GenMag n°311 mars 2020
GenMag n°311 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°311 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : partir en vacances pour mieux revenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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42 k MARS 2020 De gauche à droite  : Josée Wingert, Michèle Chines, Monique Laspoussas et Monique Failly.
Les Agissantes En ce mois de mars qui compte la Journée internationale des droits des femmes, nous avons souhaité rencontrer un groupe de quatre femmes, actives au sein d’Agir, et dont la vie a été faite d’engagements successifs. Elles nous en parlent sans fard. Ces retraitées actives, on pourrait les surnommer « les Agissantes » car elles ont toutes quatre mis leur dynamisme au service d’Agir, l’office communal pour l’Animation gennevilloise et l’initiative des retraités. Gennevilloises depuis des décennies, elles ont vu évoluer la ville et les mœurs, la condition féminine notamment. « Je viens de la Maison des Femmes », nous déclare d’emblée Michèle Chines, aujourd’hui membre du comité directeur d’Agir. En effet, la cause des femmes lui a toujours tenu à cœur, et plus largement la cause des minorités et des défavorisés, puisqu’après des années de bénévolat à la Maison des Femmes, Michèle s’est engagée à la Maison de la Solidarité. Elle avoue tenir ce souci des autres de ses grands-parents qui l’ont élevée  : « Chez eux, c’était la maison du Bon Dieu ! » Comme Michèle, Monique Failly a été déléguée départementale de l’Éducation nationale, ces bénévoles « amis de l’école publique » qui s’intéressent aux bonnes conditions matérielles des écoles en relation avec les Municipalités. Pourtant, en raison d’un travail très prenant de responsable de la gestion administrative dans un grand groupe, Monique ne s’est investie dans l’action publique qu’une fois à la retraite. Accompagnante au sein de l’association des auxiliaires des aveugles, Inauguration de la Maison des femmes, en 1981. « Les jeunes femmes sont moins libres que nous. » Josée Wingert. elle découvre Agir il y a une vingtaine d’années. Elle est époustouflée par le nombre et la qualité des activités proposées. Depuis, elle accompagne les visites guidées organisées par l’office. Dans son quartier du Luth, Monique se réjouit toujours que ce soit sa proposition au conseil de quartier qui ait été retenue pour baptiser le jardin Le Pastoral ! AGIR LOCALEMENT… MAIS PAS QUE ! Depuis neuf ans à la retraite, Monique Laspoussas s’est totalement investie dans Agir, proposant des idées et des projets de sorties dont elle est référente, pratiquant activités manuelles, culturelles et physiques… Elle a aussi été bénévole dans l’association Lire et Faire lire pour développer le goût et le plaisir de la lecture auprès des enfants. Mais, c’est à Agir qu’elle s’épanouit pleinement. Josée Wingert est une autre référente pour les sorties de l’office. Cette ancienne professeure des écoles s’est inscrite à Agir dès sa retraite. Une retraite qu’elle a d’ailleurs anticipée ! « C’est un boulot que j’ai adoré, raconte-t-elle, mais quand j’ai vu qui était poussé en avant, dans les médias notamment, j’ai décidé de le quitter. J’ai senti arriver le mauvais coup des retraites ! » Il faut dire que Josée a toujours été une militante syndicale, ce qu’elle est encore d’ailleurs, donc informée et revendicative. Après une carrière d’une quinzaine d’années dans la banque suite à un échec au Capes d’anglais, elle a vraiment choisi cette reconversion dans l’enseignement à Henri- Wallon puis aux Grésillons. Aujourd’hui au conseil de quartier des Grésillons, elle s’occupe plutôt des projets sociaux et culturels, sa dernière proposition serait d’installer des « boîtes à lire » dans le quartier. Selon elle, « la cause des femmes a régressé » par rapport aux années plus militantes soixante et soixante-dix. Elle prend l’exemple de l’égalité salariale notamment. « Les jeunes femmes sont moins libres que nous, plus cadrées », estime-t-elle. Nos quatre « agissantes » ne sont pas loin de penser la même chose même si elles distinguent un « état d’esprit » en régression et une « situation matérielle » en évolution. Donc, il reste encore des droits à conquérir, des libertés à défendre et des mœurs à changer. Nos quatre retraitées pourraient le proclamer haut et fort  : il faut agir ! JEAN-MICHEL MASQUÉ MARS 2020 k 43



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