alors...t.A CHRONIQUE trottoir réservés aux pépées d'un mec que j'ai connu autrefois, et justement la chance est devenue mon alliée sur ce petit problème de trouvaille. Une fille noire est entrée dans sa bande et, parce que j'étais un vieux OU GARS copain, plus à cette époque-là, encore sous les drapeaux, il m'a fait un prix spécial pour toute la nuit. Mais au point de vue cheveux de Nègre, c'était le bide total. Je ne suis pas un expert en cheveux de Nègre, je QUI SKIT DE QUOI IL PARLE trouvais drôle que ses cheveux étaient comme les miens, un peu plus raides, si tu veux, mais aussi droits que les miens. Quand je l'ai questionnée là-dessus, elle m'a dit que c'était cher, mais que maintenant qu'elle était putain, elle se payait le luxe du coiffeur pour se faire défriser. Défriser ! Du point de vue de tifs,comme je disais, c'était le bide... Mais du point de vue de femme, c'était parfait. Elles ont des cuisses, les filles noires ! Chez nous, quand une fille a des cuisses grandes et fortes comme celles-là, elles sont baraquées comme un double coffre, mais pas chez elles. Je n'ai rien contre les coffres, remarque, mais je les aime plutôt un peu plus légères. En même temps, j'aime les cuisses et les hanches fortes. Eh bien, c'était exactement le cas de cette fille-là. Bref, formidable. Formidable... Comme je vous disais déjà, la curiosité, ça peut attirer de très bonnes choses. Alors... LA CHRONIQUE DO GARS QUI SAIT DE QUOI IL PARLE



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