GuyaMag n°76 octobre 2018
GuyaMag n°76 octobre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°76 de octobre 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : EPAG

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'automobile aux Antilles-Guyane.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AFTER WORK DIGRESSIONS La mesure du temps J’ai reçu récemment un avis de livraison pour une commande passée sur Internet, cet avis me prévenait que je serai livré entre 10h45 et 11h15. Effectivement mon paquet est arrivé à 11H05, pas de gaspillage d’énergie, pas de temps perdu. J’ai pu partir à 11H08 à mon rendez vous. Que d’avancées techniques pour permettre une telle efficacité et une telle précision  : tout un système complexe avec des GPS, des satellites équipés d’horloges atomiques qui permettent de suivre tout objet sur son parcours… Depuis toujours, l’homme a souhaité mesurer l’écoulement du temps et contrôler sa mesure, ainsi est née la clepsydre  : les plus anciennes sont égyptiennes et datent d’environ 3500 ans av. J.C. Son principe est simple  : un récipient, rempli d’eau, est percé d’un orifice à la base. L’eau s’écoule régulièrement par cet orifice et son niveau, en baissant, indique le temps écoulé sur des graduations déterminées à l’avance. Pour éviter que l’eau ne s’écoule trop vite, on lui a donné une forme évasée. Les clepsydres avaient néanmoins un inconvénient  : les impuretés et le calcaire bouchaient l’orifice. Parties d’Égypte, elles se sont répandues chez les Grecs, puis chez les Romains et se sont perfectionnées jusqu’au XVIIIe siècle. Le cadran solaire utilisé aussi dès l’Antiquité, avait l’avantage d’être plus facile à réaliser, d’être fiable dans les pays ensoleillés et non périssable. C’est pourquoi il perdura et subit de nombreux perfectionnements qui donnèrent naissance à divers modèles, horizontaux, verticaux, sur les palais ou les églises, que l’on peut encore admirer. Le premier sablier apparaît vers l’an 1000. Le principe est simple et proche de celui de la clepsydre. On mesure la durée de l’écoulement d’un fluide, souvent du sable fin. Cette durée varie selon la quantité de sable utilisée et la taille du trou. Dans la marine il était le seul instrument de mesure du temps en mer jusqu’à l’apparition des chronomètres de marine. Les premières horloges mécaniques sont construites vers le XIIIe siècle avec pour principe la chute d’un poids actionnant les rouages. Elles n’avaient ni cadran, ni aiguille, leur seule fonction était de sonner les heures. La première horloge électrique a été mise au point en 1840 par l’anglais Alexandre Bain, la première montre électrique en 1952, le temps de trouver le moyen de miniaturiser les piles. L’étape suivante sera l’horloge atomique en 1947, puis avec la localisation par les GPS dans les années 1990, il a fallu synchroniser les horloges des satellites à dix nanosecondes près…Donc des calculs de plus en plus fins et de plus en plus complexes… Certains philosophes voient dans cette maîtrise toujours plus précise du temps un moyen de disposer de nous, sans notre véritable accord, bref de nous exploiter en nous repérant avec précision tout en nous donnant l’illusion de la liberté. Mais ce captage du temps est moins grave que le captage de la vie et de l’énergie humaines ! A nous, de savoir déconnecter à bon escient nos montres et nos GPS et de laisser couler les heures comme l’eau d’une clepsydre imprécise… 58/OCTOBRE 2018 www.ewag.fr/Guyamag/@ewagmedia
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