Giphar Magazine n°46 mai/jun 2019
Giphar Magazine n°46 mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de mai/jun 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : S.A. Sogiphar

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : vieillir, un art de vivre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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28/ÇA ARRIVE ! Nouveaux traitements Bientôt la fin de la migraine ? 12% des Français âgés de 18 à 65 ans sont sujets à la migraine (1). L’actualité de la recherche de ces derniers mois leur donne de nouveaux espoirs. Éclairage sur deux découvertes majeures, qui ouvrent la voie à de futurs traitements préventifs. Une douleur qui « pulse », aggravée par l’effort. Des crises précédées d’auras (troubles de la vision, de la perception ou du langage). Des nausées, une hypersensibilité à la lumière ou au bruit. Bien différente du banal mal de tête, la migraine est la troisième maladie la plus répandue au monde. Pour les personnes concernées – trois femmes pour un homme (1) –, les conséquences sont parfois lourdes sur la vie quotidienne. Or les recherches en cours sur le sujet sont particulièrement prolifiques. De récentes découvertes permettent en effet de mieux comprendre et de décrypter les mécanismes du « mal de tête ». Mais aussi d’ouvrir des pistes prometteuses vers de nouveaux traitements de fond de la migraine, plus efficaces et mieux tolérés que ceux actuellement prescrits. De nouvelles pistes très prometteuses Dans les années 1940, les scientifiques américains Bronson Ray et Harold Wolff avaient découvert que la stimulation de la dure-mère – notre méninge (membrane qui entoure le système nerveux central) la plus dure et la plus externe – était la seule partie du cerveau sensible à la douleur. Cette idée N°46 — MAI-JUIN 2019
Getty Images vient d’être battue en brèche par une étude coordonnée par le Pr Denys Fontaine, du CHU de Nice, avec la Fédération hospitalo-universitaire InovPain (2), fondée sur la neurochirurgie éveillée. Il s’agit d’une technique utilisée pour éviter que l’ablation d’une tumeur endommage des zones utiles du cerveau. En demandant à leurs patients de décrire les sensations associées à leurs gestes, les chirurgiens se sont aperçus que la pie-mère – la membrane la plus fi ne et la plus interne du cerveau – causait également des douleurs similaires à la migraine  : au niveau des orbites des yeux, des tempes... Des solutions naturelles Giphar conseille Des remèdes naturels à base de vitamines (B2) ou d’oligo-éléments (magnésium marin) peuvent aider à soulager les migraines. En application locale, l’huile essentielle de menthe poivrée, pure ou en formule adaptée, s’avérera aussi d’un grand secours. Pour en savoir plus, demandez conseil à votre pharmacien Une autre « zone » du cerveau associée à la migraine Les personnes migraineuses souffrent-elles aussi au niveau de la pie-mère ? Les patients souffrant des migraines les plus sévères ont-ils une pie-mère plus sensible à la stimulation ? Quels sont les récepteurs de la douleur à cibler au niveau de la pie-mère ? Telles sont les questions que les chercheurs vont désormais devoir résoudre. Avec, en ligne de mire, un objectif  : mettre au point de nouveaux traitements, ciblés sur de nouveaux récepteurs. Un taux d’abandon des traitements élevé En France, à ce jour, il existe deux types de traitements  : les traitements de crises, à base de triptans et d’anti-infl ammatoires, principalement, et les traitements de fond, qui visent à réduire la fréquence et la sévérité des crises. Les médicaments actuellement proposés en France pour le traitement de fond des personnes migraineuses sont en fait détournés de leur indication originelle. Il s’agit de bétabloquants – conçus pour lutter contre la tension artérielle –, d’antiépileptiques et d’antidépresseurs. Or ces traitements présentent des effets indésirables, bénins mais gênants  : effet sédatif, diffi cultés cognitives, troubles digestifs, prise de poids… D’où un constat élevé de taux d’abandon de ces traitements  : entre 25 et 40% au CHU de Nice, suivant les molécules concernées. www.pharmaciengiphar.com/29



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