Giphar Magazine n°45 mar/avr 2019
Giphar Magazine n°45 mar/avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de mar/avr 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : S.A. Sogiphar

  • Format : (190 x 260) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : bien dans sa peau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28/ÇA ARRIVE ! Cancers du sang De grandes avancées Modifier les gènes des cellules immunitaires du patient pour les rendre capables de repérer et de détruire les cellules tumorales, tel est le principe d’une nouvelle forme d’immunothérapie, les CAR-T cells. Une véritable révolution pour le traitement de certains cancers du sang. Lenthousiasme n’est pas monnaie courante dans le monde de la recherche médicale. Et c’est le plus souvent avec prudence et circonspection que sont présentés les nouveaux traitements. Mais, avec la récente désignation de deux hôpitaux parisiens autorisés à utiliser les CAR-T cells chez certains de leurs patients atteints de cancers du sang, le cercle français de l’hématologie (1) vient de faire une grande avancée. « Révolution thérapeutique », « paradigme scientifique entièrement nouveau »  : le cercle des hématologues est en effervescence. Il faut dire que ces « cellules CAR-T » – ou cellules tueuses anti-cancer – offrent un espoir inédit pour des formes jusqu’ici incurables de cancers. Explications. N°45 — AVRIL-MAI 2019
iStock Des cellules transformées en guerrières anti-cancer L’immunothérapie génique consiste à prélever les cellules immunitaires de la personne à soigner pour les modifier génétiquement en laboratoire, avant de les réinjecter au patient. Ainsi transformées, ces cellules, baptisées CAR-T – pour Chimeric Antigen Receptor + T, pour lymphocyte T –, sont dotées d’un récepteur qui les rend aptes à reconnaître les cellules cancéreuses et à les détruire tout en se multipliant. L’idée  : renforcer les défenses naturelles du malade afin de lutter contre la maladie. Depuis le 10 août 2018, les hôpitaux Robert-Debré et Saint-Louis, à Paris, sont les premiers centres experts français labellisés pour faire ces prélèvements de lymphocytes autologues (aphérèses) puis injecter les cellules transformées. Deux pathologies concernées Les pathologies ciblées par ce nouveau type de traitement sont au nombre de deux. La première est le lymphome B agressif chez l’adulte, ou lymphome diffus à grandes cellules, qui touche de 3 000 à 4 000 personnes chaque année (2). Cette forme agressive de cancer des ganglions lymphatiques progresse rapidement. La seconde maladie concernée est la leucémie aiguë lymphoblastique chez les moins de 25 ans. C’est le premier cancer de l’enfant, une forme très agressive de leucémie qui frappe environ 600 personnes par an en France (2). Une réponse pour des cas d’impasses thérapeutiques Dans ces deux pathologies, certains patients sont en impasse thérapeutique du fait de l’échec des traitements classiques par chimiothérapie et greffe de moelle. Chez ces patients réfractaires aux traitements ou en rechute, ces tout nouveaux traitements donnent des résultats spectaculaires. Il est ainsi possible d’obtenir des rémissions complètes dans la majorité des cas, voire des guérisons chez des patients pourtant entrés en phase de soins palliatifs. Commercialisés aux États-Unis depuis août 2017, les deux premiers médicaments de thérapie génique (3) ont obtenu, en août 2018, un avis positif de l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour une autorisation de mise sur le marché (AMM). En attendant cette AMM, les hôpitaux Saint-Louis et Robert-Debré ont bénéficié d’une autorisation temporaire d’utilisation. Une procédure exceptionnelle. www.pharmaciengiphar.com/29



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