H n°4 jan/fév 2014
H n°4 jan/fév 2014
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Inter-Syndicat National des Internes

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 39,7 Mo

  • Dans ce numéro : pour qui votent les médecins ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
PubLi-rePortage Colloque VediCi L’avenir des cellules souches Le groupe de cliniques Vedici et l’université Pierre et Marie Curie ont organisé un colloque international pour faire le point sur les dernières avancées en matière de cellules souches. Le vendredi 4 octobre, les spécialistes du monde entier étaient conviés dans les locaux de l’université parisienne Pierre et Marie Curie pour présenter leurs travaux de recherche et leurs débuts d’applications, aussi bien en cancérologie, qu’en ophtalmologie ou neurologie. L’initiative revient au groupe de cliniques Vedici et à sa filiale Seny. Créé en 2000, le groupe occupe aujourd’hui avec ses 32 établissements l’une des premières places de l’hospitalisation privée française. Seny gère des établissements de diagnostic et des centres de traitement cancérologique en région parisienne. Ce n’est pas leur coup d’essai, le groupe et la faculté ont lancé leur collaboration en 2011 avec un colloque sur les nanomédecines. Et ils ne comptent pas en rester là, un rendez-vous sur la génomique est déjà pris pour l’année prochaine. Concernant le thème de cette année, « C’est le moment de faire le point sur ce qui se fait et pourrait se faire demain. Les choses vont très vite. Dans l’une des présentations, l’un des intervenants faisait référence à des travaux anciens datant de 2010. Les cellules souches vont révolutionner de nombreuses spécialités », affirme le professeur Serge Uzan, Président du colloque, doyen de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie et directeur de l’Institut universitaire de cancérologie. « Nous observons un phénomène d’accélération de la recherche fondamentale et l’ouverture d’un champ thérapeutique potentiel avec les cellules souches. Le fait que le professeur Yamanaka ait reçu un Prix Nobel (en 2012) en moins de six ans montre bien l’ampleur de la révolution », explique Jérôme Nouzarède, Président directeur général et co-fondateur de Vedici. « Depuis 2009, le secteur libéral est autorisé à participer à la recherche clinique et nous souhaitons mettre toutes nos compétences au service de la recherche et des malades. Avec ce colloque, nous voulons permettre à tous nos médecins de s’informer sur les innovations, les accompagner dans une logique d’anticipation et de prospective. » La loi autorisant la recherche sur les cellules souches embryonnaires en France n’a été validée que cet été. Le nouveau texte adopté prévoit de passer d’un régime « d’interdiction assortie de dérogations » à un régime « d’autorisation encadrée ». »Il y a encore deux ans, on ne pouvait que sur dérogation. Aujourd’hui, nous avons enfin la possibilité de faire de la recherche ! », déclare le professeur Luc Douay, directeur scientifique de l’Établissement Français du sang, chef de service à l’Hôpital Saint-Antoine et directeur d’équipe à l’université Pierre et Marie Curie. Les avancées en matière de cellules souches pourront notamment permettre de pallier les problèmes de pénurie et de compatibilité liés aux greffes d’organes. Mais également de créer et d’étudier des cellules modèles pour développer des médicaments efficaces. Et les résultats sont déjà là. « Les applications se développent pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge, mais surtout la maladie de Charcot et la sclérose en plaque. Grâce aux cellules souches, on voit des cas de patients atteints de sclérose en plaque en fauteuil roulant qui parviennent à remarcher tout à fait normalement », mentionne le docteur Michel Bodkier, co-fondateur de Vedici. « Après un infarctus, on peut maintenant injecter des cellules souches directement dans la région touchée pour qu’elles colonisent et redonnent vie aux cellules mortes. Les recherches du professeur Smadar Cohen passent en phase clinique, ça arrive à toute vitesse ! », se réjouit le docteur Bodkier. « Nous pouvons prévenir les détériorations et sauver des vies humaines. Ce n’est pas de la science-fiction, cela marche vraiment. », certifie la chercheuse israélienne Smadar Cohen qui a fait le déplacement depuis l’université Ben-Gourion de Beer-Sheva pour l’événement. Pour aller plus loin encore, le groupe Vedici a créé un fond de dotation pour faciliter la mobilisation de ressources dédiées à la recherche et à l’innovation en santé. Il permet de financer des actions prioritaires choisies par un comité médical et scientifique indépendant. Le groupe a également été désigné par l’Académie de Médecine pour être associé en tant que fondateur à la création de sa fondation d’utilité publique, dont l’objectif est de promouvoir la médecine française. www.vedici.fr
