Glam Night n°116 mai 2018
Glam Night n°116 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°116 de mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : SARL MIEL

  • Format : (105 x 148) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : le cocktail Cuban Mule.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
26 Interview Découvrez dans ces quelques mots comment François Damiens s’est mis dans la peau de Dany Versavel, pour son premier film réalisé entièrement en caméra cachée ! Mon ket » est votre premier film de réalisateur. Aviez-vous depuis longtemps l’idée de passer à la mise en scène ? En tout cas, j’avais depuis longtemps en tête l’idée d’écrire un film qui parlerait de la filiation, de la paternité. C’est un thème qui me touche beaucoup, celui de ses parents et donc des pères qui essaient de faire du mieux possible pour élever leur enfant mais qui au final font tout le contraire ! Il y a chez eux une vraie volonté de bien faire mais en les regardant agir, on sait nous que ce n’est pas la bonne façon de procéder et qu’évidemment c’est le gamin qui va morfler ! Le titre du film, « Mon ket » est une expression typiquement bruxelloise qui parle de la fierté d’être père… Mon ket c’est une manière de dire mon fils mais avec la fierté d’un père, comme une prolongation de sa propre personne… Avec l’idée que ce fils réussisse là où son père a échoué. Dany est fier que Sullivan soit encore plus audacieux que lui ! Ce n’est pas anodin pour un comédien de devenir réalisateur… Non mais le fait que ce soit moi qui réalise le film n’était pas évident au début. C’est en arrivant au terme de l’écriture du film que je me suis rendu compte que je n’avais personne pour le faire et que je ne connaissais aucun metteur en scène qui soit venu passer ne serait-ce qu’une journée sur un plateau de caméra cachée… C’est un exercice très particulier. Quand j’en faisais pour la télévision, il m’arrivait souvent de passer derrière la caméra pour diriger les choses, ce qui était forcément très inconfortable pour les réalisateurs ! C’est comme engager un cuisinier et préparer le repas à sa place…
Pourquoi d’ailleurs avoir voulu conserver ce principe de la caméra cachée pour « Mon ket » et ne pas avoir placé votre histoire dans celle de la pure fiction avec de vrais comédiens ? J’adore le principe de jouer la comédie avec des gens qui eux ne sont au courant de rien ! Ca donne souvent de très grands moments, partant du principe que l’on ne peut pas être plus juste, plus réel que ce qu’on est dans la vie… Je trouvais intéressant de pousser l’exercice à un récit de long-métrage. De quelle manière est né Dany Versavel, ce personnage incroyable que vous jouez ? Je pense qu’il a toujours existé dans ma tête. En Belgique, on appelle ça un « baraki », c’est-à-dire un type sans foi ni loi, complètement en marge des règles de la société. Dany n’a aucun filtre, il fait exactement ce dont il a envie. Cet homme là n’a aucune pudeur, aucune retenue  : il n’a aucun complexe, ni de supériorité ni d’infériorité ! Pour moi, c’est une sorte de cow-boy qui navigue entre la prison, la cavale ou la liberté en se sentant chez lui partout… Son sens des relations humaines est très particulier et quand Dany parle à son fils, il le fait comme il le ferait avec n’importe qui… Pour lui, tout le monde est sur un pied d’égalité. Rien ne compte  : ni sa voiture, ni sa maison, ni son look… Ca n’a pas été compliqué pour vous de devoir gérer à la fois ces anonymes amateurs et les acteurs que vous aviez choisis pour incarner votre fils ou votre frère par exemple ? Non parce que je les plaçais eux aussi dans une situation où je leur donnais très peu d’informations sur ce qui allait se passer ! Ils connaissaient évidemment les grandes lignes de l’histoire que nous devions raconter mais au-delà de ça, je leur demandais surtout de se laisser aller… Alors bien entendu, il m’est arrivé de diriger un peu plus mes « comédiens », comme le petit garçon qui joue mon fils (Sullivan), pendant que nous tournions mais pour les anonymes qui se trouvaient autour, ça passait comme un échange entre un père et son fils… 25



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :