GenMag n°311 mars 2020
GenMag n°311 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°311 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,6 Mo

  • Dans ce numéro : partir en vacances pour mieux revenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Les Trésors de Banlieues n’ont pas tous été découverts lors de l’exposition de l’automne dernier. Du moins en ont-ils suscité d’autres ! Dans les écoles et collèges, l’exposition connaît des retombées depuis sa fermeture  : des trésors d’art et d’imagination… Au collège Édouard-Vaillant, un jeudi soir de janvier s’est déroulée l’exposition éphémère « Nos trésors de banlieue », un parcours artistique à travers l’établissement, inventé et préparé par 300 jeunes artistes (voir le reportage sur GTV, www.ville-gennevilliers.fr/519-87/reportages/resource/tresors-de-vaillant.htm). À commencer par les élèves des dix classes de sixième qui avaient tous visité l’exposition originelle dans la halle des Grésillons, mais aussi ceux d’une classe de quatrième et de la troisième option histoire des arts, ces derniers transformés le temps de la soirée en hôtes d’accueil et en guides de visite. Élisa et Elsa sont les guides de notre groupe, ce soir, pour ne pas se perdre dans le labyrinthe des escaliers et couloirs du collège mais aussi pour dis- 32 k MARS 2020 Nos trésors à nous Jour de vernissage au collège Pasteur. tiller les informations utiles à la compréhension des œuvres et autres installations. Car de nombreux supports et matériaux ont été utilisés pour réaliser cette exposition  : dessin, photo, son, vidéo… « Pour autant d’expériences sensorielles », comme l’indique Thibault Lambert, un des professeurs encadrants. La principale, Christiane Ferrer, précise  : « Les élèves ont été amenés à questionner leur vision de la banlieue, pour la retranscrire de manière littéraire, sonore et plastique. » Dans l’escalier qui nous mène aux étages, nous montons à travers un montage fait de sons variés et d’onomatopées. Dans un premier hall, nous tombons sur une « forêt » de cartes postales dessinées et suspendues dévoilant des lieux de la banlieue. Dans une salle voisine, « Ma banlieue de Gégen » associe des photos de lieux gennevillois à de courts textes de fiction. Plus loin, ce sont des « photos sonores » qui nous entraînent dans des histoires imaginaires se déroulant dans les lieux photographiés. Au bout d’un couloir, un jeune messager excentrique nous invite à la quête du « prof fou » à coup d’énigmes. La chasse au « trésor bleu » s’achève dans une salle proche  : c’est une carte d’accès au collège ! La descente vers
la sortie se fait parmi de nombreux dessins accrochés sur les murs des escaliers. « Que les enfants représentent la banlieue avec leur façon de penser, leurs valeurs, c’est un trésor ! », conclut la principale. L’art appelle l’art… au collège Edouard-Vaillant aussi ! LES TRÉSORS SE RAMASSENT À LA PELLE « Ma banlieue, mon trésor » annonce le collège Pasteur où les artistes en herbe, qui ont aussi pris l’exposition des Grésillons comme point de départ, ont investi un lieu jusqu’alors très peu exploité, en plein milieu de la cour de l’établissement  : « la cartablerie ». Nelly Rivals, la professeure de français (*) à l’initiative de cette exposition qui a duré tout février au collège avant de s’installer en mars à la médiathèque François-Rabelais, explique son concept  : « à la fois une réflexion sur notre lieu de vie et un voyage artistique dans le temps, de Caillebotte à nos jours ». Une centaine d’élèves de sixième et de troisième, dont ceux de l’atelier jardinrecyclage, ont élaboré cette exposition sous forme de tableaux, photos, personnages de dessin animé (« Cartoon Villes ») , cartes postales et montage vidéo au long d’un parcours dense sur un tapis de feuilles d’automne. Pour ce nouvel espace artistique de « la cartablerie », il s’agit du premier projet d’une longue série. Le prochain pourrait porter sur Gustave Caillebotte autour de la peinture et de l’art des jardins. LA VALEUR N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNÉES Les cinq classes de l’école maternelle Berthe-Morisot ont participé aux visites guidées de l’exposition « Trésors de Banlieues », suivies d’un atelier d’expression sur le thème du paysage de banlieue et de ses transformations au cours du temps. « Il est intéressant, dès le plus jeune âge, de faire découvrir aux enfants leur proche environnement quotidien, l’école, la maison, la rue, le quartier, la ville, explique Cécile Rot, l’enseignante responsable du projet. L’exposition a été riche d’enseignements. À travers des techniques artistiques variées, les enfants ont découvert des paysages différents, appris à les reconnaître et les différencier, à identifier les paysages qui tapissent leur quotidien et ainsi faire le parallèle avec ce qu’ils ont vu lors de l’exposition. » Ensuite, dans chaque classe, les enseignants ont proposé à leurs élèves des activités d’arts plastiques, peinture, encre, découpage-collage, graphisme, assemblage… À la demande de l’école, l’espace Grésillons a exposé les œuvres des élèves afin qu’ils deviennent les acteurs d’une exposition, et d’inscrire l’école maternelle comme une actrice incontournable de la vie des Grésillons et de la ville. Cette exposition « Trésors de maternelle » a été accrochée du 26 au 29 février pour le plus grand plaisir de la communauté éducative de l’école et des autres usagers du centre socio-culturel. JEAN-MICHEL MASQUÉ (*) avec sa collègue d’arts plastiques, Marie Bougeois. Reflets - Fresque collective Classe de grande section (maternelle Berthe-Morisot) MARS 2020 k 33



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