GenMag n°310 février 2020
GenMag n°310 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°310 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : brasserie, magasin bio, fleuriste...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les bons comptes font 4x4 = 16… La 16 e édition de Math’Gic se tient du lundi 24 au samedi 29 février, à la salle des fêtes. Au-delà de cet événement ludique, la Ville souhaite réconcilier élèves et professeurs avec les mathématiques. Chiche ? De loin, c’est un bout de bois ordinaire, de 10 cm de long. C’est pourtant l’une des plus grandes découvertes archéologiques du XX e siècle. Et aussi l’une des plus méconnues du grand public. De près, c’est un os de babouin, trouvé dans des couches de cendres volcaniques dans la région d’Ishango, en Afrique centrale, et datant du Paléolithique… il y a environ 20 000 ans. Des entailles sont visibles à sa surface et diffèrent d’une colonne à l’autre. Une décoration ? Mieux ! Les prémices du système de numérotation, toujours utilisé aujourd’hui, pour noter les scores dans un sport. L’Homme savait-il compter avant l’apparition de l’écriture ? Mystère… De tous temps, l’être humain s’est questionné pour tenter de comprendre le monde qui l’entoure. Et les mathématiques l’ont grandement aidé dans cette tâche. C’est le pari de Math’Gic. À travers 25 ateliers ludiques, les élèves de CM1 à la terminale abordent l’histoire des nombres et de la géométrie et doivent résoudre des énigmes. Le tout pour démystifier cette matière. Pari réussi ? Oui mais il faut aller encore plus loin selon Richard Merra, adjoint au maire en charge de l’enseignement  : « Un travail spécifique doit être mené avant, pendant et après la visite. Les professeurs doivent avoir préparé la sortie de manière à l’exploiter en classe. » Ainsi, depuis le début de l’année, des ateliers sont décentralisés et testés par quelques enseignants. « On prendra en compte leur témoignage afin de les améliorer. » LA TÊTE AU CARRÉ Pour certains, mathématiques riment avec crise de panique. « J’ai horreur de ça. » « Les chiffres et moi, ça fait deux. » 16 k FÉVRIER 2020 Math’Gic compte près de 13 500 participants depuis son lancement en 2003. Les clichés ont la vie dure et l’angoisse a même été transmise à nos enfants. Selon l’étude Trends in International Mathematics and Science Study, publiée fin 2016, qui évalue le niveau des élèves de CM1 au sein de l’OCDE*, nos élèves arrivent bons derniers avec 488 points en maths. Un score en dessous de la moyenne internationale (500) et européenne (527). Un paradoxe alors que de nombreux mathématiciens français figurent parmi l’élite mondiale. Alors c’est quoi le problème ? Pour expliquer de tels résultats, Charles Torrossian, inspecteur général pour les mathématiques à l’Éducation nationale, pointe le manque de formation des professeurs des écoles à 75 ou 80% issus des filières littéraires. « La génération d’avant 1987 avait quatre cents heures de formation en mathématiques dans son cursus. Aujourd’hui, il y en a certains qui sont à soixante heures. C’est sûr que ça fait une différence », expliquait-il sur France Info. Autre problème  : l’isolement des professeurs et la nécessité d’utiliser de bonnes méthodes pédagogiques dès les petites classes. « En France, huit enseignants sur dix n’ont jamais assisté à un cours de leurs collègues, contre cinq sur dix dans les autres pays. » CQFD. Pour améliorer la situation, des laboratoires de mathématiques ont été ouverts l’année passée dans 350 établissements en France, à commencer par le lycée Galilée. Émilie Baron, prof de maths au collège Édouard-Vaillant, en fait partie. « Je cherchais un groupe pour travailler et échanger sur nos pratiques. Il y a une méfiance entre les professeurs du primaire et du secondaire. C’est dommage car nous pouvons nous apporter énormément les uns et les autres  : nous en termes de savoirs, eux par leurs pédagogies innovantes. »
les bons amis À VOUS DE JOUER ! Mardi 14 janvier, 18h30, au collège Édouard-Vaillant. Des pas de danse résonnent dans la salle 219. Du tango ? Du Cha-cha-cha ? Mieux… un bal des nombres. L’un des plus célèbres ateliers de Math’Gic est présenté à des enseignants de CE2 à l’université. Devant eux, Jacques Daumard, l’un des fondateurs de l’initiative, leur montre la chorégraphie. Un exercice d’équilibriste amusant qui permet de travailler l’addition et la soustraction des nombres relatifs pour les CM1 jusqu’aux espaces vectoriels des nombres complexes pour les élèves de fac. Les rires fusent dans la salle. Les maths, un jeu d’enfant, vraiment ? « Tous ces ateliers permettent de vérifier l’acquisition des connaissances dans un contexte différent, ajoute Dominique Chabault, autre fondatrice. Et en plus, ils sont compatibles avec les programmes scolaires. » S’ouvrir l’esprit, chercher des méthodes, se questionner, observer… le tout, pour trouver des réponses. Alors la prochaine fois, ne baissez pas les bras face à une équation ou un problème… surtout si vous tombez sur un os. FABIEN ANTRANIK *Organisation de coopération et de développement économique. À noter Math’Gic est ouvert à tous, du lundi 24 au samedi 29, de 8h30 à midi et de 13h30 à 16h30 (ouverture à 9h30 le samedi), à la salle des fêtes. Les professeurs peuvent inscrire leurs classes via un formulaire en ligne sur le site de la Ville, à retrouver dans les rubriques actualités ou agenda. Informations complémentaires sur le site mathgic.com JACQUES TRAN, animateur à Math’Gic C’est un rendezvous incontournable pour moi. Je l’ai fait en tant qu’élève et j’ai beaucoup aimé le concept. J’y anime des ateliers depuis six ans. En tant qu’ancien, je donne des conseils aux autres animateurs. Chacun est libre de faire évoluer le scénario de chaque atelier. Le plus important c’est de prendre du plaisir et de voir les enfants contents d’y participer. CHAYNEZ MOHAMMEDI, élève de 4 e au collège Édouard-Vaillant À titre personnel, j’aime plus la géométrie que les chiffres. Math’Gic est l’occasion de se réconcilier avec les mathématiques. Et en plus on apprend et on découvre plein de choses  : le système des bouliers chinois, la construction des huttes et même une exposition d’avions. C’est vraiment ludique. Cela permet de développer l’imagination et de mieux comprendre certaines notions après en classe. FANNY BECHEPAY & MARINE RIOUAL professeurs à l’école Diderot A J’ai emmené ma classe à Math’Gic l’an passé. Je ne comprenais pas toujours le but mathématique de ces expériences. Je trouvais ça intéressant de tester les ateliers avant afin de les expliquer à mes élèves. Eux n’y voyaient qu’un simple jeu. (Fanny) Pour moi, c’est une première. Je suis venue au labo de mathématiques car j’avais envie de découvrir cette initiative  : comprendre ce que je pouvais trouver comme type d’atelier avant d’y aller. Même si je suis issue d’une filière économique, j’adore les maths. C’est très enrichissant de passer par la manipulation pour apprendre certaines notions. (Marine) FÉVRIER 2020 k 17



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