Glam Night n°118 jui/aoû 2018
Glam Night n°118 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°118 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SARL MIEL

  • Format : (105 x 148) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : Sami Nouri a hâte de sortir sa collection.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 Interview Sami nouri Originaire d’Afghanistan, le hasard fait que Sami Nouri est arrivé à Tours de façon clandestine pour fuir la guerre. Sami, à force de travail, est l’exemple de la réussite lorsqu’on a la volonté de faire. À 22 ans, son talent et sa notoriété ne cessent de progresser… Votre dernier défilé aux Galeries Lafayette de Tours était un succès, est ce que défiler à Tours a une saveur particulière pour vous ? Sami  : Tours est en quelques sortes ma ville d’adoption, donc c’est très particulier pour moi et je suis ravie d’avoir pu y réaliser ce défilé avec les Galeries Lafayette. Vous aviez fait un défilé au Château d’Artigny à Montbazon il y quelques mois… Oui ça c’était pour deux associations caritatives afin de venir en aide aux enfants. Nous y avions organisé un défilé car je suis l’ambassadeur du Château d’Artigny. J’ai vécu des choses difficiles dans mon passé et j’avais cette envie de venir en aide aux enfants. Avez-vous remarqué un attachement particulier des Tourangeaux ? Est-ce différent du public que vous pouvez rencontrer dans les autres villes ou pays ? Tours est une ville de taille moyenne et les gens que j’ai rencontrés ne sont pas superficiels et c’est une force que me donne la ville de Tours. Même si ce n’est pas comme les parisiens, ce sont des gens que je croise assez souvent et qui me soutiennent. Ça compte beaucoup pour moi. J’ai beaucoup d’amis ici qui me soutiennent et m’aident à avancer. Les Galeries Lafayette ont souvent découvert de jeunes talents et servies de tremplin à des créateurs ou des marques, un événement SAMI NOURI aux Galeries Lafayette Haussmannest-il en prévision ? Je connais bien l’histoire des GL et le rôle qu’ils ont tenu dans le passé avec la découverte de grands créateurs. C’est très motivant pour moi car je sais qu’il y
a une vraie volonté de leur part d’aider des créateurs. Me concernant, il n’y a pas encore le projet définitif de faire un événement aux Galeries Lafayette de Haussmann, mais nous en avons déjà discuté. Il est clair que pour moi c’est un objectif majeur et je rêve de le concrétiser. Enfant vous avez vécu de longues années en tant que réfugié. Quand on a été privé de tout, la mode ne semble-t-elle pas futile ? Il est vrai que la mode peut sembler presque ridicule lorsque vous êtes obligé de fuir la guerre. Vivre dans l’angoisse au quotidien, surtout quand vos parents ne peuvent plus cacher leur désespoir, c’est très dur surtout quand on est un enfant. C’est mon père qui m’a appris à coudre et je n’ai jamais vu la mode comme un sujet futile, bien au contraire car c’est grâce à la couture que nous avons pu poursuivre notre chemin. C’était motivant pour moi de savoir que je voulais créer. Quel est votre premier souvenir de prise de conscience de ce qu’est la mode ? Mon papa avait un atelier de tailleur et confection, il travaillait à la maison. Dès l’âge de 8 ans j’ai commencé à m’intéresser aux matières, à découper des tissus. À 9-10 ans je repassais et aidais à couper des fils. À 11 j’étais déjà averti et comprenais bien les matières. À 14 ans je commençais à coudre et c’est véritablement devenu une passion tout ce qui est la mode, les robes, les costumes. Le barbelé, la doudoune sont deux symboles forts de votre parcours. Le barbelé on n’a pas envi d’y être en contact et la doudoune n’est pas toujours un vêtement flatteur, est-ce un challenge personnel que de les rendre beaux et valorisants ? À travers ces différents symboles c’est ma façon d’espérer. Les barbelés sont un objet avec lequel je partage des souvenirs difficiles et j’essaie de les rendre esthétiques et effacer ce coté obscur et douloureux. J’aimerai bien les rendre beau et mon message est de passer au travers des barbelés. Il est très important que le symbole reste omniprésent dans les créations. C’est ma griffe. 25



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