Gotha Magazine n°6 jun/jui 2011
Gotha Magazine n°6 jun/jui 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°6 de jun/jui 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 24,7 Mo

  • Dans ce numéro : Kate Middleton, à peine mariée et maintenant un enfant.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
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28 INTERVIEW JEAN-LUC LAHAYE « J’avais une gueule de minet qui devait plaire aux minettes ! » GOTHA magazine DOSSIER JEAN-LUC LAHAYE Pascal Beliard Il y avait aussi le restaurant tenu par Gérard Pedron que vous avez fréquenté… Alors là, lui, c’est le messager de Dieu qui voyageait clandestinement ! Il m’a mis le pied à l’étrier dans la chanson. C’était le meilleur ami de Dalida. Il avait dans son restaurant tout ce qui compte de célébrités. Grâce à lui, j’ai habité chez Dalida pendant cinq ans. Je dévalisais son frigo le week-end ! Votre véritable naissance musicale est en 1982 avec « Femme que j’aime » qui devient le tube de l’été ? En fait, c’était un accident ! Mes trois autres disques, surtout deux, étaient du rock. Mon producteur, Gérard Pedron, m’a dit qu’il ne pouvait pas me produire parce que ça lui coûtait trop cher. Il a été cependant d’accord pour faire une dernière tentative à condition que je mette de l’eau dans mon vin en faisant de la variété française. Pour lui faire plaisir, j’enregistre deux chansons : « J’étais déjà fou » et « Femme que j’aime ». Le succès a été fulgurant ? Non, cela a été très progressif. Il a fallu six mois pour que la chanson démarre. Ce n’était pas gagné du tout ! Il y avait des chansons qui marchaient beaucoup mieux que moi au début de la promotion. Je pense à Gérard Berliner qui avait fait un tube avec « Louise », une sublime chanson. Il en était déjà à deux cent mille, et moi je stagnais à vingt, trente mille. Je ne comprenais pas… Il y avait aussi d’autres chansons comme « Le coup de folie » de Thierry Pastor ou « Il tapait sur des bambous » de Philippe Laville. On était sur le point d’inverser le single, de changer la face B, quand ça s’est mis à démarrer. Et alors là, cela a été énorme ! Cela a été le tube de l’été, un raz-de-marée ! J’ai eu beaucoup d’angoisse que cela ne marche pas. Je ne faisais pas de télévision, mais dès lors que j’ai pu y montrer mon visage, cela a décollé. J’avais une gueule de minet qui devait plaire aux minettes ! Justement en 1987, vous animez et produisez une émission de télévision sur France 2, « Lahaye d’honneur ». C’était un choix plutôt surprenant pour un chanteur… Rien ne m’y a poussé. C’est Bouygues qui est venu me voir car, quand il rachète TF1, il n’a pas de grille de variétés. Il n’avait plus de présentateurs et il fallait la remplir. Berlusconi avait acheté la Cinq et avait fait des propositions en or aux animateurs. Ils sont donc partis. Cela vous a plu ? Cela m’a amusé ! C’était un plaisir mais pas un désir...
Vous avez reçu de grandes personnalités comme l’abbé Pierre ainsi que des hommes et des femmes politiques, notamment Michèle Alliot-Marie, Ségolène Royal… Tout le monde, même Barry White ! Il y a des gens qui prenaient l’avion juste pour venir dans mon émission. Je n’en avais rien à faire des interviews. Je n’avais pas envie d’apprendre les fiches. J’avais horreur de ça ! Même quand je recevais Alliot-Marie qui était ministre, je ne savais pas quoi lui dire. Ces gens, il faut leur fournir des questions avant qu’ils viennent. Ils veulent les valider. Ils orientent. Mais moi, je n’avais pas de questions ! Ségolène Royal m’appelait tous les quarts d’heure parce qu’elle adorait la télé. Elle m’envoyait les questions par fax. Pour moi, c’était du pain béni ! Et puis je considère que pour faire ce métier de journaliste ou de présentateur, il faut avoir une certaine humilité, un certain recul, une certaine abnégation. Moi, j’ai trop de… (rires) Vos interviews n’étaient pas très orthodoxes ou du moins pas très journalistiques… Je n’aime pas les interviews formelles. Ça ne m’intéresse pas. Moi, quand je recevais France Gall, c’était plutôt : « Ça va France ? Qu’est-ce que tu as fait ces derniers temps ? » ! (rires) C’est ce qui a amusé le public finalement. Vous avez connu des périodes de creux et vous êtes moins présent médiatiquement ? Etre présent dans les médias, pour moi, ce n’est pas faire son métier ! Le métier, c’est de se déplacer, d’être sur une scène et de faire son travail. Je l’ai toujours fait à des rythmes très soutenus. Je crois que l’année la plus calme pour moi, ça a été soixante concerts. J’en ai fait cent vingt l’année dernière et j’en referai à peu près le même nombre cette année. Cela ne s’est jamais calmé de ce point de vue-là. Maintenant, le calme médiatique, c’est autre chose, je n’en ai rien à faire. Je n’ai pas envie d’aller en télé pour n’avoir rien à dire. Néanmoins, quand on a fait la couverture de tous les magazines à une période, ça ne doit pas être facile de perdre cette visibilité. On ne saute pas de joie, on aimerait avoir des tubes, c’est évident ! J’ai été surmédiatisé. Certains me l’ont fait payer. Certaines maisons de disques ont considéré que j’avais brouillé un peu mon image. Il fallait laisser le temps de tout laisser reposer, que cela décante. Moi-même, il fallait que je retrouve un rythme de travail différent. La télévision est un univers particulier, pas forcément plaisant… Vous repartez sur les routes pour une grande tournée. Comment se passe la vie pendant ces longues périodes loin de chez vous ? C’est magnifique, j’adore ça ! D’hôtel en hôtel, de concert en concert, les choses changent, on rencontre des gens nouveaux. J’aurais pu être un homme politique de ce point de vue-là. J’aurais pu battre la campagne. J’adore la vie de tournée si bien que je pourrais ne jamais rentrer à Paris. On n’a que le meilleur en tournée. Et puis, on n’a qu’une chose à faire : être en forme à 21h pour offrir des chansons aux gens qui sont venus. Comment expliquez-vous que le public vous soit resté si fidèle ? Trente ans après, cela m’étonne toujours ! C’est pourquoi, je suis toujours aussi disponible vis-à-vis du public. Au moment des dédicaces, je signe toujours jusqu’à la dernière photographie. J’essaie toujours de parler à mon public, d’échanger au moins un mot. Les gens retiennent ça au moins autant que la qualité du concert, certainement plus d’ailleurs. Il le faut parce que je fais un métier de service public finalement. Certains viennent par INTERVIEW DOSSIER JEAN-LUC LAHAYE « J’ai habité chez Dalida pendant cinq ans. » curiosité, d’autres me connaissent parfaitement. Il faut les séduire et être naturel, authentique, ce que je crois être. En concert, les gens attendent toujours « Femme que j’aime » ou « Papa chanteur ». Avez-vous toujours plaisir à les chanter ? Oui, j’en ai toujours ! Je sais que cela peut paraître curieux. Je sais qu’il y a des artistes qui renient certains de leurs succès parce qu’ils considèrent qu’ils ont évolué différemment. Ce n’est pas le cas pour moi. Je considère que ces chansons, et le Pascal Beliard GOTHA magazine 29



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