GenMag n°309 janvier 2020
GenMag n°309 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°309 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Gennevilliers

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : il était une fois... nos bénévoles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Bird… fait son nid La jeune entreprise américaine Bird, un des leaders de la trottinette en libreservice, s’est déployée à Paris depuis l’été 2018. Elle a installé son entrepôt, il y a quelques mois, à Gennevilliers. Bird a pris son envol en Californie, à Santa Monica précisément, en 2017, avant de fondre en août de l’année suivante sur Paris, la première ville à adopter ce système de trottinette électrique en libre-service hors des États-Unis. Parmi d’autres opérateurs, environ 4 000 trottinettes Bird sont à la disposition des usagers parisiens chaque jour. Mais Bird est aussi implantée à Lyon et Marseille, à Annecy aux beaux jours tandis qu’elle est en phase pilote à Bordeaux et que Grenoble a lancé un appel d’offres pour ce type de service. « La grande question aujourd’hui, confie Driss Ibenmansour, directeur général de Bird France, est de savoir ce que va donner l’appel d’offres récemment lancé par Paris pour un service de 15 000 trottinettes, réparties entre trois opérateurs. » La réponse sera connue ce mois-ci et Bird, en tant que second opérateur « historique » à s’être 22 k JANVIER 2020 implanté à Paris, a bon espoir, ayant déjà amélioré ses trottinettes et salarié tous ses employés chargés de la recharge. Bien sûr, l’entreprise cherche à poursuivre son expansion dans d’autres villes françaises, les agglomérations parisienne, lyonnaise et marseillaise constituant une cible privilégiée. En juillet dernier, la Startup au fort développement (un milliard $ de valorisation financière) a installé son entrepôt de réparation et de recharge dans la zone industrielle de Gennevilliers. « Ce choix est dû à l’emplacement de la ville à proximité de Paris, explique le directeur général, et à la possibilité de trouver un espace suffisant pour notre entrepôt. » D’ailleurs, l’entreprise est déjà à la recherche d’un plus grand entrepôt à Gennevilliers. Bird est aussi actuellement en discussion avec les services municipaux compétents pour organiser un café-métier et recruter de nouveaux employés, environ soixantedix, pour passer des cent trente actuels à deux cents. Ici, on travaille de 7h à 23h, en deux rotations, sept jours sur sept. Caroline Topenot, qui est responsable de la supervision de la recharge, est enthousiaste  : « C’est agréable d’être dans un milieu d’entreprise qui a un impact sur la société et au sein d’une équipe jeune et dynamique. » SIMPLE D’UTILISATION Dans le vaste entrepôt, on trouve des logisticiens qui trient les trottinettes au
retour de leur service dans Paris. Des camions transportant chacun une soixantaine de trottinettes font le trajet aller ou retour toutes les quatre heures entre l’entrepôt et les « nids » où elles sont garées dans la capitale. Les logisticiens vérifient leur état de fonctionnement. Si elles sont en bon état, elles vont directement sur les lignes de recharge où s’activent une trentaine de chargeurs. Si elles sont endommagées, le logisticien détermine la nature des dommages, mécanique ou électronique, et les adressent aux mécaniciens de l’atelier  : leurs établis sont près du stock de pièces détachées. Entre deux cents et cinq cents trottinettes par jour passent dans l’entrepôt. En fin de vie, douze mois en moyenne pour le modèle B Zero et dix-huit mois pour le modèle B One (un modèle B Two, d’une durée de vie moyenne de 36 mois sera bientôt exploité), les trottinettes et les batteries sont récupérées par une entreprise spécialisée pour recyclage. Dans Paris même, trente opérateurs, dits « Bird Watchers », veillent à ce que les trottinettes Bird n’encombrent pas les trottoirs, un embarras largement signalé depuis que ces engins ont envahi l’espace urbain. Vingt mécaniciens de terrain sont aussi déployés dans les rues parisiennes pour effectuer les plus simples réparations. Par le biais de son application, à télécharger gratuitement, l’utilisateur peut aussi signaler si une trottinette est abîmée ou déchargée. En effet, l’utilisation de ce moyen de locomotion est plutôt simple. Il suffit de télécharger l’application Bird gratuitement sur son smartphone et d’enregistrer sa carte bancaire. Après quoi on sort une trottinette de l’un des « nids » de Bird et on la restitue impérativement en fin de course dans un espace de stationnement réservé aux deux roues. Le paiement comprend un euro pour le déblocage de l’engin et 0,25  € la minute de trajet. « Comme une course dure en moyenne de dix à douze minutes, cela revient entre 3,50  € et 4  € en tout », indique Driss Ibenmansour. Vilipendées pour certains usages intempestifs, les trottinettes électriques demeurent une alternative intéressante aux véhicules à essence et une solution pour décongestionner les villes. Et, en période de grève, elles ont été fortement sollicitées ! JEAN-MICHEL MASQUÉ www.bird.co/ ? lang=fr JANVIER 2020 k 23



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