texte : Johanna Sabys, envoyée spéciale de « H » au Cham « Il fAut REtIRER d’uRgENCE lE PRINCIPE dE PRéCAutION dE lA CONStItutION » eRik oRsennA – LuC feRRy, inteRvieW CRoisée L’ACAdémiCien et Le PRofesseuR ont PARtiCiPé Aux débAts du CHAm à CHAmonix, où se RetRouve CHAQue Année Le GotHA du monde de LA sAnté. Juste AvAnt de RentReR à PARis, iLs ont PRis Le temPs de RéPondRe à « H ». Les « peurs liées à l’innovation en santé » sont le grand sujet de débat du cham cette année. pourquoi est-il important que les médecins se posent ces questions ? Luc Ferry : Aujourd’hui, on a peur de tout : du sexe, de l’alcool, du tabac, de la vitesse, des côtes de bœuf... Le principe de précaution, qui était censé nous protéger, devient un risque majeur pour la recherche scientifique et la médecine en particulier. Beaucoup de scientifiques et des politiques, à droite comme à gauche, considèrent qu’il faudrait retirer d’urgence ce principe de la Constitution. L’idée que la recherche pourrait avancer sans prendre de risques est absurde. Erik Orsenna : La France est envahie par les peurs, alors que beaucoup d’autres pays vivent sur des espérances. évidemment, quand il y a un changement, il y a des menaces pour les positions acquises mais aussi des opportunités. Nous sommes le pays qui consomme le plus d’anxiolytiques et qui déteste le plus la mondialisation. Être pris en otage par la peur, c’est toujours être en dessous de soi-même. en politique, quand on suit sa peur, on vote Front National. parce qu’on donne la prime à la terreur au lieu de la donner à l’espérance. dans quelle mesure ces débats peuvent-ils faire évoluer la situation ? Luc Ferry : Il y avait avec nous Jean-pierre Door, un député qui va déposer une proposition de loi pour retirer le principe de précaution. Ils n’y arriveront probablement pas, mais cette proposition venant d’un député UMp, lui-même chiraquien (ndlr : Le principe a été inscrit sous la présidence de Jacques Chirac) aura le mérite de susciter un débat sur la prise de risques. Erik Orsenna : protéger les populations, c’est important. La responsabilité, c’est important. Mais il faut éviter les excès paralysants ! pour 3 ou 4 cas d’allergies ou d’effets secondaires, on condamne la vaccination. Augmentant ainsi de plusieurs milliers le nombre de décès à cause d’une peur, d’une émotion légitime devant un cas particulier. votRe CAbinet médiCAL dAns Le 92 ! à Louer / à vendre un cAbinet MédicAl, dAns le cAdre d’un PrOgrAMMe neuf à AntOnY (HAuts-de-seine). d’une suRfACe de 91m2, AveC ACCueiL, 6 buReAux CoLLAboRAteuRs, ARCHives, PARkinGs, Au Rez-de-CHAussée d’un immeubLe en ConstRuCtion. Location : 250 euros HT / m 2 annueL – Vente : nous consulTer quel conseil aimeriez-vous donner aux jeunes médecins ? Luc Ferry : Les médecins sont plus utiles que n’importe qui sur le plan humain. Mais à côté de l’art médical, ce sont des chercheurs. Il faut qu’ils restent des veilleurs et des éveilleurs, passionnés par l’innovation scientifique, qu’ils continuent à chercher eux-mêmes ou en tout cas se tiennent au courant des avancées, car cela fait aussi partie de leur métier. Erik Orsenna : Il y a une tentation et une nécessité de spécialisation. Mais on attend d’un médecin qu’il traite de l’entièreté de la personne et qu’il ne soit pas le spécialiste mondial du millimètre carré. Être spécialiste, c’est la moindre des choses, mais cela ne suffit pas. La personne est une unité. Il faut être médecin et non pas plombier. contactez : ALexAndRe immobiLieR : 01 49 85 82 11 serge@alexaNdriMMo.CoM actuaLité — 15 — Numéro 4



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :